Pourquoi tout le monde s'en fout de changer le monde ? Vidéo Soif de Sens

La nature en état de siège (1/2) - Le Vrai d'UFO's ;o)

Accueil

Cette actualité a été publiée le 21/01/2013 à 09h39 par kannie.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
La nature en état de siège (1/2)

 

La biodiversité décline à grande vitesse. Pour Jean-Christophe Vié, de l'Union internationale pour la conservation de la nature, les actions entreprises ne sont pas à la mesure des problèmes : il faut revoir notre modèle économique et affronter la question de l'accroissement de la population humaine

L'extinction d'espèces est un phénomène naturel. Une dizaine d'entre elles disparaissent par année. «Mais aujourd'hui, le taux d'extinction est 100 à 1000 fois supérieur à ce taux naturel», souligne Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du programme mondial pour les espèces de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). L'organisation, installée à Gland, regroupe quelque 90 gouvernements et plus de 1000 ONG. Elle a contribué à la création de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), un panel d'experts sur le modèle du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui se réunit pour la première fois depuis aujourd'hui à Bonn.

Le Temps : Comment voyez-vous l'évolution de la biodiversité pendant les dix prochaines années ?

Jean-Christophe Vié : Je vois malheureusement la poursuite du déclin inquiétant que nous observons aujourd'hui. Je reviens tout juste d'Indonésie où nous finançons des projets de conservation. Même les zones protégées souffrent d'assauts multiples, de la part d'une population humaine en pleine extension. Il y a partout des personnes qui essaient de faire de leur mieux avec des moyens dérisoires. Je crois que les gens ne réalisent pas à quel point la pression sur les ressources naturelles est importante. Peut-être n'avons-nous pas d'autre choix que de traverser ce moment de crise en essayant de sauver le dernier bout de forêt ici, les derniers individus d'une espèce ailleurs, en préservant une possibilité de recolonisation plus tard.

– Quelles sont les causes de ce déclin ?

– Les causes principales sont la destruction de l'habitat, l'introduction d'espèces envahissantes, les prélèvements directs –chasse, pêche, exploitation forestière– et la pollution. Ainsi que les changements climatiques, dont les effets sur la biodiversité deviennent chaque jour plus importants.

– Est-ce qu'il vous semble que les mesures mises en place ont une chance d'inverser la tendance ?

– Il y a de plus en plus d'engagement des gouvernements et des entreprises, mais il y a aussi une accélération des problèmes. Quand on voit ce qui est fait concrètement, on se rend compte qu'on n'est pas du tout à la bonne échelle.

– On est donc loin d'avoir un impact sur le déclin de la biodiversité ?

– Oui. Et ce sera très difficile de le faire si on ne résout pas deux problèmes. D'abord, le fait que notre modèle économique repose sur un accroissement continu de la consommation et une utilisation absolument pas durable des ressources naturelles. Et puis l'augmentation de la population humaine. C'est un sujet tabou, mais il faut regarder les choses en face : plus de gens, cela veut dire moins de ressources pour chacun.

– Que faut-il faire ?

– Avec des moyens supplémentaires, on pourrait mieux gérer les parcs, la pêche, le trafic de bois ou le braconnage. Il faut aussi soutenir tous ceux qui essaient de faire quelque chose. Leurs motivations sont multiples: retombées touristiques, matérielles ou alimentaires, ressources génétiques futures, respect de la vie, valeur spirituelles ou esthétiques. Chacun doit pouvoir trouver une bonne raison de protéger la biodiversité. Et chacun peut faire attention à ce qu'il achète ou soutenir une association. C'est pour faciliter cet engagement que nous avons créé l'initiative SOS –Save Our Species– qui finance des projets de conservation prioritaires.

 

 

– Et pour vous, est-ce que la nature doit être protégée pour sa valeur intrinsèque ou pour les services qu'elle nous rend ?

– Pour moi, le point de départ est purement éthique. Il n'y a rien de plus sacré que la vie, il faut la préserver. Nous sommes toutefois obligés de composer avec nos besoins. Nos activités ont inévitablement un impact sur la nature, mais il n'a pas besoin d'être aussi colossal qu'aujourd'hui.

– Qu'attendez-vous ­des gouvernements ?

– Il faut qu'ils tiennent leurs promesses et mettent en oeuvre ce qui est prévu. 193 d'entre eux se sont engagés en 2010, à Nagoya, à réduire la perte de biodiversité. Il y a des stratégies qui obtiennent de vrais succès lorsqu'elles sont appliquées. On sait comment préserver une espèce, on sait comment mettre en place un parc. En plus des mesures d'incitation, il faut de réelles sanctions en cas d'infraction. Ceux qui en commettent ne sont la plupart du temps pas poursuivis. L'environnement vient toujours en dernier, il y a toujours des choses plus immédiates à traiter. Des problèmes d'emploi ou des conflits armés, par exemple. Pourtant, il est de plus en plus évident que l'environnement est source de conflits ou de menaces sanitaires. Avoir droit à un environnement sain devrait faire partie des droits humains fondamentaux.

(...)

 

Pour lire LA NATURE EN ÉTAT DE SIÈGE (2/2), cliquer ICI

 

Un article de Lucia Sillig, publié par letemps.ch et relayé par SOS-planete

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 

Auteur : Lucia Sillig

Source : www.letemps.ch

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter kannie
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.