La pollution accélère la fonte des neiges en Europe et en Asie - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/04/2011 à 11h33 par Fred.


LA POLLUTION ACCÉLÈRE LA FONTE DES NEIGES EN EUROPE ET EN ASIE

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La pollution accélère la fonte des neiges en Europe et en Asie

 
Au cours des 30 dernières années, la fonte printanière des neiges et le réchauffement semblent se produire à un rythme plus rapide en Eurasie qu'en Amérique du Nord.

Le climatologue Mark Flanner, un professeur assistant de l'Université du Michigan qui a récemment reçu une subvention de la Fondation Nationale de Science du Centre National de Recherche Atmosphérique pour un Programme d'Etude Avancée, a mené une étude qui a examiné ces changements, et dont la conclusion finale était que le réchauffement et le déclin de la couverture neigeuse sont sans doute deux fois plus importants en Eurasie qu'en Amérique du Nord.

Dans la même étude, Flanner et ses collègues ont également mis en évidence que seul un des scénarios concernant le climat généré par les modèles du Quatrième Rapport de Contrôle du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) reflétait cette tendance.

En fait, la plupart des scénarios envisagés par le GIEC montrent que les régions ont des températures printanières similaires et les mêmes taux de fonte des neiges. Flanner et ses collaborateurs suspectent que les aérosols (en particulier les particules de carbone et les matières organiques comme la poussière) puissent être responsables de la différence entre les modèles et les observations du climat.

L'activité humaine génère des tempêtes de poussières et des incendies de forêts notamment en Asie qui répand en Europe des poussières et des suies qui affectent les sols et l'atmosphère de différentes manières.

Ainsi, certains aérosols réfléchissent l'énergie solaire entrante, en refroidissant potentiellement les surfaces du dessous, mais les particules de carbone (suie noire) ont tendance à réchauffer le sol en absorbant l'énergie qui provient du soleil. Les particules qui tombent sur le sol réduisent également les qualités réfléchissantes (albédo) de la neige, et augmentent l'absorption des radiations et donc le réchauffement.

Dans l'hémisphère Nord, la couverture neigeuse printanière est unique à cause de sa vaste répartition et à cause d'une intense radiation solaire entrante qui amplifie les effets des aérosols atmosphériques.

Parce que des concentrations plus fortes de matières organiques et de carbone noir sont typiques dans l'atmosphère et sur les surfaces enneigées de l'Eurasie, Flanner et ses collègues ont émis l'hypothèse que ces aérosols pourraient expliquer les différences de couvertures neigeuses dans la région.

En incluant les particules de carbone et les particules organiques dans les modèles climatiques, les chercheurs ont émis l'hypothèse que les modèles pourraient correspondre davantage aux observations printanières.

 


 

Pour tester leur hypothèse, l'équipe a d'abord conduit un nombre de scénarios de modélisation pour voir si cette incohérence pouvait être due aux effets liés à l'océan. Si les océans sont déterminants, l'hypothèse des aérosols comme facteur de réchauffement serait surement incorrecte.

Cependant, après avoir intégré les effets de l'océan, les modèles ont continué à donner des tendances de températures de surface en-dessous des prévisions : un autre paramètre doit donc jouer. Les conclusions ont indiqué que les continents devaient expliquer la divergence entre les observations et les modèles.

Après avoir éliminé les effets de l'océan, les chercheurs ont amélioré leurs modèles en prenant en compte l'assombrissement de la neige, en imitant les matériaux sombres déposés sur la neige immaculée. Avec cet ajustement, les modèles ont indiqué correctement l'augmentation constatée du réchauffement printanier en Eurasie.

Ensuite, les chercheurs ont incorporé le dioxyde de carbone (CO2) émis par les activités humaines dans leurs modèles. Les scientifiques ont découvert qu'en Amérique du Nord, le CO2 avait un impact réchauffant plus important sur la couverture neigeuse printanière que les aérosols. Cependant, en Eurasie, comme on en avait fait l'hypothèse, les particules étaient de loin plus influentes et ont le même pouvoir de réchauffement que le CO2.

« Même si cette recherche n'explique pas complètement pourquoi les températures de la Terre au printemps et la couverture neigeuse sont en train de changer plus vite en Eurasie qu'en Amérique du Nord, cela laisse vraiment entendre que l'assombrissement de la neige par les particules de carbone, un processus qui manque à la plupart des modèles climatiques, joue un rôle », a déclaré Flanner.

Au bout du compte, poursuit Flanner, l'ampleur de la réponse de la Terre à l'augmentation des concentrations en CO2 et autres pollutions générées par les hommes dépendent des rétroactions. Les modifications de la couverture neigeuse amplifient les changements climatiques initiaux et constituent l'une des rétroactions les plus puissantes.

Parce que la neige couvre plus l'hémisphère Nord au printemps, Flanner et ses collègues s'attendent à voir les signes du réchauffement climatique plus marqué dans les régions du nord, au cours de cette saison.
 

Un article de Christophe Magdelaine, publié par notre-planete.info

 

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Auteur : Christophe Magdelaine

Source : www.notre-planete.info