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La biodiversité végétale méditerranéenne : organisation et évolution - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 11/11/2012 à 16h51 par kannie.

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La biodiversité végétale méditerranéenne : organisation et évolution

Points-chauds (hotspots) régionaux de biodiversité végétale de la région méditerranéenne

 

L'exceptionnelle richesse biologique des écosystèmes méditerranéens a été soulignée depuis une quinzaine d'années, grâce à la démarche mondiale basée sur le concept de point-chaud de biodiversité* (hotspot) terrestre.

Tel est le cas des plantes à fleurs et fougères, puisqu'environ 10 % des végétaux supérieurs du globe se rencontrent en région méditerranéenne, sur une surface seulement égale à 1,6 % de la superficie terrestre.

Estimée à 25000 espèces ou 30000 espèces et sous-espèces, la richesse floristique se concentre en deux principaux pôles, l'un occidental qui comprend la péninsule ibérique et le Maroc, et l'autre oriental avec la Turquie et la Grèce. Les îles et les montagnes déterminent des secteurs biogéographiques originaux, où le taux d'endémisme dépasse souvent 20 %.

Sur la base de la richesse et de l'endémisme végétal, il a été possible de définir dix points-chauds régionaux de biodiversité méditerranéenne, abritant environ 5500 végétaux endémiques (44 % de l'ensemble) sur 22 % des terres, soit environ 515 000 km2.

A une échelle locale (inférieure ou égale à 0,1 ha), les écosystèmes méditerranéens se caractérisent par des richesses floristiques très hétérogènes, selon les types d'habitats considérés, mais certains comme les pelouses à espèces annuelles sont parmi les plus riches communautés connues.

Pour tenter d'expliquer cette forte biodiversité, l'étude de l'influence des processus écologiques locaux a été initialement privilégiée. Les stress environnementaux et les perturbations ont en effet un rôle majeur dans la dynamique des systèmes biologiques méditerranéens, en maintenant de fortes hétérogénéités spatiales et temporelles.

Mais la mosaïque des paysages, les fortes variations topographiques et enfin l'impact très ancien de l'homme sur les milieux naturels modèlent aussi cette biodiversité. Plus récemment, une meilleure prise en compte des paramètres biogéographiques* et évolutifs montre toute l'importance des processus macroécologiques*, qui s'inscrivent dans de vastes échelles spatiales et temporelles.

 
Glossaire

Biogéographie : discipline ayant pour objet l'étude de la répartition des êtres vivants à la surface du globe et la compréhension des processus qui régissent cette répartition.

Endémisme : phénomène caractérisant la distribution restreinte à une zone biogéographique donnée d'une espèce, d'un genre ou d'un groupe systématique plus vaste (famille, ordre..).

Gondwana : super-continent issu de la fragmentation de la Pangée vers 200 Ma et regroupant l'Afrique, l'Arabie, l'Inde, l'Amérique du Sud, l'Antarctique et l'Australie.

Horloge moléculaire : théorie selon laquelle une séquence génétique évolue à une vitesse à peu près constante au cours du temps, la distance séparant deux séquences permettant de dater l'époque de divergence des êtres vivants auxquels elles appartiennent. Différentes techniques analytiques permettent de corriger l'hétérogénéité des taux d'évolution moléculaire entre lignées génétiques, afin d'avoir une échelle temporelle de l'évolution.

Laurasie : super-continent issu de la fragmentation de la Pangée vers 200 Ma et regroupant l'Amérique du Nord, le Groenland, l'Europe centrale et du Nord et l'Asie.

Macroécologie : discipline qui analyse les facteurs et processus écologiques se déroulant à de vastes échelles spatiales (depuis la région biogéographique jusqu'au système Terre), et qui étudie les grands équilibres et cycles de la biosphère.

Paléoécologie : discipline visant à estimer l'organisation et la dynamique des espèces ou communautés vivantes passées, parallèlement à la quantification de certaines variables environnementales (paramètres climatiques, régimes de feu, pH des eaux lacustres, etc.), grâce à la localisation, l'identification, la quantification et la datation de restes biologiques (assemblages fossiles, grains de pollen, charbons et cernes de bois, foraminifères, etc.).

Paléogéographie : étude de la géographie des continents au cours des différentes époques géologiques, elle s'appuie sur la théorie de la tectonique des plaques qui a mis en évidence le perpétuel changement de la configuration des masses continentales.

Point-chaud de biodiversité (biodiversity hotspot) : secteur géographique de concentration exceptionnelle en espèces végétales ou animales et en espèces endémiques.

Phylogénétique : analyse des relations de parentés entre différents êtres vivants, en vue de comprendre l'évolution des organismes. Actuellement, les arbres phylogénétiques sont le plus souvent reconstitués à partir des données moléculaires.

Phylogéographie : étude des principes et phénomènes gouvernant la distribution géographique de diverses lignées génétiques, en particulier au sein d'une même espèce ou entre espèces proches parentes. La phylogéographie est appliquée à différentes échelles spatiales, et elle intègre la biogéographie, la phylogénétique mais aussi la paléoécologie, afin d'examiner la généalogie du monde vivant selon un cadre spatio-temporel précis.

Spéciation : processus évolutif d'apparition de nouvelles espèces. On distingue plusieurs types de spéciation, basés sur la répartition géographique des populations en divergence au cours du processus (les spéciations allopatrique, péripatrique, parapatrique et sympatrique).

Taxonomie : discipline de classification des organismes vivants, qui a pour objet de les décrire et de les regrouper en entités appelées taxons, afin de les identifier, les nommer et enfin les classer, en s'appuyant sur les principes de la systématique (science organisant le classement des taxons et leurs relations).

Zone refuge : aire géographique particulière (souvent des îles, montagnes ou gorges) où des lignées génétiques distinctes ont persisté au fil des fluctuations climatiques passées (cycles glaciaires par exemple), du fait de caractéristiques environnementales favorables.

Points-chauds (hotspots) régionaux de biodiversité végétale de la région méditerranéenne

 

Un article publié par sfecologie.org et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Frédéric Médail, Alex Baumel, Katia Diadema et Jérémy Migliore

Source : www.sfecologie.org

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