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Cette actualité a été publiée le 24/01/2012 à 18h47 par Tanka.


LA CHENILLE ET LE POISON

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La chenille et le poison

 
Cette fois, le fameux battement d'aile du papillon n'y est pour rien.

La coupable, c'est sa chenille. Celle de l'ostrinia nubilalis plus communément redoutée sous la très ordinaire appellation « pyrale ».

Elle aime bien le tournesol, le houblon, le chanvre, et même le chrysanthème, mais c'est le maïs qu'elle préfère. Depuis que des cerveaux malins ont imaginé puis créé des semences transgéniques pour lutter contre sa gourmandise, on a du mal à mesurer les menaces et les dégâts qui accompagnent leur utilisation.

On sait par contre que le sujet déchaîne les passions, transforme les savants en chiffonniers, embrase les campagnes et embarrasse les gouvernements. à quelques semaines d'une échéance aussi précieuse que l'élection présidentielle, le bricolage désespéré de Nathalie Kosciusko-Morizet illustre douloureusement l'inconfort de la situation.

D'un côté du champ de mines les industriels et les syndicats agricoles, de l'autre, les consommateurs, largement opposés à l'utilisation de semences génétiquement modifiées. Selon un sondage de l'Ifop publié en décembre, 65 % des Français faisaient part de leur inquiétude vis-à-vis d'une présence éventuelle d'OGM dans les produits alimentaires. Ils étaient 68 % en mai 2008, 63 % en octobre 2004 pour 73 % en juillet 2000.

Cette même étude souligne que quatre Français sur cinq (80 %) ne veulent pas de culture de ce type en plein champ sur notre territoire... Les « faucheurs », de nouveau en action hier à Trèbes contre le Monsanto 810, ne devraient pas manquer de soutien dans leur spectaculaire croisade.

La ministre de l'Écologie a réagi aussitôt. La France prendra un nouveau moratoire mais juste avant la date des semailles pour se mettre à l'abri d'un nouveau recours de la... commission européenne ! Une commission qui s'est distinguée en levant l'interdiction française tout en imposant l'étiquetage du miel contenant du Mon 810...

Pendant ce temps, circulant tranquillement dans les brumes de ce labyrinthe « éthico-légo-scientifique », de succulents produits surgelés et même de délicieux poulets AOC arrivent dans nos assiettes sans la moindre garantie.

Il en faudra des récoltes et des récoltes, avant que le combat du professeur Séralini, le premier à avoir réalisé des tests indépendants sur les produits Monsanto (il a notamment prouvé que le Mon 863 provoque des signes de toxicité hépatique et rénale chez les animaux qui le consomment) touche à sa fin. Mais quelle fin ? Après tout ce que l'on aura déjà avalé, peut-être n'aurons-nous plus jamais faim...
 

Un article de Patrick Louis, publié par La Dépêche
 

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Auteur : Patrick Louis

Source : www.ladepeche.fr