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La Responsabilité Sociétale pour une Economie Soutenable - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 21/06/2011 à 16h03 par Kannie.

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La Responsabilité Sociétale pour une Economie Soutenable

 

Titre complet :
La Responsabilité Sociétale comme condition pour la mise en oeuvre d'une Economie Soutenable

 

Le Développement Durable ou Soutenable de première génération souffre de plusieurs maux. Tout d'abord il n'existe pas de théorie du Développement Durable/Soutenable dans le sens où le concept est devenu un "lieu commun" et n'est pas servi par des "paradigmes scientifiques" clairement exprimés.

Par exemple, la théorie écologique, scientifique et épistémologique, pourtant en fort renouvellement dans les années 2000 (New Ecology de Jorgensen & al.) ne parvient pas à définir la place de l'Homme dans les écosystèmes, autrement que par des métaphores ou des aménagements sur ce que l'on sait des autres animaux : "superprédateur", anthroposphère et anthropocène, métabolisme industriel...

Ainsi la théorie écologique de la "soutenablité" des activités humaines n'existe pas encore. Autre exemple, l'économie ne parvient pas à proposer un modèle alternatif cohérent au "capitalisme dominé par des corporations financières, condamnées à accroître leurs profits, externaliser leurs coûts et leurs responsabilités au détriment de l'environnement, des biens communs et des consommateurs-contribuables-travailleurs".

Les Etats et les institutions ayant vocation de réguler l'économie mondiale, hésitent à reprendre la main dans un jeu de dupes, fortement dépendant de l'assymétrie d'information et de contrats (promesses politiques, commerce, travail, services) qui cachent une partie de leurs coûts et de leurs risques.

Les dommages de ce jeu, s'ils ne sont pas irréversibles et s'ils peuvent être monétisés, sont finalement pris en charge par les Etats dont les moyens sont structurellement en déclin.

Le grand assureur du système économique est le consomateur-contribuable-travailleur, comme l'a démontrée la crise financière, puis économique de 2008-09. Le consommateur-contribuable-travailleur voit sa responsabilité s'accroître (consommation responsable) dans ce jeu où le "business" prend l'avantage, la "finance" se détache de l'économie réelle et les "Etats-Nations" peinent à coordonner leurs politiques de régulation.

Pourtant, le consommateur-contribuable-travailleur n'est pas en moyenne celui qui profite le mieux du système économique. Pour exercer sa responsabilité sociétale, ce dernier doit prendre conscience de son poids lorsqu'il achète, qu'il vote et qu'il participe au système politique.

L'irresponsabilité des acteurs du "business" est criante par l'augmentation des accidents industriels graves (dommages irréversibles et non-compensables), l'épuisement des ressources, l'augmentation de la pauvreté à mesure d'une concentration des richesses, la mise en danger du système monétaire mondial par spéculation financière massive.

(...) Pourtant, si chacun prend des responsabilités en référence avec l'intérêt public et le long terme, une autre économie est possible, où les entreprises même grandes seraient profitables sans reporter sur la Société les coûts de cette performance.

Mais qu'est ce que le raport entre cette responsabilité et la soutenabilité de l'économie et des modes de Vie ? A force d'englober toutes les raisons des humains de ne pas être satisfaits de l'économie actuelle, le développement durable/soutenable n'est ni une politique, ni un objectif, ni un modèle, ni une méthode.

Il semble urgent, dans une démarche de deuxième génération de refonder les principes de la soutenabilité et de sa mise en oeuvre, pour changer l'économie monétarisée et spéculative, dominée par les corporations dont on sait qu'elles ne servent pas l'intérêt général, qu'elles font prendre des risques non-assurables à l'humanité pour un but qui n'a pas de sens : faire de l'argent en cachant les coût réels, récompenser les opportunistes, piller les ressources, produire des déchets toxiques et changer les conditions de la Vie sur Terre.

Pour rendre l'économie soutenable, il faudra en redéfinir les objectifs et le jeu politique. Ce dernier oppose dans une guerre où tout le monde est perdant à terme : les grandes corporations et leurs sous-traitants plus petits (le Business), les Etats et leurs institutions de coopération (les Autorités publiques), les organisations non-lucratives, non-gouvernementales et de défense des biens communs, et enfin "l'Individu-Consommateur-Contribuable-Electeur-Travailleur".

Un partenariat "gagnant-gagnant" est pourtant souhaitable et possible entre ces parties prenantes du jeu humain (...) Ce partenariat a pour but de créer un système prospère en réduisant les risques pris par la Société, son environnement et la Biosphère (écosystème planétaire) de devoir subir des dommages irréversibles, non-réparables, non-assurables.

La Soutenabilité porte sur les ressources, les modes de vie, les "écosystèmes" (y compris artificiels et humains) et la Biosphère toute entière. Une "Ecologie Généralisée", scientifique, doit aider à définir les termes pratiques de la "soutenabilité", c'est à dire de l'organisation intentionnelle du partenariat des Sociétés humaines et du reste de la Biosphère (la Nature), sans nier que la Biosphère évolue, change donc de nature, avec l'Homme, en cohérence avec le processus de Vie initié il y a environ 5 milliard d'années.

(...)La Responsabilité Sociétale partagée doit donner du sens aux modes de vie des humains et qu'ils deviennent compatibles avec les limites de la Biosphère et des conditions de la Vie. Pourtant, en triant les technologies utiles et inutiles, efficaces et inefficaces, en repensant les logiques d'aprovisionnement et de consommation, l'activité, les raports au temps et les relations sociales, les sociétés humaines peuvent continuer à satisfaire leurs besoins de s'entourer d'objets, de créer des structures artificielles confortables, de se divertir, dans la prospérité.

Aprenant des souffrances, des manques, des pénuries, des dommages irréversibles, l'humanité devra reformuler sa philosophie de Vie.

L'humain n'est pas mauvais, il aprend et il est seul. Il semble qu'il devra résoudre le partage de la connaissance et de la responsabilité, la reconnaissance de la diversité culturelle des peuples et des inégalités de ressources à la surface de la Terre, la tentation de spéculer, de dominer, de tricher pour réaliser un "développement humain soutenable", prospère dans les limites d'évolution de la Biosphère terrestre.
 

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Un article de Sylvestre VOISIN, publié par son blog

 

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Auteur : Sylvestre VOISIN

Source : sylvestrevoisin.blogspot.com

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