La nuit, le clan du néon s'attaque aux enseignes - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/01/2010 à 18h43 par Jacques.


LA NUIT, LE CLAN DU NÉON S'ATTAQUE AUX ENSEIGNES

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La nuit, le clan du néon s'attaque aux enseignes

Info sélectionnée par Jacques

La pollution lumineuse dans les villes est une réalité. Celle qui émane des enseignes est mise à l'épreuve par le « clan du néon ». Attention quand même : ça peut coûter 1 500 € d'amende.

« Un acte citoyen »

Ils sont six en cette fraîche soirée de mercredi. Six jeunes, proches de la mouvance écologiste et désireux d'y apporter leur action concrète. Gaël, Vincent, Simon, Bruno, Georges et Marion se sont donné rendez-vous pour éteindre les enseignes lumineuses des magasins du centre-ville de Lorient. En actionnant un disjoncteur situé à l'extérieur du magasin, ils parviennent, au moins en partie, à diminuer l'intensité lumineuse qui s'ajoute à celle des lumières de la ville. Un acte citoyen, écologique, particulièrement euphorisant et sans risque.

Le clan du néon

Normalement destiné aux pompiers, en cas d'incendie, ce disjoncteur permet à ces écocitoyens de faire un geste pour la planète, et de faire parler d'eux. Le « clan du néon », un nom un peu guerrier pour des actions totalement pacifiques et non violentes, rassemble tous ceux qui souhaitent prendre part à ces actions qui se déroulent avec beaucoup d'enthousiasme, une envie de « tout éteindre » et parfois même des déguisements. Ce mouvement souhaite avant tout témoigner de l'inutilité d'enseignes allumées la nuit, nul besoin d'être membre du « clan » pour agir.

Une action symbolique

Alors que les magasins sont fermés et les rues quasi désertes, laisser ces enseignes allumées relève de « l'absurdité » selon Gaël Briand, de l'Union démocratique bretonne. Depuis ses débuts d'« extincteur de néon », il a remarqué des efforts de certaines enseignes. Un point positif complété par une réflexion : « Ce n'est pas aux magasins mais à la collectivité de s'occuper de l'éclairage public, et si possible, le plus près du sol ».

Au-delà, il souhaite soulever un reproche fait à la Bretagne de ne pas être autonome énergétiquement : « Reproche-t-on à la région parisienne ce même défaut ? » « Notre action est symbolique parce qu'elle ne résoudra pas le problème de la consommation d'énergie », mais elle a au moins le mérite de les mettre en... lumière.

Jusqu'à 1 500 € d'amende

Voilà un geste « citoyen » qui peut coûter cher. Peut-être pas la première fois, avec un simple rappel à la loi, indique le Parquet de Lorient, mais en cas de récidive, puisqu'il s'agit d'un acte qualifié de « destruction » et de « dégradation », d'une convocation devant le tribunal de police. Avec la clé, une amende qui peut s'élever jusqu'à 1 500 €.

Source : ouest-france.fr

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