La responsabilité d'AREVA dans la souffrance des nigériens - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 24/03/2010 à 22h30 par Jacques.


LA RESPONSABILITÉ D'AREVA DANS LA SOUFFRANCE DES NIGÉRIENS

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La responsabilité d'AREVA dans la souffrance des nigériens

Avec 15,3 million d'habitants (UN) et une superficie de 1.267.000km2, soit trois fois la France, le Niger est le deuxième producteur mondial d'uranium.

Paradoxalement, c'est aussi le pays le plus pauvre du monde. La population essentiellement rurale (70%), vit avec moins d'un dollars par jour et par personne. Selon le PNUD 40% des nigériens ont accès à l'eau potable, tandis que 6,5% seulement ont accès à l'électricité qui du reste, est importée du Nigeria.

Depuis 1974, le pays est confronté à des crises alimentaires cycliques liées à des facteurs structurels et conjecturels. Sur le plan politique, la situation est similaire. En cinquante ans d'indépendance, le Niger n'a pas eu quinze années d'exercice démocratique du pouvoir. De crise politique en coup d'état militaire, les nigériens sont toujours à la recherche d'une vie politique saine. C'est dans ces conditions typique d'un État en faillite, qu'Areva fait main basse sur l'uranium nigérien.

Comme un rat des égouts, Areva trouve dans la misère nigérienne les 40% d'uranium qui font fonctionner les quelques 58 réacteurs nucléaires français et d'autres pays de l'Europe. La présence de la France au Niger ne date pas d'hier. D'abord pays colonisateur de 1890 à 1960, la France est devenue un pays exploiteur du Niger à partir de 1968, soit huit ans seulement après la proclamation de l'indépendance.

Les gisements d'uranium découverts à cette époque sont exploités par Areva à travers deux sociétés " locales " (SOMAIR ET COMMINAK). En 40 ans, 100.000 tonnes d'uranium ont été retirées du sous-sol nigérien par Areva. La coopération entre la France et l'Etat du Niger n'est pas si différente d'une situation coloniale.

De la convoitise au contrat maléfique
La découverte du " pétrole " d'Agadem et de l'uranium d'Imouraren respectivement au nord et nord-est, a permis au Niger d'être courtisé par des pays industrialisés comme la Chine, la France, le Canada, L'Australie etc.

Ces ressources naturelles intéressent tellement ces pays que tous les moyens sont utilisés pour séduire le pays le plus pauvre du monde. La bataille n'a pas été facile pour Areva qui a en face d'elle le dragon chinois qui engloutit tout sur son passage. La présence chinoise dérange énormément la France qui ne peut pas se passer de l'uranium du Niger. Si la Chine s'accapare des principaux sites d'uranium, c'est " l'indépendance " énergétique française qui en pâtira, et certains pays de l'Europe avec elle.

Il fallait donc agir avec rapidité et efficacité pour persuader les autorités du Niger de ne rien signer avec la Chine dans ce domaine même si pour cela, il faut soutenir un " potentiel dictateur " prêt à ruiner son pays. Pour trouver un terrain d'entente, la France a décidé d'augmenter à hauteur de 50% le prix du kilogramme d'uranium par rapport au prix qu'elle a toujours payé depuis 1968, c'est-à-dire à 42 EURO le kilogramme. Même si avec 50% d'augmentation, le prix est passé à 84 EUR0, il faut retenir que sur le marché mondial, le kilogramme se vend à 186 EURO. Après plusieurs tractations et un intense lobbying plus ou moins occultes, brodées de corruption et de promesses politiciennes, le groupe Areva a obtenu le permis d'exploitation de ce grand gisement minier d'Imouraren en janvier 2009.

Ce contrat signé entre l'État du Niger et le groupe Areva est considéré par le gouvernement français comme le plus gros contrat pour l'État du Niger. Ce contrat qualifié de " gagnant-gagnant " s'étend sur 35 ans et prévoit une exploitation de 5.000 tonnes par an, dont 66,65% pour Areva et 33,35% pour le Niger.

Le Niger aurait donc 1667,5t qui serait ensuite vendus à Areva à 84.000 EUR la tonne, soit 140 028 000 EUR par an. Or en vendant sa part sur le marché international, le Niger percevrait trois fois plus de revenus. Pour ce projet d'Imouraren, Areva entend invertir 1milliads d'euro, qui est récupérable en moins de trois ans seulement sur les 35 ans d'exploitation.

Cela revient à dire que pendant 30 ans Areva aura accès pour l'approvisionnement de ses réacteurs, à 3332,5 tonnes d'uranium par an, presque gratuitement. Pour s'assurer que tout est bien ficelé, le président Sarkozy a effectué une visite à Niamey le 27 mars 2009. Au coeur de cette visite : la sauvegarde des intérêts d'Areva, mais aussi l'occasion de rendre hommage à Tandja. Pour Sarkozy, " la seule période en cinquante ans de démocratie et de stabilité, c'est celle des deux mandats du président Tandja ".

Du coup ce dernier a manifesté son intention de rester au pouvoir au-delà de son dernier mandat légal. A cette dangereuse initiative de Tandja, Sarkozy ne trouvait pas d'inconvénient si la classe politique pouvait s'entendre dans ce sens.


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Source : issikta.blogspot.com

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