La cuisine qui fait pschitt ! - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 04/12/2009 à 16h06 par Jacques.


LA CUISINE QUI FAIT PSCHITT !

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
La cuisine qui fait pschitt !

Info sélectionnée par Jacques

Le chroniqueur gastronomique Jörg Zipprick met les pieds dans le plat, dans son livre « Les dessous peu appétissants de la cuisine moléculaire » (éditions Favre), en nous racontant par le menu comment une pincée de chefs étoilés ont fait de leurs clients des cobayes pour le compte de l'industrie chimique.

Comment ils les font banquer pour tester sur leurs papilles un sorbet à la sardine confectionné à l'azote liquide ou des pâtes de soja et d'huile façonnées à la seringue. Un torrent de colorants, gélifiants, exhausteurs de goût, acidifiants... qui peut vous mettre patraque. C'est ce qui est arrivé à Londres, au Fat Duck (Canard replet), trois étoiles Michelin.

Une quarantaine de clients ont été pris de vomissements et de diarrhées après avoir goûté les petits plats du chef converti à la gastronomie moléculaire.. Pour rendre l'assiette chatoyante, les « toqués du moléculaire » disposent de onze colorants sur leur palette.

Prenez le E120, que l'on trouve entre autres dans les rouges à lèvres. Ce colorant écarlate fabriqué avec des cochenilles femelles fécondées tuées à la vapeur puis desséchées peut provoquer des réactions allergiques façon attaques d'asthme ou poussées d'urticaire.

Là où l'on tombe vraiment de sa chaise, c'est quand on découvre que tout ça est piloté par l'industrie agrochimique qui mijote de remplacer les aliments d'origine agricole par des produits moins chers. Et pour nous amadouer le palais, elle a enrôlé quelques grandes toques comme la star espagnole Ferran Adria (El Bulli), et bien sûr le chimiste Hervé This.

Le projet, financé en partie avec l'oseille de l'Europe (550 863 millions d'euros), s'appelle « Inicom » pour « Introduction des technologies innovantes dans la gastronomie moderne pour la modernisation de la cuisine ». Alléchant, non ?

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........