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Cette actualité a été publiée le 17/07/2011 à 16h15 par Tanka.


LA FRANCE SE PRÉPARE À VIVRE AVEC DEUX DEGRÉS DE PLUS

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La France se prépare à vivre avec deux degrés de plus

 
La ministre de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, doit présenter mercredi 20 juillet son plan national d'adaptation au changement climatique.

La semaine s'annonce très « climatique ». La réunion annuelle du groupe de travail N°1 du Giec – le groupe d'experts internationaux sur le climat – commence mardi 19 juillet à Brest et doit s'achever vendredi prochain. Ce sous-groupe d'experts est chargé d'évaluer les aspects scientifiques du changement climatique (fonctionnement de l'effet de serre, cycle du carbone, variations climatiques du passé, etc.).

Ses 250 membres travaillent principalement par correspondance et se réunissent une semaine chaque année pour coordonner leurs travaux de synthèse. Leur dernière rencontre avait eu lieu l'an passé en Chine. Leur rapport final est attendu pour la fin 2013 et sera intégré dans le 5e rapport d'évaluation du Giec qui doit être achevé en 2014.

Le précédent rapport du Giec, rendu public en 2007, avait tiré la sonnette d'alarme sur les évolutions en cours. Critiqués par une minorité de scientifiques, le fonctionnement du groupe d'experts et les conclusions auxquelles il était parvenu ont été réhabilités par de nombreuses « contre-enquêtes », dont celle en France de l'Académie des sciences. « Les critiques ont fait beaucoup de mal mais le scepticisme sur la réalité du changement climatique a reculé », assure le climatologue Jean Jouzel, vice-président du groupe N°1 du Giec.

Par ailleurs, la ministre de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, présentera mercredi 20 juillet le plan national d'adaptation au changement climatique, le premier du genre en Europe. Fruit d'une longue concertation, ce plan propose une série de mesures destinées à préparer la France de la fin du siècle à vivre avec 2 à 3 °C de plus en moyenne par an. L'inertie du système climatique – et l'insuffisance des mesures actuelles– le rend en effet inéluctable.

Si la France n'est pas le pays du globe le plus menacé par les effets du changement climatique, de nombreux secteurs sont concernés par la hausse des températures ou la raréfaction des pluies. Le tourisme, la santé, l'agriculture doivent penser dès maintenant à s'adapter. Passage en revue des impacts positifs – il y en a – et négatifs du réchauffement climatique à venir et des mesures à prendre dès aujourd'hui.

Forêts : mélanger les espèces et prévenir les incendies

La pollution a parfois du bon... Depuis les années 1950 et jusqu'en 2003, la forêt française n'avait jamais été aussi productive, grâce en partie aux émissions croissantes de CO2 – la nourriture des végétaux –, mais aussi aux dépôts de pollution azotée issue de l'industrie ou des transports, qui constituent un excellent engrais !

« Encore faut-il ne pas dépasser certains seuils et ne pas souffrir de manque d'eau », tempère Michel Vennetier, chercheur en écologie forestière au Cemagref. Les forêts n'aiment pas non plus les phénomènes extrêmes, comme les canicules ou les grands froids. Bref, dans ce secteur comme dans d'autres, mieux vaut anticiper pour éviter de fortes chutes de productivité.

« L'idéal est de mélanger les espèces et de ne pas pratiquer une sylviculture trop intensive, explique Michel Vennetier. Il faut favoriser la capacité d'adaptation des nouvelles générations d'arbres à leur environnement futur. »

En renforçant les risques d'incendie, les sécheresses sont le principal ennemi identifié. « Le risque d'incendie, limité aujourd'hui à la forêt des Landes et à la zone méditerranéenne, devrait gagner un tiers du territoire français », pronostique Michel Vennetier. Or, les espèces situées plus au nord de l'Hexagone n'ont pas les mêmes capacités de résistance que les espèces méditerranéennes « habituées » aux incendies.

« Ces dernières savent se régénérer, par exemple en stockant des banques de graines dans le sol, pas les espèces du nord de la France », explique Michel Vennetier. Dès lors, la meilleure parade sera préventive. « Tout faire pour éviter que cela brûle », assure le chercheur, en améliorant notamment l'information du public.

Enfin, il faudra surveiller l'arrivée de nouveaux parasites, favorisés par le réchauffement climatique. 15 millions d'hectares de forêts américaines viennent ainsi de succomber à un scolyte qui était éradiqué jusqu'à présent par la rigueur des hivers.

Agriculture : relocaliser certaines cultures

Ni catastrophisme, ni optimisme démesuré. « En matière agricole, les impacts du changement climatique ne sont pas univoques et varient énormément en fonction du type de culture », assure ainsi Nadine Brisson, directrice de recherche de l'unité Agroclim de l'Inra. Ainsi, la cause même du changement climatique –?l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère (lire les Repères) – est un bienfait pour certaines cultures. « Le CO2 est la base de la nourriture des plantes », rappelle la scientifique.

De même, la hausse des températures, qui va avancer dans la saison chaque stade de développement des plantes, peut avoir des effets bénéfiques. « Pour certaines cultures, avancer le cycle permettra d'éviter le stress hydrique de l'été », explique Nadine Brisson.

 
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Un article de E. REJU, publié par La Croix
 

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Auteur : E. REJU

Source : www.la-croix.com