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La Réunion: la réserve naturelle de l'étang Saint-Paul à l'agonie - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 31/01/2010 à 21h11 par Lo.

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La Réunion: la réserve naturelle de l'étang Saint-Paul à l'agonie

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L'Etang Saint-Paul menacé de disparition

par Vincent Boyer et Damien Frasson-Botton

Deux ans après son classement en réserve naturelle, l'Etang Saint-Paul est toujours à l'agonie. Sale, asphyxié. Les moyens d'intervention du nouveau gestionnaire, la mairie, sont dérisoires. Pendant ce temps, la surface d'eau libre ne cesse de diminuer, étouffant le remarquable écosystème qui fait la richesse du site. D'ici dix ans, le plan d'eau pourrait tout simplement disparaître.

400 hectares de richesse biologique, abritant près 450 espèces végétales et animales rares, voire uniques au monde pour certaines. La plus vaste zone humide de l'île, l'une des plus grandes de l'océan Indien, qui fascine les amoureux de la nature.

La carte de visite de l'Etang Saint-Paul en impose. Mais la réalité est bien moins reluisante. Ce magnifique sanctuaire naturel meurt à petit feu. La surface d'eau libre était estimée à 130 hectares au 18e siècle. Elle ne représente plus que 3,5 hectares aujourd'hui. A chaque saison chaude, la prolifération des espèces envahissantes est galopante.

D'après une étude de la Diren commandée en 2002, l'étang perd un hectare de plan d'eau tous les deux-trois ans. A ce rythme, l'espace aquatique pourrait être entièrement noyé sous la végétation d'ici une dizaine d'années...

La pression humaine en cause

Une perspective alarmiste mais pas forcément fantaisiste. Car le constat s'impose : deux ans après la création de la réserve naturelle, l'étang de Saint-Paul est toujours à l'abandon. Personne ne s'occupe du dégagement des canaux. Rien n'est fait pour éliminer les espèces envahissantes (pensées et laitues d'eau, jacinthes) qui tapissent la surface de l'eau, et provoquent l'asphyxie du milieu.

“La zone d'eau libre est en régression permanente, confirme Michael Sanchez, animateur nature à la Srepen, qui connaît bien le site. Les conséquences sont inévitables pour les espèces qui peuplent l'étang. Si la végétation empêche la lumière de passer, les plantes poussent moins, et les animaux qui s'en nourrissent en pâtissent”.

Faute d'étude scientifique, difficile d'évaluer les pertes de biodiversité. Mais les habitués du site, notamment les pêcheurs traditionnels, assurent que la ressource aquatique ne cesse de diminuer au fil des années. Idem pour les oiseaux migrateurs et autres poules d'eaux, de plus en plus rares.

L'asphyxie du plan d'eau est la conséquence de deux phénomènes. L'un est naturel, lié à l'activité des bassins versants, car l'étang est le réceptacle naturel des dix ravines de Saint-Paul. L'autre est causé par de nombreuses pressions humaines : urbanisation anarchique (400 logements construits en trois ans au Parc de la Poudrière, en zone inondable), agriculture non raisonnée autour des berges, dépôt sauvage, braconnage, et pratique sportive...

“Il est clair que le ski nautique a une action érosive sur les berges”, souligne Michael Sanchez. “La mise à mal de ce site ne date pas d'hier”, analyse Gisèle Tarnus, présidente de la Srepen. Il faut désormais mettre en place un vrai plan de gestion, un cahier de bord pour déterminer des actions de sauvegarde”.

En l'occurrence, la balle est dans le camp de la mairie de Saint-Paul, désignée gestionnaire de l'étang depuis le 31 juillet 2009. Un plan de gestion vient d'être élaboré, déclinant plusieurs priorités sur cinq ans. Concrètement, combien d'hommes au chevet de l'étang ? “Un conservateur doit prochainement être nommé et deux techniciens vont être recrutés pour assurer la gestion opérationnelle et l'animation du site”, indique Delphine Polladou, responsable de la division environnement à la mairie.

Côté matériel, la commune vient d'acquérir une barque et une mini-pelle flottante pour dégager les canaux. L'engin sera opérationnel en juillet. Trois hommes et deux bateaux pour nettoyer une telle zone humide ! L'arsenal paraît dérisoire.

“Les moyens financiers (Ndlr : la commune est épaulée par l'Etat et le conseil général) ne sont pas extensibles, répond Delphine Polladou. De toute façon, il n'est pas question de foncer tête baissée pour dégager le milieu. On travaille avec du vivant. Il faudra intervenir avec précaution, sur des points stratégiques, pour rétablir l'équilibre hydrologique de l'étang”...


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