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Cette actualité a été publiée le 09/12/2010 à 22h25 par Tanka.


LA CONFÉRENCE DE CANCUN "SUR LE FIL DU RASOIR"

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La conférence de Cancun "sur le fil du rasoir"

CANCUN, Mexique (Reuters) - A vingt-quatre heures de la fin de ses travaux, la conférence de Cancun sur le climat est "sur le fil du rasoir", a déclaré jeudi le chef de la délégation britannique.

Les 194 Etats réunis sous l'égide des Nations unies sont toujours dans l'impasse sur l'avenir du Protocole de Kyoto, a précisé Chris Huhne, ministre britannique à l'Energie et au Changement climatique.

Or un blocage sur la suite à donner à Kyoto, dont la première phase d'engagements expire en 2012, menace les autres dossiers au coeur des négociations, dont le financement d'un fonds Climat qui doit aider les pays les plus pauvres à s'adapter aux conséquences du réchauffement et la lutte contre la déforestation.

"Nous sommes sur le fil du rasoir, nous pourrions aussi bien déboucher sur un bon résultat que finir par une sortie de route", a dit le ministre britannique, chargé avec le Brésil d'une mission de médiation sur Kyoto par la présidence mexicaine de la conférence.

Le protocole de Kyoto fixe aux seuls pays industrialisés (à l'exception des Etats-Unis qui l'ont signé mais pas ratifié) des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Mais à Cancun, le Japon, le Canada et la Russie ont annoncé qu'ils ne signeraient pas de prolongation de Kyoto si les pays en développement comme la Chine et l'Inde ne sont pas à leur tour concernés par des engagements chiffrés.

"Si, ici à Cancun, nous abandonnons le Protocole de Kyoto, nous serons alors responsables d'un 'écocide', qui est l'équivalent d'un génocide", a dénoncé le président bolivien Evo Morales, qui affirme que 300.000 personnes meurent chaque année, victimes de la désertification mais aussi d'inondations, de sécheresse ou d'autres épisodes météorologiques extrêmes conséquences de l'accumulation dans l'atmosphère de gaz à effet de serre depuis la Révolution industrielle.

La Bolivie exige que les émissions de gaz des pays riches, historiquement responsables de cette accumulation, soient réduites de moitié d'ici 2017 par rapport aux niveaux de 1990. Il s'agit d'une position maximaliste qui excède les demandes des pays africains les plus pauvres et des Etats insulaires les plus exposés à la montée du niveau des océans.

Certains diplomates redoutent que le pays andin ne fasse dérailler toute la conférence, où l'unanimité est la règle.

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Auteur : Reuters

Source : www.lepoint.fr

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