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La forêt du Congo à l'heure hache - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 31/08/2011 à 17h20 par geof.

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La forêt du Congo à l'heure hache

 
Dans le bassin du Congo, l'une des dernières forêts primaires de la planète s'étend sur des millions d'hectares. Un sanctuaire pour la faune et la flore. Un monde intense avec sa ville, Pokola, ses bûcherons, ses Pygmées...

Appelons-le Sylvestre. Matricule n° 402. C'est un sapelli. Son bois rouge est très résistant. On ne le distingue pas encore. Il faut s'enfoncer sur une sente découpée à la machette dans un enchevêtrement de feuilles géantes et de branches grosses comme des troncs de chêne. On crapahute dans le nord du Congo, près de Pokola, dans l'une des concessions détenues par la Congolaise industrielle du bois (CIB) (concession forestière privée attribuée par l'Etat congolais, propriétaire du sol).

Dans ces latitudes, l'été est gras, humide et perpétuel. Marcher sur cet humus, c'est fouler un sol surpeuplé. Ici, les inclans ont des muscles et pas de planning familial.

Trois grandes forêts tropicales se partagent la planète. En Amazonie et en Indonésie, où elles sont croquées par pans entiers pour laisser place nette aux culs des vaches ou aux plantations de palmiers à huile. Et puis dans ce bassin du Congo, encore à peu près protégé.

La moitié de ce qui existe sur cette Terre vit dans ces forêts essentielles aux équilibres climatiques. Ces puits de carbone emprisonnent 18 % de nos émissions de CO2. Une tonne de bois contient 500 kilos de carbone. Le bassin s'étend sur 162 millions d'hectares. Trois fois la France. Il traverse les frontières de six pays, qui tirent une partie de leurs richesses du commerce du bois.
 


 

Le mukulungu, viagra naturel

Une nuée de papillons multicolores s'agglutine sur la terre rouge en bord de piste. Un entomologiste tomberait à la renverse. « Quelqu'un a pissé », explique Jérôme Castagné, yeux clairs, casque jaune, solide gaillard à l'accent du Sud-Ouest, responsable commercial à la CIB. Martin, Congolais et chef de l'opération, porte un casque orange.

Il chasse les milliers de moutmouts qui lui tournent autour : des abeilles aussi minuscules que des moucherons, qui ne piquent pas mais qui butinent la sueur et le sébum pour en faire du miel. Martin ouvre le chemin et explique que Sylvestre a été repéré voilà un an lors d'une mission de prospection. Un pour cent des arbres du coin ont été inventoriés. Sylvestre a été choisi parce qu'il est beau. Son tronc est droit. Son diamètre de 1,50 mètre et sa taille de 40 mètres en font un spécimen intéressant.

Le mukulungu soigne aussi les hémorroïdes et les problèmes de rein.

Martin est capable de reconnaître les 250 essences d'arbres qui s'épanouissent dans cette forêt primaire, même si la CIB ne s'intéresse qu'à une vingtaine d'entre elles. Là où le béotien voit un arbre, Martin voit un iroko, un mukulungu, un wengué ou un ébénier.

« En tisane, l'écorce de mukulungu est un Viagra naturel, lâche Jérôme. Un Espagnol qui a voulu essayer est resté sur la béquille pendant deux jours. » Le mukulungu soigne aussi les hémorroïdes et les problèmes de rein. Le mankala est un antibiotique, les femmes s'en servent pour leur toilette intime.

Ici, un azobé : les Hollandais en font des écluses. Là, un padouk, qu'on transforme en parquets carminés. Sa sciure sert aussi à nourrir les bêtes. Elle fait rougir la viande. Ici, un moabi. Exploitation interdite. Les éléphants raffolent de ses fruits. Dans leur ventre, les graines accélèrent leur germination, et quand elles retombent dans les fèces, elles sont prêtes à l'éclosion.

La faune est indispensable à la forêt car elle dissémine les graines qu'elle dévore et défèque. Une forêt vide est condamnée. Les forestiers suivent un chemin marqué à coups de peinture jaune. Si un arbre est marqué de blanc, pas touche, c'est un « arbre d'avenir », on le coupera plus tard. S'il est marqué d'une croix rose, c'est un arbre sacré pour les Pygmées.

Ivres morts

On les a rencontrés dans un village de terre battue, pas d'eau, pas d'électricité, de la misère et des volées de gamins rieurs. Ils habitent à la périphérie d'un village bantou.

Les Pygmées, rois de la forêt, les seuls à oser s'y frotter la nuit, qui en connaissent tous les secrets et qui survivent pieds nus là où une paire de boots tombe en lambeaux en un mois... Ils avaient les yeux rouges. Ils étaient habillés de frusques dégueulasses. Ils étaient ivres morts.

Les Pygmées travaillent pour les Bantous et sont payés en gnôle infâme, le gnolo-gnolo, mélange fermenté de maïs et de manioc qui vire à l'éthanol. Un esclavage silencieux. Ils sont souvent battus, parfois à mort. « Le Moyen Age, une violence inimaginable », racontait Jean-Dominique Bescond, responsable de l'aménagement à la CIB.

Considéré comme une injure, le mot pygmée (“grand d'une coudée”) est interdit. On dit “semi-nomades autochtones”.

En 2009, un enfant se fait frapper par un chauffeur bantou de la CIB. Révolte. Les Pygmées bloquent la piste. Veulent châtier le chauffeur. Il sera licencié. Il a fallu de longues négociations pour calmer la situation.

C'est pareil partout. A tel point qu'en février 2011 l'Etat congolais a fait voter une loi leur garantissant des droits. Considéré comme une injure, le mot pygmée (« grand d'une coudée ») est interdit. On dit « semi-nomades autochtones ». Dans l'ivresse, ces Pygmées-là nous ont emmenés découvrir leur arbre sacré au bout d'un sentier, un « arbre à chenilles », qui leur aporte une dose de protéines importante. Interdiction de s'aprocher sans être « initié ».

(...)

 
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Un article de Nicolas Delesalle, publié par Telerama

 

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Auteur : Nicolas Delesalle

Source : www.telerama.fr

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