La Bolivie accueille la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 20/04/2010 à 22h52 par Tanka.


LA BOLIVIE ACCUEILLE LA CONFÉRENCE MONDIALE DES PEUPLES CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

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La Bolivie accueille la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique

En Bolivie, se tient depuis lundi 19 avril 2010, et pour quatre jours, la première Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique. Plus de 14 000 participants sont attendus, boliviens et étrangers, représentants d'organisations sociales, de défense de l'environnement et de peuples indigènes. Une deuxième chance pour les négociations internationales sur le réchauffement climatique après l'échec de Copenhague.

Au programme de la conférence, des groupes de travail sur des sujets comme le projet de déclaration universelle des droits de la « Terre mère », la dette climatique des pays du Nord envers ceux du Sud, ou encore la création d'un tribunal international de justice climatique. Il s'agit organiser les propositions et requêtes des peuples du Sud, inquiets du blocage des négociations internationales sur le réchauffement global.

« Nous ne sommes pas venus ici pour nous serrer la main ou pour faire connaissance. Nous sommes là pour travailler. Il s'agit de sauver la vie, de sauver le futur de nos enfants. Il s'agit de sauver la planète Terre », a annoncé David Choquehuanca. Pour le ministre bolivien des Affaires étrangères, une énorme responsabilité pèse sur cette conférence de Cochabamba : ne pas revivre un «nouveau Copenhague » lors du prochain sommet sur le réchauffement climatique qui doit se tenir au Mexique à la fin de l'année.

Dans la troisième ville de Bolivie, ils sont donc plusieurs milliers de militants à débarquer des quatre coins de la planète avec un objectif en tête : adresser aux gouvernants un message venu du peuple. « Ici, nous sommes dans une vision plus populaire, déclare Luis Ernesto Espinoza, leader indigène et écologiste bolivien.

Une vision des mouvements sociaux, moins officielle, moins gouvernementale, une vision allant du bas vers le haut et non du haut vers le bas. Une vision qui appelle les gouvernants à écouter la voix des majorités, la voix des peuples indigènes, à entendre l'urgence du moment que nous traversons. Nous sommes dans une époque qui demande des changements radicaux, qui demande de modifier certains modes de vie et certaines formes de développement», ajoute-t-il.

Côté gouvernements, seuls les alliés politiques d'Evo Morales ont répondu à l'invitation, comme le président vénézuélien Hugo Chavez, ou celui du Nicaragua Daniel Ortega. La Bolivie était l'un des cinq pays à s'opposer frontalement à l'accord proposé par les Etats-Unis à la conférence de Copenhague sur le changement climatique en décembre dernier.

De notre envoyé spécial à Cochabamba, Reza Nourmamode - Source : rfi.fr


Information recueillie par Tanka

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