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La pêche illégale dans les mailles d'Interpol - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 28/02/2013 à 17h00 par kannie.

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La pêche illégale dans les mailles d'Interpol

 

Délits. David Higgins, de l'organisation internationale de police, dit pourquoi elle va s'attaquer à ce trafic.

L'environnement a ses criminels, ceux qui pratiquent sans vergogne déforestation sauvage ou trafic d'espèces protégées. Il a aussi une police dédiée, au sein d'Interpol, qui les traque à l'échelon international. Désormais, la pêche illégale est dans le périscope de l'agence qui se dote aujourd'hui d'une force pour endiguer ce fléau et les délits qui lui sont associés.

Entretien avec David Higgins, directeur de Scale, le programme d'Interpol sur les atteintes à l'environnement.

Pourquoi s'intéresser à la pêche illégale aujourd'hui ?

Ce trafic génère un business de l'ordre de 25 à 30 milliards de dollars [de 19 à 23 milliards d'euros] chaque année. Il revêt différentes formes : bateaux qui pêchent illégalement dans des zones où ils ne sont pas autorisés à le faire, navires-usines qui mélangent des prises légales avec d'autres qui n'auraient jamais dû l'être, ou entreprises qui vendent des poissons trois fois plus cher en trafiquant les étiquettes...

C'est très très vaste, d'autant que les poissons sont une «ressource globale partagée» : ils se trouvent sur le territoire d'un Etat à un moment donné, mais par nature n'y restent pas. D'où la nécessité de mettre un paquet d'informations en commun.

On imagine facilement que ces actes passent à travers les mailles du filet...

Les pêcheurs clandestins tirent profit de la faiblesse de la législation, de la mauvaise transmission d'informations d'une juridiction à l'autre, d'une insuffisante application des lois, du manque de ressources et de suivi, notamment dans les pays en développement. C'est justement l'objet du projet Scale : recouper des informations d'un Etat à l'autre, rassembler des données... Il faut toujours attaquer la criminalité là où elle est la plus vulnérable : au moment de la prise des poissons, de leur débarquement ou de leur vente.

Quels autres crimes poursuivez-vous ?

Nous nous penchons sur le commerce illégal d'espèces protégées (peaux des tigres de l'Amour, ivoire des éléphants, etc.), mais aussi sur la pression illégalement exercée à l'encontre des ressources naturelles, comme, par exemple, le bois.

En novembre 2012, nous avons procédé à 200 arrestations dans le cadre d'un trafic illégal de bois tropical en provenance de Bolivie, du Brésil et du Chili. Plus de 50 000 m3 de bois ont été saisis pour un montant de 8 millions de dollars. Certes, le bois a été coupé, mais les fraudeurs ont été arrêtés et un signal important a été envoyé.

Idem en décembre : une autre opération a permis de saisir 240 tonnes de déchets électroniques dans des ports européens qui partaient illégalement en Afrique. Plus de 40 entreprises sont désormais poursuivies par les législations des pays concernés.

Quels sont les moyens dont vous disposez ?

Ils ne sont pas énormes au regard des enjeux, mais environ 25 personnes travaillent sur ces dossiers. Cela semble peu, pourtant, il y a quatre ans, j'étais tout seul sur l'ensemble des atteintes environnementales. Il y a donc un certain progrès. D'une manière générale, on sent que les Etats s'intéressent de plus en plus à ce sujet.

Les questions climatiques, mais aussi environnementales au sens plus large, peuvent porter atteinte à la sécurité des Etats, et un nombre croissant de gouvernements en prend conscience.

C'est le début d'une nouvelle ère, le crime environnemental va devenir prioritaire, au même titre que le crime organisé. En tout cas, souhaitons-le.

 

Un article de Laure Noualhat, publié par liberation.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Laure Noualhat

Source : www.liberation.fr

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