La politique énergétique de la France va tuer le peuple - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/04/2010 à 16h40 par Jacques.


LA POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE DE LA FRANCE VA TUER LE PEUPLE

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La politique énergétique de la France va tuer le peuple

Bravo pour la France, félicitation pour Areva, dommage pour les Touaregs et le Niger ! Les touaregs s'inquiètent de la distribution tous azimuts de permis de recherche et d'exploitation d'uranium sur leurs territoires sans que ne soit envisagée aucune mesure de compensation visant à en amortir les conséquences.

Les tribus concernées devront quitter les lieux à la recherche d'hypothétiques territoires d'attache et de nomadisation. Les ressources exploitées donnent à l'Etat les moyens de les combattre, les maîtriser et les réduire à l'état de réfugiés dans leur propre pays. Les libertés individuelles sont confisquées, les débats contradictoires sont interdits, les radios internationales sont suspendues, les journaux indépendants sont menacés et certains supprimés.

La région Touarègue est déclarée en état d'urgence et l'armée s'arroge le droit d'emprisonner, torturer et tuer au besoin sans aucune forme de procès.

La France se glorifie de sa nouvelle victoire, une performance qui lui a permis de signer un contrat fort alléchant avec la Chine pour la fourniture de deux réacteurs nucléaires EPR.

Au mois de septembre c'était avec la Libye que le géant du nucléaire Areva vantait ses prouesses en promettant d'importants bénéfices au profit de la France. Quant à nous, touaregs du nord Niger, à chaque tournant de cette implacable tourmente, la sueur froide est de mise.

Il y a quelques mois je* disais ceci : «Aujourd'hui, les touaregs s'inquiètent de la distribution tous azimuts de permis de recherche et d'exploitation d'uranium sur leurs territoires sans que ne soit envisagée aucune mesure de compensation visant à en amortir les conséquences.

Les tribus concernées devront quitter les lieux à la recherche d'hypothétiques territoires d'attache et de nomadisation. Les ressources exploitées donnent à l'Etat les moyens de les combattre, les maîtriser et les réduire à l'état de réfugiés dans leur propre pays.

Cet acheminement hélas fatal, du fait de la logique géopolitique et des intérêts des uns et des autres, amputera l'humanité d'un des éléments unique de sa richesse, la culture touarègue, une culture basée sur un code de conduite morale imposé à chacun dans la perspective d'affronter les conditions d'une vie saharienne austère et rudimentaire.

La situation est d'autant plus complexe que les permis d'exploitation ont été attribués à des pays comme la Chine qui, malheureusement, n'a aucune politique de respect pour les communautés locales et encore moins l'environnement constituant leur cadre de vie. Leurs méthodes «espèces sonnantes et trébuchantes» intéressent, en revanche, les gouvernants de ce monde.

La répression et la violence contre les Touaregs pour que le profit s'accélère...

C'est dans cette logique infernale qu'un conflit armé a éclaté dans le nord Niger avec la création d'un mouvement des Nigériens pour la Justice. Du fond de leur désert ses animateurs luttent pour se faire entendre, alerter la planète et tenter de dénoncer cette situation afin de sauver ce qui peut l'être.

Face à eux, un Niger qui décide de les anéantir, crée les conditions d'un affrontement sans précèdent et refuse toute idée de dialogue. Les libertés individuelles sont confisquées, les débats contradictoires sont interdits, les radios internationales sont suspendues, les journaux indépendants sont menacés et certains supprimés.

La région Touarègue est déclarée en état d'urgence et l'armée s'arroge le droit d'emprisonner, torturer et tuer au besoin sans aucune forme de procès. La communauté internationale passe sous silence cette situation contraire à la Déclaration Universelle des Droits Humains.

Le schéma qui se dessine devient très préoccupant et même d'une extrême gravité. En effet, la partie septentrionale du Niger regorge d'impressionnantes ressources minières, uranifères et pétrolifères notamment. Les populations disséminées dans ce désert sont désormais perçues comme une véritable entrave dans la perspective de l'exploitation massive de cette manne.

L'énergie nucléaire dans sa fulgurante ascension d'énergie "propre" devient plus que jamais un enjeu planétaire. De la même manière, la montée progressive du prix du baril rend le pétrole nigérien économiquement intéressant. Que représente une poignée de nomades totalement absents du système économique mondial devant de tels enjeux ?

Les grandes puissances de cette planète vont alors laisser le dictateur faire le ménage afin de s'en prendre à «l'énergie propre dans un environnement propre (dégagé de toutes ces populations)». Le tour est joué, le gouvernement nigérien et les puissances étrangères auront tiré leur épingle du jeu.»

.../...

*Issouf Ag MAHA, Maire commune Tchirozérine - Agadez Niger

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Source : ambre34.over-blog.fr

Info recueillie par Jacques

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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