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Cette actualité a été publiée le 11/10/2011 à 18h51 par Tanka.


LA FAO S'ALARME DE LA VOLATILITÉ DES PRIX ALIMENTAIRES

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La FAO s'alarme de la volatilité des prix alimentaires

 
Dans son rapport, l'organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation alerte la communauté internationale sur la poussée de fièvre observée depuis la mi-2010 sur les tarifs des denrées. Une tendance qui risque de s'accentuer.

Pour des questions de « révision méthodologique » actuellement en cours, l'organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) n'a pas été en mesure, lundi, de publier son évaluation annuelle du nombre d'humains souffrant de la faim dans le monde. L'organisation s'en tient donc, pour le moment, à son chiffre de 2010, à savoir 925 millions de personnes, contre 1,023 milliard l'année précédente.

Elle souligne toutefois qu'en dépit de l'objectif dit « du millénaire » de réduire de moitié la proportion des personnes qui souffrent de la faim d'ici à 2015, il y aura d'ici là « encore quelque 600 millions de personnes sous-alimentées dans les pays en développement », une situation « inacceptable ».

Dans son rapport annuel, la FAO, qui a travaillé cette année avec le Fonds international de développement agricole (Fida) et le Programme alimentaire mondial (PAM), s'alarme avant tout de la volatilité des prix et de leur niveau élevé, alors que les tarifs des denrées avaient considérablement baissé jusqu'au début des années 2000. Un répit avait été observé à partir du deuxième semestre 2008, mais une nouvelle poussée de fièvre est enregistrée depuis la mi-2010.

« L'augmentation de la consommation dans les économies en expansion, la croissance continue de la population et la demande accrue de biocarburants exerceront des pressions supplémentaires sur le système alimentaire », explique le rapport, tandis que la volatilité des prix « pourrait s'accentuer au cours des dix prochaines années en raison des imbrications plus étroites entre les marchés agricoles et énergétiques et de la survenance d'événements climatiques extrêmes plus fréquents ».

Ainsi les cours mondiaux du riz, du blé, du maïs et des oléagineux pour la période 2015-2020 seront-ils supérieurs de respectivement 40 %, 27 %, 48 % et 36 % à ceux de la période 1998-2003.

Ce sont les petits pays tributaires de leurs importations, notamment en Afrique, qui sont particulièrement menacés, en raison des suites de la crise économique et alimentaire de 2006-2008, auxquelles s'ajoute la situation dramatique qui sévit en Somalie et dans les pays voisins.

A titre d'exemple, le nombre de sous-alimentés sur le continent africain a augmenté de 8 % entre 2007 et 2008, alors qu'il est resté pratiquement stable en Asie. Concrètement, prévient la FAO, les variations de revenus que provoquent les fluctuations des prix entraînent « des diminutions de l'apport aux enfants en éléments nutritifs essentiels au cours des mille premiers jours suivant leur conception ». Devenus adultes, ces enfants ont une forte probabilité de « croupir dans la pauvreté ».

La solution avancée par les trois agences consiste à mettre en place « des filets de sécurité ciblés » pour atténuer l'insécurité alimentaire à court terme. A plus long terme, ajoute le rapport, les investissements dans l'agriculture demeurent « d'une importance fondamentale », notamment en matière d'irrigation, de gestion des terres et de développement de meilleures semences.
 

Un article de GUILLAUME DELACROIX, publié par Les Echos
 

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Auteur : GUILLAUME DELACROIX

Source : www.lesechos.fr