La cicatrisation efficace des dauphins - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 15/08/2011 à 17h40 par Tanka.


LA CICATRISATION EFFICACE DES DAUPHINS

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
La cicatrisation efficace des dauphins

 
Des molécules antimicrobiennes contenues sous la peau des dauphins expliqueraient la remarquable faculté de cicatrisation de ces mammifères marins.

La blessure du dauphin était longue de 30 centimètres, profonde de trois centimètres ; pourtant, elle a guéri rapidement sans s'infecter, et ce dans l'eau... Comme l'illustre ce cas, ces animaux marins cicatrisent étonnamment bien. Selon Michael Zasloff, de l'Université Georgetown près de Washington, cette faculté serait due à des agents antibactériens concentrés dans la couche adipeuse de la peau.

Depuis longtemps, les biologistes marins s'étonnent de la vitesse à laquelle les dauphins guérissent des blessures infligées par les requins. En observant le rétablissement de spécimens de l'espèce Tursiops truncatus, M. Zasloff a avancé quelques hypothèses pour expliquer les mécanismes de cicatrisation chez ces mammifères marins.

Premier constat, les dauphins blessés perdent peu de sang. L'afflux sanguin vers les tissus blessés est sans doute réduit, comme lors du réflexe de plongée. En outre, ces blessures, pourtant exposées à de nombreux pathogènes dans l'eau, ne s'infectent pas. Or les dauphins ont un système immunitaire similaire à celui des mammifères terrestres. Ils doivent donc produire d'autres types de défenses antimicrobiennes en réaction à une blessure.

La peau des mammifères marins est composée d'un mince épiderme, reposant sur une couche de derme et séparée des muscles par une couche de cellules adipeuses. Cette dernière est épaisse et remplit plusieurs fonctions, telles l'isolation thermique, la transmission acoustique, etc. M. Zasloff s'est intéressé à cette couche adipeuse, la seule composante de la peau des dauphins qui diffère de celle des mammifères terrestres.

Il a découvert que ce tissu contient des organohalogènes (des composés organiques contenant un atome de fluor, de chlore, de brome ou d'iode) dont certains, d'origine naturelle, sont connus pour leurs propriétés antimicrobiennes et antibiotiques. La couche graisseuse est aussi enrichie en acide isovalérique.

Or une étude précédente sur le micro-organisme marin Pseudoalteromonas haloplanktis avait montré que cet acide gras est actif contre diverses bactéries, notamment celles qui infectent les mammifères marins. Stocké dans les cellules adipeuses profondes des dauphins, l'acide isovalérique serait libéré lors d'une blessure, et empêcherait la multiplication des bactéries dans les tissus lésés.

Certaines données suggèrent que des mécanismes de cicatrisation proches existent chez l'éléphant de mer et l'otarie.
 

Un article publié par Pour la science

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Source : www.pourlascience.fr