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Cette actualité a été publiée le 11/03/2010 à 22h30 par Tanka.


LA FORÊT, ENJEU MAJEUR DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

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La forêt, enjeu majeur du changement climatique

La déforestation représente 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Dans la lutte contre le changement climatique, la protection de la forêt est essentielle. La déforestation représente en effet 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

La conférence réunie ce jeudi par la France et la Norvège à Paris, a pour objectif de concrétiser les engagements pris lors du sommet de Copenhague en décembre dernier sur ce dossier. Les pays développés se sont en effet engagés à verser 30 milliards de dollars sur la période 2010-2012 afin d'aider les pays en développement à financer les mesures d'adaptation au réchauffement climatique, dont 20 % pour lutter contre la déforestation. La part de la France s'élève à 83 millions.

Des représentants d'une soixantaine de pays se retrouvent donc autour de la table, dont les émissaires des trois grands bassins forestiers mondiaux qui se trouvent en Asie, dans le bassin du Congo et en Amazonie.

Un grand «fonds vert»

«Tous les ans, la déforestation couvre un territoire de la taille de la forêt française soit près de 13 millions d'hectares», rappelle Jean-Louis Borloo. Agriculture et élevage sont les grands responsables, mais pas seulement : l'approvisionnement en bois de chauffe aux abords des grandes agglomérations est également une cause importante. «Certes, il y a des accords bilatéraux avec notamment des financements de la Banque mondiale, des Nations unies ou de l'AFD (Agence française de développement), mais la forêt est un enjeu mondial et il n'y a aucun pilote », ajoute le ministre de l'Écologie.

«Les besoins sont énormes, nous devons définitivement changer d'échelle», souligne de son côté Henri Djombo, le ministre du Développement durable de la République du Congo (Brazzaville). «Il faudra plusieurs milliards pour simplement établir une bonne connaissance de la ressource et établir des inventaires», assure-t-il.

Comment répartir les sommes ? Quel organisme sera en charge de leur gestion ? Faut-il prévoir un fonds pour la seule forêt ou au contraire intégrer cette dernière dans ce qui, à terme, doit devenir un grand «fonds vert», les pays développés s'étant engagés sur un financement annuel international de 100 milliards de dollars à partir de 2020 ? Toutes ces questions seront donc discutées aujourd'hui, et bien d'autres, sous-jacentes. Partout dans le monde la forêt soulève des questions de propriété, les titres étant souvent inexistants. Et dans certains pays, on ne peut échapper aux questions de corruption...

S'il ne faut sans doute pas s'attendre à de grandes décisions à l'issue de la journée, tant le sujet est vaste et compliqué, quelques participants veulent y voir une relance des négociations après l'échec de décembre. «Il n'y a plus rien eu depuis Copenhague», insiste Jose Endundo, le ministre de l'Environnement de la République démocratique du Congo. «Des avancées concrètes sur la forêt sont indispensables pour empêcher le scepticisme de s'installer», renchérit Carlos Minc, le ministre brésilien de l'Environnement. La prochaine réunion sur le sujet est prévue dans quelques semaines à Oslo. Une étape sur la route de la prochaine conférence sur le climat qui se tiendra au Mexique en décembre prochain.

Par Marielle Court - Source : lefigaro.fr

Pour en savoir plus sur Copenhague

Information recueillie par Tanka

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