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Cette actualité a été publiée le 05/03/2011 à 20h22 par Tanka.


LA FAUNE DU SVALBARD

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La faune du svalbard

 
Les mammifères terrestres

Seulement trois mammifères terrestres vivent au Svalbard : l'ours polaire, le renard arctique et le renne ; et tous trois sont parfaitement adaptés aux rigueurs du climat.

Il n'y a pas de lemmings au Svalbard, seuls quelques rongeurs introduits accidentellement sont visibles aux abords des agglomérations.

Les introductions du lièvre arctique et du boeuf musqué se sont soldées par des échecs.

L'ours blanc (ours polaire) (ursus maritimus)

Sans autre ennemi que l'homme, il se trouve élevé au rang de superprédateur, tout en haut de la chaîne alimentaire. Très bon nageur, il vit surtout en bordure de la banquise et sur les glaces dérivantes ; mais on peut en rencontrer souvent à terre, été comme hiver. Très mobile, il peut couvrir jusqu'à 1000 kilomètres de distance au cours de sa migration annuelle.

Sur la façade ouest du Spitzberg, des ours isolés sont observés plusieurs fois par an. Ce sont souvent des ours qui se sont fait surprendre par une débâcle précoce ou qui dévient de leur itinéraire de migration. Par contre, sur la côte est du Spitzberg et surtout sur les îles à l'est, ils sont plus nombreux.

Une route de migration « classique » remonte la côte est depuis la pointe sud jusqu'à la hauteur de Longyearbyen, puis continue vers l'île de Barents.
Les femelles mettent bas pour beaucoup sur l'Île Edge (Edgeøya) ou la Terre du Roi Charles (Kong Karls Land). La naissance (de 1 à 3 oursons, la plupart du temps 2) a lieu en décembre dans une tanière creusée dans une congère.

La femelle en sort en mars-avril. Les jeunes resteront en sa compagnie deux à trois ans avant de la quitter. La maturité sexuelle est atteinte vers 5 ans.
Au début des années 80, la population était, estime-t-on, de 3000 individus sur l'archipel norvégien, ou de 5000 si l'on inclut l'ensemble des terres voisines (François-Joseph, Nouvelle-Zemble) et le Nord-Est du Groenland.

Les Inuit l'appellent pisugtooq, l'éternel vagabond...Il peut attaquer l'homme, mais un tel comportement agressif est le plus souvent du à l'ignorance, ce qui peut, dans ce milieu extrême, se terminer en tragédie. Il est donc préférable de connaître les moeurs et habitudes du seigneur des glaces, du roi de la banquise, véritable symbole de l'Arctique. Car il n'y a pas d'ours blanc en Antarctique...

L'ours polaire est parfaitement adapté au froid et à la neige. Sa couleur, immaculée en hiver mais plus jaune en été, l'aide bien entendu à se fondre dans le paysage pour surprendre ses proies. Mais sous la fourrure, surprise : la peau est noire ; une particularité qui permet de mieux conserver la chaleur que canalisent les poils blancs et creux jusqu'au corps (un corps noir absorbe en effet davantage de chaleur incidente qu'un corps blanc ; en outre, l'absence de protubérances (petites oreilles, queue courte, etc.) de même qu'une forme ramassée limitent encore les déperditions de chaleur.

Quand il a trop chaud, par exemple après une course trop rapide, l'animal doit se rafraîchir en haletant, en léchant de la neige ou en nageant dans l'eau froide. Enfin, de larges pattes permettent à l'ours blanc de se déplacer sur la neige ou la glace et une épaisse couche de graisse le protège également du froid.
 

 

Les ours polaires mâles du Svalbard pèsent en moyenne 400 à 500 kg, peuvent atteindre 700 kg et mesurent de 1,80 à 2,60 mètres de long ; les femelles sont plus petites et peuvent peser de 150 à 350 kg. (Record pour un mâle sur l'île de Hopen en 1995 : 850 kg).

Mature vers 4 ou 5 ans, l'ours polaire est un solitaire. Excepté au moment de l'accouplement, en avril-mai. Une fois fécondé, l'ovule voit sa maturation suspendue et le développement de l'embryon est différé jusqu'en septembre-octobre, un retard programmé qui va permettre au futur petit de naître à la bonne saison, lorsque soleil et nourriture sont abondants ; une adaptation physiologique partagée par des mammifères marins, parmi lesquels l'ours polaire se voit parfois classé tant il est adapté à la vie aquatique.

À la fin de l'automne, la femelle creuse une tanière dans une congère pour passer l'hiver et mettre au monde ses petits, d'où elle ressortira après 6 mois de jeûne. Ses oursons, souvent des jumeaux de 500 g à la naissance en décembre, pèseront alors 10 kg, grâce au lait de la femelle qui contient 40% de matières grasses.

Ils demeureront près de leur mère pendant deux ans et demi, s'ils réussissent à survivre dans ce milieu polaire hostile. On pense qu'une femelle met bas tous les trois ans et peut avoir 6 portées pendant sa vie.

L'ours polaire est un carnivore, le plus gros du monde, et n'a aucun prédateur, à part l'homme : il règne donc en maître sur son territoire. Mais il vit dans un environnement où la nourriture peut se faire rare.

Il a une mauvaise vue, mais ce handicap est largement compensé par un odorat très développé qui lui permet de localiser ses proies à des kilomètres de distance. En outre, il est d'un naturel excessivement curieux et explore tout ce qui est nouveau pour lui ; une fois satisfait, en général, il s'en va.

Un ours polaire peut se nourrir de n'importe quoi, y compris de mousses, d'algues, d'oeufs ou de détritus, mais son régime alimentaire est basé essentiellement sur le phoque, et pour l'abattre, en général d'un coup de patte mortel, il sait l'attendre à la sortie du trou de respiration qu'il a creusé dans la banquise. On estime qu'à raison de plus d'un phoque par semaine, chaque ours mangerait ainsi 50 à 70 phoques par an ; ce qui lui donne une place capitale dans l'écosystème arctique. En revanche, il s'attaque rarement aux rennes.

L'ours polaire est aussi bon nageur que marcheur et, à terre, son allure est comparable à celle d'un homme à pied ; il va l'amble et pose ses pattes arrière à l'emplacement de ses pattes avant. Dans l'eau, il nage avec ses pattes avant, celles de derrière lui servant à se diriger. Il est capable de nager pendant des heures sans se fatiguer, de traverser un fjord et on l'a déjà surpris en pleine mer, à plus de 100 km de toute terre et de toute glace.

Plusieurs aires géographiques arctiques sont occupées par les ours blancs, et ceux du Svalbard vont du Groenland à la Nouvelle-Zemble. Aujourd'hui, il est possible d'étudier leurs déplacements en fixant, après les avoir endormis, un collier émetteur sur certains individus et en les suivant par satellite ; un système qui peut fonctionner pendant deux ans.

 

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Auteur : svalbard.fr

Source : www.svalbard.fr