La mer menace 770 000 logements - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/03/2010 à 22h01 par Michel95.

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La mer menace 770 000 logements

Selon les assureurs, 26 départements sont sous le coup d'inondations marines.

Le budget assurance des particuliers pourrait doubler d'ici vingt ans.

Plus de 80.000 maisons sous les eaux dans l'Hérault, près de 70.000 dans le Nord ou encore 60.000 en Vendée...

En France, ce sont au total 770.000 logements et entreprises qui seraient menacés par les effets de marées exceptionnelles.

Selon une étude interne que le JDD révèle, les assureurs ont établi le classement des 26 départements les plus exposés au risque de submersion marine et surtout le nombre d'habitations et de locaux professionnels concernés par de telles catastrophes.

Une succession de scénarios sur le modèle des récentes inondations de La Faute-sur-Mer ou de L'Aiguillon sur- Mer qui ont provoqué la mort de 53 personnes.

A la demande de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) et du Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (Gema), la Mission risques naturels (MRN), une association professionnelle, a compilé et croisé des informations existantes: le profil habitat 1999 de l'Insee – actualisé – et le fichier des entreprises Sirene 2008 du même institut.

A partir d'une cartographie mondiale réalisée par la Nasa, qui délimite les zones à risque, la MRN a recensé tous les locaux bâtis dans ces périmètres à moins de 5 m du niveau de la mer (norme à partir de laquelle on considère qu'il peut y avoir inondation).

Cette évaluation est, bien sûr, à considérer avec prudence.

Des plans de prévention faux ou périmés

La perspective de voir des centaines de milliers de maisons englouties par les mers en quelques heures tient davantage du scénario de film catastrophe que de la réalité.

Mais l'objet de l'étude est avant tout de répondre aux intérêts et aux préoccupations des assureurs français... désireux d'anticiper les risques futurs.

L'étude qui vient d'être réalisée pose la question de la pertinence des Plans de prévention des risques naturels d'inondation (PPRNI) des communes.

Selon la MRN, plus de la moitié des PPRNI "ne sont pas correctement renseignés (61%) sur l'aléa “submersion marine”".

Pour les 120 communes où il est renseigné, il est "approuvé" pour seulement 40% d'entre elles.

Enfin, 21% des communes concernées disposent d'un PPRNI prescrit depuis plus de quatre ans.

Les deux communes les plus touchées en Vendée entraient dans cette catégorie.

Dans l'étude, on découvre que La Faute et L'Aiguillon disposaient d'un PPRNI établi le 21 novembre 2001.

Cette enquête montre à quel point la question climatique est devenue majeure pour les assureurs.

La profession avait d'ailleurs déjà lancé une étude sur ce type de risques en 2009, après la tempête Klaus.

Cette dernière chiffrait le coût des catastrophes naturelles qui ont frappé la France entre 1988 et 2007, indemnisées par les assureurs, à 34 milliards d'euros, dont 17 milliards pour les seules tempêtes.

Pire, elle évaluait un doublement de ce coût d'ici à 2030 avec une facture de 60 milliards d'euros. Cette augmentation de 100% se fonde sur une multiplication des événements exceptionnels type canicule ou Xynthia, et sur un "enrichissement" des zones côtières (des locaux de plus grande valeur, plus nombreux et mieux équipés...), avec des sinistres de plus en plus coûteux à indemniser.

La loi oblige les compagnies et les mutuelles à couvrir certains risques naturels (séisme, sécheresse, inondation, tempête) et fixe le coût pour les particuliers.

Ces quatre "cat' nat'" ne peuvent représenter plus de 12% du montant total de l'assurance des ménages.

En réalité, le risque climatique représenterait déjà autour de 16% de ce montant car la couverture obligatoire ne suffit jamais.

Et les spécialistes estiment que l'effort financier des particuliers pourrait augmenter fortement au cours des vingt prochaines années.

"Le budget assurance climatique pourrait représenter entre 20 et 25% de leur budget assurance à terme", prévient un professionnel.

Source : Marie-Christine Tabet - Le Journal du Dimanche

Info recueillie par Michel95

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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