La CUB demande la fermeture de la centrale nucléaire du Blayais - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/06/2011 à 18h07 par Kannie.


LA CUB DEMANDE LA FERMETURE DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DU BLAYAIS

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La CUB demande la fermeture de la centrale nucléaire du Blayais

 

La Communauté urbaine de Bordeaux a adopté une motion réclamant « la fermeture progressive et le démantèlement de la centrale du Blayais, à commencer par le réacteur n°1 qui a trente ans »

 

La motion a été présentée à l'initiative du groupe Europe Ecologie les Verts et co-rédigée avec le groupe PS, les deux formations disposant d'assez de voix pour la faire passer, malgré les votes contre du groupe Communauté d'Avenir (droite) d'Alain Juppé, et du groupe communiste.

Début mai, deux mois après la catastrophe de Fukushima, la CUB avait demandé au préfet de la Gironde une extension du périmètre particulier d'intervention (PPI), qui prévoit des mesures d'information et de secours des citoyens en cas d'incident à la centrale, mais qui ne couvre qu'un rayon de 10 km autour du site nucléaire du Blayais.

De fait, le million d'habitant de l'agglomération de Bordeaux, distant d'une quarantaine de km, est exclu du PPI. Au début de cette semaine, la réponse du préfet est tombée : pas d'extension du périmètre. C'est ce contexte qui a poussé les élus écologistes à proposer la motion, « un accident majeur affectant la centrale de Blaye (mettant) en péril la sécurité de milliers de personnes en Gironde et donc dans la CUB ».

Ce vote a été l'occasion d'exprimer la position de chaque groupe politique. Le sénateur PS de Mérignac, Alain Anziani, a expliqué que « Fukushima, ce n'est pas rien. L'Allemagne et l'Italie en ont tiré les conséquences, les choses ne peuvent plus être comme avant ».

Pour Alain Juppé, qui a voté contre la motion, « il faut changer de modèle de développement et sortir du gaspillage généralisé, mais il n'y a pas de solution unique. Il faut économiser, avoir une action ambitieuse sur les énergies renouvelables, mais à moyen terme, sur les 3 ou 4 décennies qui viennent, le nucléaire reste incontournable. Il faut vivre avec en élevant le niveau de sécurité ».

Pour le président PS de la CUB, Vincent Feltesse, « Fukushima » est une nouvelle rupture. Certains risques, comme le risque terroriste, ne sont pas intégrés par la centrale de Blaye.

Je ne peux pas m'empêcher de voir comment la France est en train de rater le virage des énergies renouvelables. Nous ne tenons pas les engagements du Grenelle. Tout cela impose un débat sur le nucléaire ».
 

Un article de Denis LHERM, publié par Sud-Ouest

 

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Auteur : Denis LHERM

Source : www.sudouest.fr

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