La Bretagne porte plainte contre cette affiche - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/02/2011 à 23h18 par Jacques.


LA BRETAGNE PORTE PLAINTE CONTRE CETTE AFFICHE

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Titre original : La Bretagne porte plainte contre cette affiche : "Je reconnais cette plage, c'est chez moi !"

La campagne d'affichage ne dure que sept jours, mais elle fait grand bruit. Le collectif d'associations de protection de la nature "France nature environnement" (FNE) a fait réaliser six visuels percutants - dénonçant les OGM, les algues vertes, les pesticides et la disparition des abeilles - qu'il comptait placarder dans le métro parisien.

Tollé dans une partie du monde agricole et vive critique du ministre de l'agriculture. La régie pub de la RATP s'est aussi montrée frileuse, puisque parmi les six images de la FNE (visibles ici), elle en a refusé trois.

Dernier épisode en date : la région Bretagne porte plainte contre la FNE "pour atteinte à son image", rapporte Le Télégramme. Elle met en cause les deux dernières affiches ci-dessus.

"Cette campagne caricaturale" nie "l'engagement déterminé pour un environnement durable et sain" des Bretons, "au premier rang desquels figurent les professions agricoles, les professionnels du tourisme", estime le président du Conseil régional la région dans un communiqué.

Seulement voilà, la Bretagne n'est pas directement citée dans ces affiches. Le lieu de la photo n'est pas non plus indiqué. "On ne met pas en cause la région Bretagne", assure Benoît Hartmann, le porte-parole de la FNE, au Post.

"Les Bretons se sentent visés, mais le problème des algues vertes concerne aussi la Vendée et la Normandie. De plus, le préjudice en terme d'image provient de la présence même de ces algues, pas du fait que nous les montrons !"

Benoît Hartmann se demande "sur quoi va reposer l'attaque de la région Bretagne" et s'étonne que "seuls les Bretons se sentent concernés". Où ont été prises ces deux photos d'algues vertes ?

"Je ne sais pas", affirme le porte-parole du collectif écolo. "Mais qu'importe, nous ne voulons pas stigmatiser un lieu géographique mais un phénomène dangereux."

Le Post a également contacté Mediaprism, l'agence publicitaire qui a réalisé les visuels pour France nature environnement. Petit temps d'hésitation lorsqu'on demande où ont été prises les photos... et même type de réponse que chez son client.

"Nous avons fait exprès de choisir une vue qui n'est pas reconnaissable". Tout en ajoutant que "quand même, personne n'est dupe : 80% des algues vertes sont en Bretagne".

L'interlocuteur de FNE chez Mediaprism nous précise que les deux photos ont été achetées à une banque d'images et qu'elles n'ont subi aucune retouche ou montage.

Il explique aussi que l'impossibilité de reconnaître le lieu de la photo est une précaution juridique. "Evidemment, nous avons été vigilants. Le but n'est pas d'emmener notre client en procès. Nous avant pris toutes les précautions nécessaires".

Contacté par Le Post le Conseil régional de Bretagne n'est pas franchement du même avis et annonce que la plainte "a été déposée mercredi soir".

Comment peut-il être certain que la photo a été prise en Bretagne ? "Dans l'esprit de tout le monde, les algues vertes, c'est la Bretagne", nous répond Thierry Burlot, vice-président de région chargé de l'eau, de l'environnement et de la biodiversité. "Et puis de toute façon, je reconnais cette plage, c'est chez moi ! Il s'agit d'une plage de Plouha, dans les Côtes d'Armor".

L'affaire est à présent dans les mains d'un avocat, nous dit-il.

"On sait que les algues vertes sont un problème majeur", commente le vice-président de région. "Nous travaillons dessus avec les agriculteurs, et ce n'est déjà pas une mince affaire. Cette campagne caricaturale ne fait pas avancer les choses, bien au contraire".

Note de Jacques : Monsieur le Ministre de l'Agriculture se permet d'émettre de vives critiques alors que son ministère vient d'être condamné à 9000 euros de dommages et intérêts (nos sous d'ailleurs) par le Conseil d'Etat pour avoir autorisé le Cruiser 350 mis en cause dans la destruction des abeilles ! Ce n'est plus supportable d'observer de tels comportements à ce niveau de l'Etat dans une société dite civilisée.

 

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Auteur : Rédaction lepost.fr

Source : www.lepost.fr