La centrale au charbon tchèque qui affole la Micronésie - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/01/2010 à 08h03 par Michel95.

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La centrale au charbon tchèque qui affole la Micronésie

Information recueillie par Michel95

La plus importante entreprise d'Europe centrale, l'électricien tchèque CEZ, qui fait la pluie et le beau temps à Prague, au propre et au figuré, pensait qu'obtenir l'autorisation de moderniser une de ses centrales au charbon vieillissantes de Bohême du Nord serait une pure formalité.

Promettre une baisse des émissions de CO2 de 3 millions de tonnes par an constituait un argument de poids pour balayer les oppositions.

C'était sans compter sur l'acharnement procédurier des riverains de la centrale de Prunerov et des écologistes, ni sur un adversaire inattendu : les Etats fédérés de Micronésie.

Ce groupe d'îles de l'océan Pacifique, menacées par l'élévation du niveau des mers, distant de plus de 10 000 km, a adressé une requête motivée au ministère tchèque de l'environnement, qui doit prochainement se prononcer sur le projet de modernisation présenté par CEZ.

"Conscients que les émissions de gaz à effet de serre de Prunerov II ne causeront pas directement l'élévation du niveau de la mer (...)", l'office de l'environnement des Etats fédérés de Micronésie estime cependant que "chaque centrale joue un rôle important et nécessite une évaluation internationale".

"Il existe quelque 5 000 centrales semblables à travers le monde qui contribuent aux émissions globales de CO2", souligne l'Office micronésien dans le courrier envoyé à Prague.

La centrale électrique de Prunerov est le 18e plus grand émetteur de CO2 en Europe à l'heure actuelle et en rejette 7,1 millions de tonnes par an.

Les écologistes et la Micronésie, qui reprennent les arguments des associations environnementales, reprochent à CEZ de ne pas projeter d'utiliser la meilleure technologie disponible, connue sous le sigle BAT.

Celle-ci permettrait de réduire les émissions de gaz de près d'un demi-million de tonnes par an pour passer de 4,1 millions à 3,6 millions par rapport à la technologie des années 1970-80 retenue par CEZ.

"Précieux précédent"

Selon Jan Rovensky, de Greenpeace, à Prague, la démarche des Micronésiens constitue un "précieux précédent".

C'est la première fois qu'un pays éloigné de la source de pollution recourt à la convention d'Espoo
(Convention sur l'évaluation de l'impact sur l'environnement de l'ONU).

Le ministre tchèque de l'environnement, le Vert Jan Dusik, a poliment accusé réception de la requête envoyée du bout du monde et signifié qu'il "intégrerait les réponses au rapport final", peu inquiet des hypothétiques conséquences juridiques.

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Source : Martin Plichta - Le Monde.fr

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Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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