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Cette actualité a été publiée le 01/12/2010 à 22h26 par Tanka.


LA FONTE DES GLACES, QUI RENFERMENT DU MÉTHANE, INQUIÈTE

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La fonte des glaces, qui renferment du méthane, inquiète

En Sibérie, le gaz emprisonné dans les sols gelés et sous les lacs fuit depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 10.000 ans. Mais ces dix dernières années, avec le réchauffement de la planète, la glace fond de plus en plus vite, accélérant le rejet de méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone.

A Chersky, en Russie, un journaliste de l'agence Associated Press a suivi le scientifique Sergey Zimov. Pour montrer que la glace contient bien du méthane, le Russe se déplace dans un lac gelé afin de dénicher un amas de bulles emprisonnées. Un briquet d'une main, un couteau de l'autre, il perce la glace.

Résultat : du méthane gicle et explose dans une fine flamme bleue.

Certains scientifiques pensent que la fonte de ce pergélisol pourrait devenir la cause principale du changement climatique. Ils estiment que 1.500 milliards de tonnes de carbone, piégé dans la glace depuis le temps des mammouths, représentent une bombe à retardement climatique qui n'attend qu'une chose : exploser en étant relâchée dans l'atmosphère.

Si l'activité humaine (l'utilisation des voitures et l'électricité, par exemple) remplit l'atmosphère de dioxyde de carbone, de méthane et autres gaz qui retiennent la chaleur, le réchauffement climatique est encore plus important dans les régions polaires. Ce qui semble être une augmentation modeste des températures est suffisante pour faire fondre les glaciers du Groenland, réduire l'épaisseur de ceux de l'océan Arctique et accélérer la fonte du pergélisol.

Cette menace liée aux fuites de méthane est si récente qu'elle n'a pas été mentionnée dans le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) publié en 2007, qui s'alarmait de la montée des eaux pouvant inonder les villes côtières, des bouleversements au niveau des précipitations et de l'extinction d'espèces.

Le manque de données sur une longue période rend incertaine l'étendue de cette menace. Un article publié en août dernier dans la revue Science, citait plusieurs experts qui affirmaient qu'il était trop tôt pour prédire si le méthane présent dans l'Arctique était un point essentiel du changement climatique ou non.

Néanmoins, cette région du monde est responsable de 9% des émissions de méthane globales.

Katey Walter Anthony, de l'université de l'Alaska, a mesuré les rejets de méthane dans plusieurs lacs de l'Arctique. "Certains jours on aurait dit que le lac était en ébullition", s'exclame-t-elle. Elle s'étonne auprès d'Associated Press de voir des quantités aussi importantes de méthane s'échapper de la glace. Elle explique que plus de 50 milliards de tonnes pourraient être libérées des lacs sibériens.

C'est dix fois plus que la quantité de méthane qui se trouve actuellement dans l'atmosphère.

"Si le pergélisol devait fondre soudainement, d'un coup, une énorme quantité de gaz serait relâchée dans l'atmosphère. Nous sentirions alors des températures très élevées à travers la planète", s'inquiète-t-elle.

Un problème qui pourrait être au centre des discussions le 29 novembre prochain lorsque les gouvernements du monde entier se réuniront à Cancun, au Mexique, pour trouver des solutions aux problèmes climatiques.

Malgré tout, des responsables de l'Onu ont déjà fait savoir qu'il était peu probable que ces deux semaines de discussions mènent à un véritable accord contraignant.

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Auteur : Info rédaction

Source : www.maxisciences.com