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Cette actualité a été publiée le 30/01/2011 à 19h56 par Tanka.


LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE 1/4

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La désobéissance civile 1/4

Il y a quelques années, André Glücksmann prônait la désobéissance civile au sujet du scandale du sang contaminé, qui « n'aurait peut-être jamais existé si, quand il était encore temps, quelqu'un avait civilement désobéi. »

Il est certain que le sang contaminé n'est qu'un exemple parmi bien d'autres : le nuage de Tchernobyl, le distilbène, l'amiante, l'encéphalopathie spongiforme bovine, l'hormone de croissance, les hormones dans la nourriture des animaux, les produits chimiques dans l'agriculture, les centaines de médicaments retirés parce qu'ils avaient tué, alors qu'ils avaient été mis sur le marché après de « longues études sur leur innocuité absolue ». Aucun des véritables responsables de ces délits n'a été sanctionné, excepté, parfois, quelques rares boucs émissaires.

La liste les tueurs potentiels toujours en liberté s'allonge tous les jours mais la plupart des consommateurs de médicaments chimiques l'ignorent la plupart du temps, comme le dernier « petit » scandale de l'Avandia®, qui a été occulté ou presque par les médias alors qu'il pourrait être responsable de plus de 4 000 attaques cardiovasculaires et de 9 000 défaillances cardiaques annuellement aux États-Unis. Selon l'EMA, l'Avandia® ne devrait plus être vendu en Europe d'ici « quelques mois ». Pourquoi ces délais ?

En janvier 2010, l'Afssaps a enfin supprimé le Sibutral®, utilisé pour le traitement de l'obésité car il réduit l'appétit, mais génère de nombreux effets secondaires graves comme l'hypertension artérielle et même des décès en raison de l'absence d'un suivi cardiovasculaire. Ces effets indésirables étaient connus depuis longtemps, parfois dès la mise sur le marché, ou prévisibles à cause de sa parenté chimique avec d'autres médicaments aux effets indésirables graves avérés. L'Italie a retiré le Sibutral® de ses pharmacies il y a 8 ans.

Ces « petits » scandales n'ont pas autant mobilisé les médias que celui du Vioxx®, qui était utilisé par environ deux millions de patients dans le monde, il était retiré du marché, car on estimait alors qu'il était responsable d'environ 28 000 attaques cardiaques et décès depuis sa mise en vente en 1999.

A présent, nous savons que le nombre d'accidents cardiaques, attaques ou décès, pourrait s'élever à près de 140 000, rien qu'aux États-Unis. Les décès concerneraient 30 à 40 % d'entre eux. Or, nous ne devons pas oublier que ce poison a été choisi en 2003 comme « médicament de l'année » par plus de 6 000 généralistes dans le cadre du Medec qui récompense le médicament le plus « performant » de l'année sur le plan de la santé.

Tout cela pourrait être imputé à des erreurs involontaires, donc pardonnables, si on n'avait pas appris que le laboratoire avait donné à ses visiteurs médicaux des renseignements mensongers. Les résultats d'un procès qui a eu lieu en 2000 ont bien prouvé la collusion de Merck et de la FDA qui connaissaient l'existence des attaques cardiaques, alors que le laboratoire poursuivait la publicité pour son produit le soir à la télévision.

Mais en France, où les laboratoires ont continué à le vendre et les médecins à le prescrire, l'Afssaps a déclaré : « Le risque de complication cardiovasculaire reste cependant faible et n'apparaît qu'à long terme. » Jusqu'à combien de morts le risque reste-t-il « faible » ? Nous sommes habitués à ce genre de protection depuis le désastre de Tchernobyl.

En outre, les effets secondaires des médicaments sont souvent décelés avec de gros retards, et la liste initiale de ces effets étant rarement exhaustive, elle peut être remise en cause à tout moment, même des dizaines d'années plus tard. Ainsi, en mai 2006, un rapport édifiant signalait que le Distilbène dont le scandale est oublié depuis longtemps serait aussi à l'origine d'une véritable série de suicides.

La justice a alors demandé une expertise scientifique, car « aucune recherche approfondie n'avait été lancée sur ce sujet ». Que faisait l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) à l'époque ?

Actuellement, c'est le Médiator® qui est sur la sellette, mais il n'est que la partie visible de l'iceberg car l'omerta, cette loi du silence imposée par une mafia, concerne également la vaccination contre l'hépatite B dont on refuse d'admettre les milliers de victimes, celle contre le papillomavirus, qui a pris comme cobayes des milliers de jeunes filles, ou l'autisme généré par certains vaccins mais qui n'intéresse guère nos députés. Sans compter la « grippette » porcine qui représente un scandale international mais n'a pas fini de faire parler d'elle car les accidents vaccinaux (et non grippaux) se manifesteront peu à peu et pendant longtemps.

Qui est ou sera responsable des accidents ? Personne évidemment. Parfois, certains fabricants sont mis en examen, mais ils s'en tirent toujours à leur grand avantage et, surtout, aucun des responsables de la santé publique qui laissent faire sans jamais intervenir n'a été inquiété, ni les ministres de la Santé, ni les organismes chargés d'évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments, alors qu'ils sont tous grandement complices de la désinformation et des mensonges propagés par les fabricants et les médias.

Il ne nous reste plus qu'à espérer que le grand public va enfin cesser d'écouter les nombreux experts, juge et partie, qui sont à la solde d'une industrie aussi aveugle que criminelle et sortira de son autisme avant que de nouvelles catastrophes ne se manifestent, comme c'est devenu une habitude dans notre pays et même dans le monde.

Tous ces scandales ont de nombreux points communs et une même origine : l'appât du gain au détriment de la santé. Cependant, après chaque scandale, d'éminents « spécialistes » nantis de l'absolution générale nous expliquent avec des trémolos dans la voix que les décisions incriminées étaient justifiées par les « données actuelles de la science », d'autant qu'à présent, à la notion de « responsable mais pas coupable » s'est ajoutée celle de « coupable mais pas condamnable ».

Au fil des ans, dans tous les pays, les catastrophes sanitaires connaissent les mêmes phases de déroulement. L'industrie nous abreuve d'informations venant de scientifiques corrompus qui produisent des contre-expertises truquées et, alors que les rapports de maladies et de décès se multiplient, nos gouvernants persistent à se référer aux expertises sécurisantes, à nier toute relation entre le produit et ses effets délétères, et interdisent aux scientifiques contestataires de s'exprimer en public, n'hésitant pas à discréditer leurs travaux.

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Auteur : Sylvie Simon

Source : www.sylviesimonrevelations.com