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Cette actualité a été publiée le 31/08/2009 à 15h16 par Michel Walter.


LA GRIPPE A/H1N1 EST PRATIQUEMENT INOFFENSIVE

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La grippe A/H1N1 est pratiquement inoffensive

Dossier suivi par Phil' et Michel

La manipulation déjouée

Il faut siffler la fin de la partie ! Ainsi s'exprimait le député de l'UMP Bernard Debré le 26 juillet. Si la partie est achevée, il se peut bien qu'on ait assisté à un match entre l'information de masse et les chroniques citoyennes.

Auquel cas, il serait bon de compter les points et déclarer le vainqueur. Piètre enjeu en vérité. L'ego d'un journaliste importe peu. Par contre l'enjeu est important pour la société. Car au fond, cette grippe est-elle dangereuse ? Le meilleur moyen de le savoir est d'utiliser la puissance d'Internet pour ce dernier round d'une investigation menée avec cet outil si décrié mais pourtant utile et performant pour ceux qui savent s'en servir. Trois mot, grippe, A, bénigne, et voilà près de mille occurrences sorties de Google pour une requête effectuée le 30 août sur la semaine écoulée.

Un rapide survol des textes confirme une chose essentielle. La grippe nouvelle de 2009 est bénigne. Certes, elle semble se répandre rapidement mais son impact est beaucoup moins sévère que les grippes saisonnières des années passées. Cette information était d'ailleurs disponible dès les premiers cas signalés, notamment les joueurs monégasques sitôt infectés, sitôt rétablis après une grippe très peu agressive, selon la déclaration du médecin attitré.

D'ailleurs, la fièvre signalée dépasse à peine les 38 degrés, loin des 39 et 40 habituels en cas de grippe saisonnière. Pour s'en convaincre, j'ai sélectionnés quelques extraits lus sur le Web en élargissant la requête. L'occasion de confirmer mes intuitions premières, de rassurer les citoyens et pour clore cette étude, trois petits extraits résumant les tenants et aboutissants de cette affaire.

« Cette grippe n'est pas dangereuse. On s'est rendu compte qu'elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière.

Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie ! (...) Au Mexique, c'est l'exercice grandeur nature d'une armée médicale d'Etat qui se met en ordre de bataille contre un mal qui pourrait survenir un jour.

Mais à un moment donné, il faut arrêter l'exercice (...) A partir du moment où l'OMS a, de façon un peu rapide, commencé à gesticuler, avec des communiqués quotidiens et des conférences de presse à répétition, les gouvernements n'avaient pas vraiment d'autre choix que de suivre. Je leur reproche d'avoir ensuite succombé à une surmédiatisation politique de cet événement » (Propos du Pr Debré, JDD, 26/07/09)

« Ce que l'on sait moins c'est que les paramètres destinés à qualifier une maladie "d'épidémie" ou de "pandémie" ont été changés cette année, et que simplement l'année dernière cette grippe A ne serait pas entrée dans les critères de dangerosité pour la qualifier de "pandémie "... pour résumer la même grippe l'an dernier n'aurait donné lieu à aucune mobilisation des pouvoirs public, et des organisations sanitaires internationales...

Cette grippe qui a toutes les caractéristique d'une grippe saisonnière bénigne semble surtout une grippe bureaucratique » (commentaire d'un lecteur suite à un article concernant les propos de la ministre Bachelot, Le Point, 30/07/09)

« Mesures d'urgence, formations, exercices de simulation... Depuis le mois de janvier, le personnel soignant de l'hôpital a été préparé pour faire face à la grippe A.

« Quand la cellule de crise a été activée, les services ont réagi rapidement avec une sérénité presque nonchalante, signe de leur professionnalisme », assure Philippe Cottard, directeur général de l'hôpital Foch (...) Si le personnel est si calme, c'est parce qu'il considère cette grippe comme bénigne.

« C'est rien d'autre qu'une grippe en plein été. Certes, elle est plus contagieuse, mais on en fait quand même beaucoup trop », explique une infirmière dans un couloir. Les critiques se portent plus haut, vers les responsables sanitaires. « Ils ne se remettent pas de la canicule. Du coup, ils ne veulent surtout pas passer à côté de cette grippe ». » (20 Minutes, 30/07/09)

« Le "syndrome Garetta". Telle est la maladie dont souffre la France depuis l'apparition de la grippe porcine, selon le docteur Jean-Paul Ortiz faisant ainsi référence aux dérives de l'affaire du sang contaminé dans les années 80.

Président, entre autres fonctions nationales, de la confédération des syndicats médicaux français pour les Pyrénées-Orientales, le médecin estime effectivement que le matraquage médiatique qui a suivi l'apparition de ce nouveau virus "est totalement disproportionné". (...) "On se calme" répète à l'envie le docteur Ortiz tant aux patients qu'aux "technocrates qui sont dans une peur panique". (L'Indépendant, 04/08/09)

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