La catastrophe des OGM aux États-Unis, une leçon pour l'Union européenne - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 20/12/2010 à 11h50 par Tanka.


LA CATASTROPHE DES OGM AUX ÉTATS-UNIS, UNE LEÇON POUR L'UNION EUROPÉENNE

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La catastrophe des OGM aux États-Unis, une leçon pour l'Union européenne

Dernièrement, à Bruxelles, les potentats non-élus de la Commission européenne ont cherché à passer outre à ce qui a été maintes fois démontré : l'opposition écrasante de la population de l'Union européenne à la propagation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans leur agriculture. Pour entériner sans discussion l'adoption des OGM, le président de la Commission de l'Union européenne dispose à présent d'un expert-comptable maltais en tant que commissaire à la santé et à l'environnement. Originaire de Grèce, l'ancien commissaire à l'environnement était un farouche adversaire des OGM.

En outre, le gouvernement chinois a fait savoir qu'il pouvait approuver une variété de riz OGM. Avant que les choses n'aillent trop loin, ils seraient bien d'examiner de plus près le laboratoire de test mondial des OGM, les États-Unis. Là-bas, les cultures d'OGM sont loin d'être bénéfiques. C'est plutôt exactement le contraire.

Ce qui est soigneusement resté en dehors de la propagande de Monsanto et des autres compagnies de l'agroalimentaire lors de leur promotion des cultures génétiquement manipulées comme alternatives aux cultures classiques, c'est le fait que, jusqu'ici, dans le monde entier, toutes les cultures d'OGM ont été manipulées et brevetées dans l'unique but de deux choses : être résistantes ou « tolérantes » à des produits chimiques brevetés hautement toxiques – au glyphosate herbicide que Monsanto et les autres obligent les agriculteurs d'acheter en condition d'acquisition de leurs OGM brevetés – et être résistantes à des insectes spécifiques.

Contrairement aux mythes de relations publiques dispensés dans leur propre intérêt par les géants de l'agroalimentaire, il n'existe pas une seule semence d'OGM qui ne fournisse un rendement supérieur aux récoltes conventionnelles, ni qui n'ait besoin de moins d'herbicides chimiques toxiques. Pour cette simple raison, il n'y a aucun profit à en tirer.

Le fléau des super-mauvaises herbes géantes

Comme l'a fait remarquer le Dr Mae-Wan Ho, adversaire des OGM et biologiste éminente de l'Institut des sciences de Londres, les compagnies comme Monsanto incorporent dans leurs semences une tolérance aux herbicides grâce à la formule d'insensibilité au glyphosate du gène codant l'enzyme ciblée par l'herbicide. Cette enzyme est dérivée d'une bactérie du sol, l'agrobacterium tumefaciens.

La résistance aux insectes est due à un ou plusieurs gènes de toxines provenant de la bactérie du sol Bt (bacillus thuringiensis). Vers 1997, les États-Unis ont inauguré les plantations commerciales à grande échelle de plantes génétiquement modifiées, surtout le soja, le maïs et le coton. À l'heure actuelle, aux États-Unis, les cultures génétiquement modifiées ont envahi entre 85 et 91 pour cent des surfaces de cultures de ces trois principales plantes, soja, maïs et coton, soit près de 171 millions d'acres (692.000 kilomètres carrés).

Selon le Dr Ho, la bombe à retardement écologique associée aux OGM est sur le point d'éclater. Après plusieurs années d'application constante des herbicides au glyphosate brevetés, comme le très célèbre Roundup de Monsanto, la nature a réagi aux tentatives de l'homme de la violer en développant de nouvelles « super-mauvaises herbes » résistantes aux herbicides. Le contrôle de ces super-mauvaises herbes nécessite nettement plus, pas moins, d'herbicide.

ABC Television, un grand réseau national des États-Unis, a produit un nouveau documentaire intitulé « Les super-mauvaises ne peuvent être détruites. » (1)

Interviewés, les agriculteurs et les scientifiques de l'Arkansas décrivent des champs envahis de plants d'Amaranthus palmeri géants, capables de résister à toutes les pulvérisations de glyphosate que peuvent faire les agriculteurs. Un agriculteur interviewé a dépensé près de 400.000 euros en à peine trois mois dans une vaine tentative de destruction des nouvelles super-mauvaises herbes.

Les nouvelles super-mauvaises herbes sont tellement robustes que les moissonneuses-batteuses sont dans l'impossibilité de moissonner les champs, et les outils à main se brisent en essayant de les couper. En Arkansas, au moins 400.000 hectares de soja et de coton ont été investis par ce nouveau fléau biologique mutant. Les données détaillées sur les autres régions agricoles sont indisponibles, mais on estime qu'elles sont similaires.

Le ministère de l'Agriculture des États-Unis, pro-OGM et pro-agroalimentaire, a été signalé mentir sur l'état réel des récoltes, en partie pour masquer la triste réalité et prévenir une révolte explosive contre les OGM sur le plus grand marché mondial des organismes génétiquement modifiés.

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Auteur : Traduction : Pétrus Lombard

Source : www.mondialisation.ca