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Cette actualité a été publiée le 19/12/2010 à 20h28 par Tanka.


LA FLORE DE LA RÉUNION : UN PATRIMOINE QUI S'AMENUISE

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La flore de la Réunion : un patrimoine qui s'amenuise

Dans le cadre de la réalisation de la Liste rouge des espèces menacées en France, le Comité français de l'UICN (1), le Muséum national d'Histoire naturelle, la Fédération des conservatoires botaniques nationaux et le Conservatoire botanique national de Mascarin ont dressé un état des lieux de la flore « vasculaire » (plantes à fleurs et fougères) de l'île de la Réunion.

Au total, 905 espèces indigènes de fougères et de plantes à fleurs de La Réunion ont été observées.

Loin d'être encourageant, ce bilan a démontré que 49 espèces végétales (5,4 %) ont déjà disparu de l'île, 275 autres (30,4%) étant actuellement jugées menacées. Les principales causes de cette raréfaction des espèces végétales réunionnaises sont la destruction et la dégradation des habitats naturels.

Le développement urbain et agricole est ainsi responsable de la disparition progressive de nombreuses espèces, à l'instar du Bois de lait (Tabernaemontana persicariifolia), arbuste de la zone littorale classé « En danger critique d'extinction ».

Outre l'impact direct des activités humaines, la flore réunionnaise est également confrontée à l'invasion d'espèces végétales introduites, lesquelles dégradent la plupart des milieux naturels. Plus de 100 espèces introduites représentent ainsi une menace pour la flore locale.

Figurent parmi celles-ci le Goyavier ainsi que la Liane papillon, cette dernière affectant « les derniers vestiges de la forêt semi-sèche » et menaçant des espèces comme l'arbuste le Bois de chenilles (Clerodendrum heterophyllum) », classé « En danger critique d'extinction ».

Enfin, certaines espèces de plantes font l'objet d'une forte pression de prélèvement. De fait, de par leur beauté, plusieurs espèces d'orchidées présentent un intérêt commercial, comme le Petit Muguet (Beclardia macrostachya) ou le Gros Faham (Cryptopus elatus), tous deux « Quasi menacés ». Bien que classé « Vulnérable », le Bois de ronde (Erythroxylum sideroxyloides) est braconné pour les vertus thérapeutiques de son écorce.

Des actions de conservation ont été mises en place pour protéger ce patrimoine unique, lequel recense quelques 237 espèces végétales endémiques, qui ne se rencontrent nulle part ailleurs.

Toutefois, à l'heure actuelle, 82 d'entre elles, soit 35 %, sont d'ores et déjà considérées comme menacées.

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Auteur : Cécile Cassier

Source : www.univers-nature.com