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Cette actualité a été publiée le 24/08/2011 à 09h00 par Tanka.


LA PIRE POLLUTION PLANÉTAIRE : LE PATRIARCAT

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La pire pollution planétaire : le patriarcat

 
Ecologie et féminisme. De ces deux mouvements émancipateurs nés dans les années 60, certaines ont rêvé de n'en faire qu'un: l'écoféminisme. Aussi appelé féminisme environnementaliste, il établit un lien entre l'oppression des femmes et celle de la nature. Et impute la responsabilité de cette double domination au système patriarcal.

A Genève, un groupe de réflexion écoféministe vient de se créer sous l'égide du Réseau Objection de croissance. «Nous constatons que le modèle patriarcal, exacerbé par l'industrialisation, prône la compétition et la loi du plus fort», expliquent Anouck, Azarm, Jean et Julien.

«Ce modèle est la cause principale de l'exploitation des femmes et des ressources naturelles. Avec la décroissance, nous favoriserons nécessairement la cause des femmes. » Leurs pistes de réflexion? La valorisation des tâches domestiques, et leur juste répartition entre les deux sexes, ou le congé paternité. Mais aussi les luttes dans les pays du Sud.
 

 
Une «José Bové en sari»

«Vandana Shiva est la grande dame de l'écoféminisme», s'enthousiasme Rina Nissim, naturopathe et féministe genevoise. Vandana Shiva? Une physicienne indienne surnommée la «José Bové en sari». «Dans les années 80, elle s'est battue contre la construction de barrages et le brevetage du vivant, toutes ces choses qui appauvrissent les paysans et les mènent au suicide. »

En Inde, l'écoféminisme est une notion terre à terre. «Là-bas, les femmes se demandent comment nourrir leurs enfants. Le lien entre l'oppression des femmes et de la planète est évident», continue Rina Nissim. «A l'époque, les revendications des féministes occidentales touchaient à la contraception, l'avortement, le contrôle de son corps. S'occuper d'écologie était un luxe, dénué de tout enjeu de survie. »

En France, le concept d'écoféminisme a été popularisé par l'écrivaine Françoise D'Eaubonne dans Le féminisme ou la mort, paru en 1974. Mais sans jamais s'implanter vraiment. «Les féministes françaises détestent l'idée d'une nature féminine, ça remonte à Pétain», avance le Vert Alain Lipietz dans la revue EcoRev'. «Nous plaidons non seulement pour la parité, mais pour l'économie sociale et solidaire, appelée à se substituer au travail gratuit millénaire des femmes. »

Parallèlement à l'engagement de scientifiques comme Vandana Shiva, l'écoféminisme abrite aussi une tendance essentialiste, qui reconnaît un lien inné et mystique entre les femmes et la nature. Ne risque-t-on pas de quitter le champ politique pour cantonner les femmes à des valeurs régressives longtemps combattues par les féministes elles-mêmes ?

«C'est l'éternelle division entre courant essentialiste et historique qui traverse l'ensemble du mouvement féministe», rétorque Thérèse Moreau, écrivaine et féministe basée à Pully. «Le mouvement est plus pur — ou plus dur, cela dépend du point de vue — aux Etats-Unis et au Canada. Certaines écoféministes vont jusqu'à penser que les hommes et les femmes devraient vivre séparément. Mais en règle générale, on peut dire qu'elles sont internationalistes, la Marche mondiale des femmes en est le meilleur exemple. »
 

 
Et l'écrivaine de souligner les autres points communs qui unissent ces militantes: la critique du patriarcat, des religions monothéistes, de la biopiraterie, de l'industrie de l'armement. «On les retrouve notamment dans les mouvements végétaliens ou parmi les groupes de personnes qui s'attachent aux arbres. »

Version essentialiste ou universaliste? «Franchement, ça m'est égal de savoir par quel biais les femmes viennent à la protection de l'environnement, pourvu qu'elles y viennent, répond Rina Nissim. Il y a des urgences. L'eau, par exemple, est sale. On y trouve des traces de pesticides, d'oestrogènes, de neuroleptiques. La fertilité des hommes a perdu la moitié de sa qualité en une génération. C'est un grave problème écologique, on ne peut pas oeuvrer chacun dans son coin. La réponse est forcément politique. Collective. »
 

Un article publié par Les quotidiennes

 
Note de Tanka : "Si c'est vers une plus grande réalité que nous nous tournons, c'est à une femme de nous montrer le chemin. L'hégémonie du mâle touche à sa fin. Il a perdu contact avec la terre."  Henry Miller

 

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Source : www.lesquotidiennes.com