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La France relance la recherche sur les OGM - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 18/05/2010 à 08h50 par Apache.

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La France relance la recherche sur les OGM

lors que la Loi de modernisation agricole arrive au Sénat aujourd'hui, Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, a donné son feu vert aux essais en plein champ de vigne génétiquement modifiée.
Entretien

Bruno Le Maire.

ministre de l'Agriculture.

Les agriculteurs sont nombreux à douter de leur avenir.

Qu'est-ce qui peut leur rendre espoir ?

L'année 2009 n'a pas seulement été une crise économique sans précédent.

Elle a aussi été le révélateur d'une crise morale pour l'agriculture française qui s'interroge sur son avenir.

Nous entrons dans un nouveau monde, avec de nouveaux acteurs : la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie.

Pour rester la première puissance agricole européenne, la France doit se doter de nouveaux outils.

Le président de la République et le Premier ministre sont fermement décidés à défendre le caractère stratégique de notre agriculture.

Vous insistez sur l'innovation et la recherche.

Jusqu'aux OGM ?

Je viens de signer l'autorisation d'essais de vignes OGM en plein champ, en accord avec Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie.

Nous avons pris cette décision majeure sur la base de l'avis positif des deux collèges du Haut conseil des biotechnologies.

Nous allons poursuivre les recherches.

Pour continuer à produire en respectant l'environnement, nous avons besoin de la recherche.

Mais il y a un risque que les plantes OGM se disséminent dans la nature...

Pas pour la vigne.

Une fois encore, nous prenons toutes les précautions et les garanties nécessaires, en nous appuyant sur les avis positifs du Haut conseil des biotechnologies.

Il n'est bien sûr pas question de revenir sur l'avis négatif concernant le maïs OGM Mon 810.

Alors que l'agriculture est déjà confrontée à de nouvelles crises sanitaires, climatiques, nous avons besoin des chercheurs pour continuer à produire tout en respectant l'environnement.

Le Grenelle de l'environnement avait fixé des objectifs ambitieux à l'agriculture comme la diminution de moitié de l'emploi des produits phytosanitaires à l'horizon 2018. Cela tient toujours ?

Le cap doit rester le même : il n'y a pas d'autre avenir pour l'agriculture que l'agriculture durable.

Il faut aussi tenir compte de la crise économique, de l'effondrement du revenu des agriculteurs et de la nécessité d'harmonisation européenne sur ces sujets.

Pour moi, les choses doivent être simples au niveau européen : marché unique, règles uniques.

Même si certains objectifs peuvent être repoussés dans le temps.

Tout cela est en cours de discussion dans le cadre du groupe de travail avec Jean-Louis Borloo.

Les arbitrages seront rendus dans quelques semaines.

N'est-ce pas un recul ?

Les Allemands ont réussi à faire de l'environnement un atout économique...

J'y crois moi aussi.

Il faut aider les agriculteurs à être moins dépendants des énergies fossiles.

Nous avons prévu cette année près de 30 millions d'euros pour le plan de performance énergétique qui permettra, par exemple, d'aider les éleveurs à développer des projets de méthanisation.

Ils dégageront de nouvelles sources de revenu, bénéficieront d'avantages fiscaux et amélioreront la protection de l'environnement.

Les agriculteurs sont découragés, privés de perspectives face au yo-yo des cours.

La loi de modernisation agricole est-elle susceptible de changer cela ?

Il faut aller vite.

Mon principal souci est de stabiliser les revenus des agriculteurs, grâce notamment aux contrats, dont le cadre sera fixé par les interprofessions.

Cela nous obligera aussi à obtenir des modifications sur le droit à la concurrence au niveau européen, où l'idée fait son chemin.

Pour que cela marche, il faut le consensus le plus large possible.

Ce n'est pas à la loi de dire qui doit siéger dans les inter professions, qui sont des organismes de droit privé.

Mais leur intérêt est d'être les plus ouvertes possibles, tout en faisant preuve de sens des responsabilités. Face au défi considérable de l'agriculture de demain, le monde agricole doit être uni.

Vous aviez fixé la date du 15 mai pour la reprise du groupe Entremont. Où en est-on ?

Il n'y a pas d'autre repreneur que le groupe coopératif Sodiaal.

C'est la seule solution qui soit à même de préserver les intérêts à long terme des salariés et des producteurs.

Nous ne sommes pas très loin de la conclusion de cet accord.

Je suis confiant.

Source : www.ouest-france.fr

Le point sur les OGM

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