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Cette actualité a été publiée le 29/04/2010 à 21h38 par Tanka.


LA MARÉE NOIRE AMÉRICAINE, NOUVELLE MENACE POUR LA RÉPUTATION DE BP

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La marée noire américaine, nouvelle menace pour la réputation de BP

La gestion de crise est un art. Et le groupe pétrolier BP ne le sait que trop bien. Le géant britannique du secteur doit faire face aux conséquences de l'explosion survenue le 22 avril sur une plate-forme pétrolière dans le golfe du Mexique. Le site relâche cinq fois plus de pétrole qu'estimé initialement, et la nappe d'hydrocarbures se rapproche plus vite que prévu des côtes des Etats-Unis.

Selon les gardes-côtes américains, l'équivalent de plus de 5 000 barils se déverse chaque jour dans la mer, contre une fuite estimée à l'origine à 1 000 barils.

Pour tenter d'endiguer la marée noire, Tony Hayward, le directeur général de BP, a déployé une armada composée de 32 navires, deux plates-formes, cinq avions et plus de 1 000 personnes. Dans cette situation, mieux vaut en faire trop que pas assez.

De toute évidence, la bonne réputation de BP préoccupe grandement M. Hayward. D'autant que l'image de marque de la compagnie a déjà été lourdement entachée. En effet, la responsabilité de la société a été engagée dans l'explosion, en 2005, de la raffinerie de Texas City, qui avait fait 15 morts et 170 blessés. Le groupe pétrolier avait dû payer 179 millions de dollars (environ 135 millions d'euros) au gouvernement américain pour indemniser les dégâts environnementaux. La société avait aussi été mise en cause pour la pollution de Prudhoe Bay, en Alaska, en 2006.

Concernant la plate-forme du golfe du Mexique, le contexte est différent. Celle-ci appartient à la société suisse Transocean, et c'est BP qui l'exploite. De plus, le problème serait d'ordre technique, causé par la défaillance d'un élément clé de la structure : une vanne de sécurité. Mais, même si cet accident s'avère malchanceux - les vannes de sécurité sont censées résister à toute épreuve.

BP est le concepteur du projet, et la compagnie porte la responsabilité du nettoyage de la marée noire. Ce qui pourrait durer des mois et coûter 200 millions de dollars, y compris les frais pour forer un puits de secours. En outre, il pourrait y avoir des poursuites judiciaires.

Mais les investisseurs s'interrogent encore plus sur les conséquences de la marée noire. Car, depuis la catastrophe, la capitalisation boursière de BP a fondu de plus de 6 milliards de livres sterling (6,7 milliards d'euros), en dépit des solides résultats du premier trimestre annoncés mardi 27 avril.

Suite à cette catastrophe, l'opinion publique pourrait se montrer défavorable au forage en eau profonde. Une préoccupation majeure pour l'exploration de futurs gisements de pétrole et de gaz.

Contenir une nappe de pétrole sur terre s'avère déjà compliqué, mais c'est d'autant plus ardu à 1 500 mètres de fond. Une situation sans précédent. Ce qui donne raison aux écologistes antipétrole, au moment même où Barack Obama envisage de développer le forage offshore. Afin d'éviter une explosion politique, BP doit donc se montrer très entreprenant.

Source : lemonde.fr

Information recueillie par Tanka

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