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La noix de coco : une solution aux besoins énergétiques d'une partie de l'Asie - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 27/03/2012 à 13h02 par Kannie.

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La noix de coco : une solution aux besoins énergétiques d'une partie de l'Asie

 
Titre initial :
La noix de coco pourrait subvenir aux besoins énergétiques d'une partie de l'Asie

 

Des chercheurs américains, qui viennent de publier leurs travaux dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Science), mettent en avant le potentiel dont disposent les pays de l'Asie du sud à travers le recyclage des déchets de l'exploitation de divers végétaux afin de produire de l'énergie renouvelable.

D'après ces experts, la noix de coco, et plus précisément sa coquille, serait une solution au manque d'énergie dont souffrent certaines contrées du sud de l'Asie.

Pourquoi la noix de coco ? Parce que cette dernière possède un endocarpe (la membrane entre le noyau et la chair) très développé. Cette fine membrane se caractérise par un très fort taux de lignine, une molécule à l'origine de la dureté du bois et qui, une fois chauffée, produit un gaz pouvant alimenter une turbine et donc générer de l'électricité. Évidemment, ce qui est valable pour la noix de coco l'est aussi pour beaucoup d'autres fruits, notamment ceux à noyau(x) comme la mangue.

 


 

Il s'agirait également d'une bonne façon de recycler ces déchets végétaux, très abondants dans le Sud et le Sud-Est asiatique, notamment au Bangladesh, au Laos, en Malaisie, au Myanmar, en Thaïlande et au Vietnam. Des pays qui, à eux seuls, représentent environ 72% de la production d'endocarpe, dont 55% provient de la noix de coco.

Les restes de ces fruits pourraient donc, selon les scientifiques américains à l'origine de ces travaux, servir à alimenter en électricité des régions reculées de pays en développement (PED) qui n'ont pas accès à l'électricité.

30% des besoins énergétiques du Sri Lanka, et 25% de ceux des Philippines pour ne citer que ces deux pays pourraient être couverts par l'exploitation de cette ressource.

Président exécutif de l'Institut de recherche agricole du Bangladesh, Wais Kabir a néanmoins rappelé que la plupart des déchets agricoles du pays, y compris les sous-produits non comestibles, ont déjà été utilisés pour produire de la bioénergie. « Je ne pense pas que nous possédions les volumes adéquats de noix de coco pour faire marcher une centrale électrique, du moins jusqu'à ce que nous mettions en marche une production de façon planifiée», a-t-il également estimé, cité par SciDev.Net.

Outre la production en elle-même, il faudrait il est vrai adapter ou construire bon nombre de centrales électriques, d'où des investissements a priori élevés. La viabilité économique de la démarche restant de surcroît à prouver, on voit mal les banques consentir facilement des prêts.

 

Un article de Guillaume Pagès, publié par Zegreenweb

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Auteur : Guillaume Pagès

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