La Grande Muraille Verte progresse au Sénégal - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/07/2011 à 16h05 par Fred.


LA GRANDE MURAILLE VERTE PROGRESSE AU SÉNÉGAL

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La Grande Muraille Verte progresse au Sénégal

 
Lancé en 2007 par l'Union Africaine, le projet de la Grande Muraille Verte commence à porter ses fruits, notamment au Sénégal. Le couloir arboré, de quinze kilomètres de large, s'étendra au total sur 7 600 kilomètres d'ouest en est sur la frontière du Sahara.

Cette entreprise vise à lutter contre une désertification que le réchauffement climatique fait progresser d'année en année. Comme l'explique le colonel Matar Cissé, directeur de l'Agence nationale sénégalaise de la Grande Muraille Verte, il s'agit de « densifier le couvert forestier là où cela est possible, d'aménager des rétentions d'eau et de créer des réserves naturelles pour la grande faune, qui a aujourd'hui quasiment disparu ».

Depuis 2008, quelque 5 000 hectares sont reboisés tous les ans au Sénégal, une authentique prouesse dans cette région sahélienne. Il faut cependant reconnaître que le projet a été bien pensé : plutôt que de planter à tout-va, des espèces végétales ont été spécifiquement sélectionnées en fonction de leur capacité d'adaptation à la rudesse du climat mais aussi de ce qu'elles peuvent apporter aux populations.

Il faut «planter des arbres que les populations n'aient pas intérêt à couper », résume Aliou Guissé, professeur en écologie végétale à l'Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD).

La Grande Muraille Verte est aussi un projet social

Ce projet a également permis aux pépinières et aux potagers de réinvestir des terres autrefois anéanties par la sécheresse. A Widou ou Tessekéré, deux communautés situées au nord du Sénégal, plusieurs hectares - gérés par les femmes - sont désormais affectés à la production de tomates, de pommes de terre et de salades.

« L'an dernier, [elles] ont tiré de la partie de la récolte qu'elles ont vendue au marché plus d'1 million de francs CFA (1 500 euros) », se félicite Momar Mbaye Ba, ingénieur agronome qui supervise ces activités. Les populations locales peuvent ainsi être de plus en plus autonomes et seront de moins en moins amenées à fuir à cause de l'aridité.

Une dimension sanitaire est aussi née : avec le CNRS (Centre national de la recherche scientifique français), l'UCAD a créé un Observatoire hommes-milieux (OMH) à Tessekéré.

Professeur sénégalais de médecine actuellement chargé d'observer l'impact du projet sur la santé, Lamine Guyiè met cependant en garde contre certains effets secondaires du reboisement, lequel pourrait entraîner la réapparition de moustiques et donc du paludisme, une maladie qui tend à perdre du terrain dans la région depuis quelques années.

L'OMH sera chargé d'endiguer la menace et s'est déjà attaqué à ce chantier. Ses équipes offrent en effet des consultations gratuites aux populations locales. Une première remarquable dans la mesure où « 99% des gens n'avaient jamais vu de médecins de leur vie », rapporte M. Guyiè.

Projet social exceptionnel, la Grande Muraille Verte permettra en outre de lutter contre le réchauffement climatique dans des pays certes faibles émetteurs de gaz à effet de serre (GES) mais qui en subissent actuellement les conséquences de plein fouet. Ceux-là ont à présent de quoi envisager des jours moins difficiles.

 

Un article de zegreenweb, publié par lepost.fr

 

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Auteur : zegreenweb

Source : www.lepost.fr