La recherche sur le climat est en péril au Canada - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 31/07/2009 à 22h37 par Jacques.


LA RECHERCHE SUR LE CLIMAT EST EN PÉRIL AU CANADA

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La recherche sur le climat est en péril au Canada

La recherche canadienne en sciences de l'atmosphère et du climat est en péril. À la fin de 2009, les chercheurs perdront l'une de leurs principales sources de financement. Les coffres de la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'atmosphère (FCSCA), qui soutenait jusqu'à 200 scientifiques canadiens, sont vides, et le gouvernement fédéral ne les garnira plus. Alors que s'achève, au Palais des congrès, MOCA-09 Le réchauffement de notre planète, un important rassemblement d'experts dans le domaine venant du monde entier, cette nouvelle retentit comme une fausse note.

Jusqu'à maintenant, les chercheurs canadiens en sciences de l'atmosphère et du climat pouvaient compter sur deux grands pourvoyeurs de fonds pour poursuivre leurs travaux: d'une part l'Agence spatiale canadienne, qui subventionne surtout l'achat de matériel, tel que des équipements satellitaires, et d'autre part la FCSCA, qui finance les scientifiques et la science qu'ils font.

Dix millions en moins

La FCSCA accordait annuellement 10 millions de dollars aux chercheurs universitaires s'intéressant au climat et à l'atmosphère. Or, la caisse de cette fondation qui accordait des subventions quinquennales est désormais vide. «Et pour le moment, il n'existe aucun autre programme de subvention qui pourrait remplacer le financement qu'assurait cette fondation, qui était entièrement approvisionnée par le gouvernement fédéral. D'ici un an, un grand nombre de scientifiques se retrouveront donc sans emploi», a déclaré en marge de la conférence James R. Drummond, du Département de physique et des sciences de l'atmosphère de l'Université Dalhousie, à Halifax.

Aucune raison n'a été invoquée par le gouvernement fédéral pour tarir les coffres de la FCSCA. «Le gouvernement fédéral a financé l'achat d'équipements ainsi que de nombreuses infrastructures, mais il a oublié les personnes qui font la recherche, a commenté le chercheur. Nous devons trouver très rapidement une solution à cette situation, car dans 12 mois, les coffres de la fondation seront à sec. Nos jeunes scientifiques sont déjà à la recherche de postes ailleurs dans le monde.»

Difficile de comprendre la décision du gouvernement fédéral alors que d'autres pays, comme les États-Unis, l'Europe et l'Australie, investissent beaucoup plus d'efforts dans les sciences de l'environnement et de l'atmosphère. «Ces pays sont beaucoup plus sensibles au fait que l'environnement est important», a avancé M. Drummond.

La disparition de la FCSCA aura de graves conséquences. «Le Canada perdra la capacité de comprendre son propre environnement et il devra s'en remettre à d'autres pays pour savoir comment il évolue. Ce n'est pas une bonne affaire de devoir se référer à un tiers pour savoir ce qui se passe chez soi quand des politiques internationales sur le climat sont négociées», a souligné le physicien.....

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