La nature en état de siège (2/2) - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 21/01/2013 à 09h38 par kannie.


LA NATURE EN ÉTAT DE SIÈGE (2/2)

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La nature en état de siège (2/2)

 

Suite de LA NATURE EN ÉTAT DE SIÈGE (1/2)
 

– Avez-vous l'espoir que la prise en charge politique de la défense de l'environnement change ?

– Je pense qu'avec la génération qui est actuellement aux commandes, c'est un peu peine perdue. L'environnement a été complètement absent des campagnes présidentielles américaine et française. Il faudrait mettre en place un système de fiscalité écologique qui tienne la route. Pas un simple petit malus si vous achetez une grosse voiture. Mais toute mesure de bon sens n'est pas forcément simple à faire accepter dans l'opinion, car elle va souvent à l'encontre des intérêts immédiats. C'est très compliqué de parler d'environnement sans passer pour un moralisateur, un donneur de leçons, un catastrophiste. Il faut trouver le bon dosage, sinon les gens zappent, le discours ne passe pas. Je fais partie des 5% les plus privilégiés de la planète, j'ai donc un discours qui n'est pas forcément audible par les plus grandes masses.

– Cette première séance de l'IPBES, c'est une étape importante ?

– Nous sommes partenaires de l'IPBES, l'UICN a soutenu la mise en place de cette plateforme. Nous sommes partisans de ce processus politique, mais il ne faut pas mettre tous les oeufs dans le même panier. Combien de temps cela va prendre ? Nous sommes dans une phase d'urgence, il y a des choses qu'il faut entreprendre tout de suite. L'IPBES est le GIEC de la biodiversité. Le GIEC a obtenu un Prix Nobel. Est-ce que les dernières réunions sur le changement climatique ont fait changer le cours des choses ? Voyez-vous une diminution des gaz à effet de serre ? Pour la biodiversité, on en sait largement assez pour agir.

– Vous êtes très pessimiste

– Pas tant que ça : je suis réaliste et bien informé. Si j'étais pessimiste, je ne continuerais pas à travailler ici. J'écouterais mes amis qui me disent qu'il faut profiter de la beauté du monde avant qu'il ne soit trop tard.

– Et que feriez-vous ?

– Je prendrais mon sac à dos pour aller découvrir tout ce qu'il y a de magnifique à voir sur la planète. Je suis un contemplatif, j'aime les paysages. Pour ce qui est des animaux, c'est l'abondance qui me touche. J'aimerais voir la migration des gnous ou des papillons monarques en Afrique centrale, une remontée de saumons dans une rivière ou une arribada, quand des dizaines de milliers de tortues marines se regroupent sur une plage pour pondre leurs oeufs.

 

Un article de Lucia Sillig, publié par letemps.ch et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Lucia Sillig

Source : www.letemps.ch