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Cette actualité a été publiée le 23/07/2011 à 00h26 par Mich.


LA NASA A L'EXPLORATION DE MARS EN LIGNE DE MIRE

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La Nasa a l'exploration de Mars en ligne de mire

Essais en Floride avec une maquette grandeur nature de la capsule Orion, destinée au transport d'équipage et dont la mise au point pourrait faire l'objet d'un partenariat américano-européen. Crédits photo : Red Huber/ASSOCIATED PRESS

 

La Nasa, qui n'a plus les moyens de pousuivre la conquête spatiale seule, va concentrer ses efforts sur l'exploration lointaine et sous-traiter les vols vers la Station spatiale internationale.

Ce n'est pas parce qu'ils abandonnent les navettes que les Américains renoncent à envoyer des hommes dans l'espace. En revanche, la Nasa va recentrer ses efforts sur l'exploration lointaine et sous-traiter les vols, habités ou non, vers la Station spatiale internationale (ISS). En annonçant ce retrait en 2004, George W. Bush avait lancé le programme Constellation destiné à retourner sur la Lune puis à poser le pied sur Mars.

La promesse était alléchante mais les problèmes de financement et de gestion de la Nasa ont vite refait surface. Objectifs intenables, coûts dissuasifs : Barack Obama décidait en février 2010 d'abandonner le programme. Crise oblige, le président gelait l'année suivante les crédits alloués à l'agence pour cinq ans. Seul, le cap de l'exploration lointaine est maintenu.

En coulisses, on s'inquiète du manque de visibilité à court terme. Le prochain objectif est-il la visite d'un astéroïde proche ? Un long séjour sur la Lune ? Une simple incursion dans l'espace profond ? «Toutes les voies sont ouvertes mais la Nasa ne sait pas où elle va», résume Richard Bonneville, directeur adjoint du Centre national d'études spatiales (Cnes).

Pour Xavier Pasco, spécialiste de la politique spatiale américaine à la Fondation pour la recherche stratégique, ce flou n'est pas forcément négatif. «Les États-Unis ont changé de paradigme, explique-t-il. Obama veut plus de souplesse et une coopération internationale plus équilibrée.» En résumé, les États-Unis vont poursuivre la conquête spatiale mais ils n'ont plus les moyens de le faire seuls.

Collaboration internationale

L'Agence spatiale européenne (ESA) pourrait devenir un partenaire privilégié. «Nous discutons du développement d'un système de transport commun», explique son directeur général, Jean-Jacques Dordain. L'Europe est prête à mettre jusqu'à 450 millions d'euros sur la table. En échange, l'ESA se déchargerait des frais d'exploitation de l'ISS, dont elle est copropriétaire, après 2017 - l'ISS sera exploitée au moins jusqu'en 2020.

Parmi les pistes envisagées, l'utilisation d'une partie de l'ATV, le cargo spatial européen, et la participation à la mise au point de la capsule Orion, une partie du programme Constellation relancée en avril par Obama. Ce vaisseau, rebaptisé MPCV (Multi-Purpose Crew Vehicle), est trois fois plus gros qu'Apollo - 19,6m3 pressurisés dont 7,2 habitables. Plus globalement, M. Dordain est favorable à un programme commun d'exploration ayant pour noyau les pays partenaires de l'ISS.

La collaboration internationale reste d'ailleurs vitale pour la survie de cette dernière. Avec l'arrêt des navettes, les capsules Soyouz russes - 51 millions de dollars le siège - seront le seul moyen d'y accéder. Conscients du problème, les Américains ont lancé dès 2006 le programme CCDev pour sous-traiter le transport d'astronautes à des sociétés privées.

Deux capsules, mises au point par Boeing et SpaceX, ont la faveur des pronostics. Deux autres projets, dont une navette nouvelle génération plus petite - Dream Chaser, sont aussi en lice. Les quatre projets ont bénéficié en avril d'une deuxième vague de financement de la Nasa.

SpaceX, devenue fin 2010 la première entreprise privée à envoyer dans l'espace une capsule avec sa propre fusée Falcon, espère emmener les premiers astronautes vers l'ISS en 2015. «Un objectif réalisable», estime Richard Bonneville. La capsule MPCV pourrait également desservir la station mais il paraît improbable que le lanceur associé soit opérationnel en 2016 comme le souhaite le Congrès.

Le ravitaillement de l'ISS devrait poser moins de problèmes. Les cargos russes (Progress), japonais (HTV) et européen (ATV) peuvent amener l'eau, l'air, la nourriture et le matériel nécessaires à son fonctionnement et le combustible indispensable pour rehausser l'orbite de l'ISS. SpaceX et Orbital assureront une partie de ces missions dès 2012. Les sociétés achemineront chacune 20 tonnes de matériel pour un contrat global de 3,5 milliards de dollars.

 

Un article de Tristan Vey, publié par lefigaro.fr

 

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Auteur : Tristan Vey

Source : www.lefigaro.fr