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Cette actualité a été publiée le 08/07/2011 à 00h42 par Kannie.


LA BIODIVERSITÉ

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La biodiversité

 

La perte de biodiversité et l'extinction des espèces

Depuis l'apparition de la vie, il y a 3,8 milliards d'années, la terre a connu cinq grandes crises d'extinction d'espèces, à chaque fois suivies de phases d'expansion. «La plus grave de ces crises s'est produite il y a 245 millions d'années à la fin de l'ère primaire, elle a vu disparaître la quasi totalité des espèces marines et les deux tiers des familles d'insectes et de vertébrés», expliquent Renan Aufray et Manuelle Rovillé, chercheurs du CNRS. Celle à laquelle on fait le plus souvent référence, qui a marqué le début de l'ère tertiaire il y a 65 millions années, a provoqué la disparition des dinosaures et d'un nombre très important de mammifères.

De nombreux scientifiques estiment que nous vivons actuellement la sixième période d'extinction qui s'expliquerait cette fois essentiellement par l'action de l'homme sur son environnement.

Selon les deux chercheurs du CNRS, lors des précédentes crises, la dynamique de l'évolution a toujours permis de compenser ces extinctions massives et d'accroître, après plusieurs dizaines de millions d'années, le nombre total de familles sur la terre. Au final, la perte de diversité liée à une vaste extinction conduit dans un premier temps, à une régression de la biodiversité, mais seulement pour 10 à 15 millions d'années... Le temps nécessaire à la planète pour se réorganiser et créer une nouvelle diversité !

L'érosion de biodiversité s'est accélérée

Au cours des 65 derniers millions d'années, le taux d'extinction moyen s'est situé autour d'une espèce par an et par million. Mais aujourd'hui, cette proportion se serait fortement amplifiée. La communauté scientifique estime que le rythme actuel de disparition des espèces est de 50 à 1000 fois supérieur au taux naturel d'extinction, ce qui signifie que la moitié des espèces vivantes que nous connaissons, pourrait disparaître d'ici à un siècle.

Cette érosion accélérée de la biodiversité ne serait cette fois pas uniquement naturelle mais aussi liée de façon importante aux activités humaines.

Le refus des hommes à accepter le changement

Il est vrai que des espèces disparaissent mais on en découvre également de nouvelles tous les jours, et en ce qui concerne les micro-organismes, l'évolution continue aussi rapidement qu'auparavant. La crainte de perdre de la biodiversité correspond davantage à la peur naturelle des hommes à refuser le changement. Les hommes ont même tendance à considérer comme naturel, des états qui n'en sont pas, comme la présence de manioc, de cacaoyers, de cocotiers dans les paysages africains par exemple ou comme la forêt des Landes en France.

Les causes de la disparition de certaines espèces

Les scientifiques ont identifié plusieurs explications majeures à l'érosion actuelle de la biodiversité :

> la destruction des milieux naturels par la montée en puissance de l'urbanisation et le développement de grandes surfaces agricoles
> la surexploitation des espèces sauvages par la pêche, le braconnage, la déforestation ...
> les pollutions d'origine industrielle, urbaine, agricole...
> le changement climatique qui pour certains scientifiques pourrait provoquer à lui seul d'ici à 2050, la disparition de 15% à 37% des espèces présentes actuellement sur la planète.

Le rapport d'un groupe de scientifiques internationaux réunis à l'occasion du Millenium Ecosystem Assessment (2005) estime que 12% des oiseaux, 25% des mammifères et 32% des amphibiens pourraient s'éteindre d'ici à 2100. Selon d'autres sources, les deux tiers des espèces qui peuplent aujourd'hui la surface de la terre, pourraient disparaître d'ici à 100 ans, à cause de la destruction de leurs habitats.

La biodiversité et le rôle de l'homme

La biodiversité est un concept « humain ». Si on laisse faire la nature, une espèce ou un groupe d'espèces peuvent prendre le dessus sur les autres dans un milieu donné et la biodiversité n'en sera pas enrichie.

Pour le géographe Jean-Robert Pitte, l'un des auteurs du récent livre « Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête », il n'existe plus aujourd'hui de nature sans homme.

Pire, la nature seule peut-être dangereuse lorsqu'elle est sanctuarisée. « Il est un écueil qui menace tous ceux qui considéreraient le développement durable de façon trop restrictive : finir par ne plus se préoccuper que de la Planète (avec un grand P), de la Nature (avec un grand N) et oublier les hommes qui les habitent, façonnent les paysages et aménagent l'espace... On ne peut pas sanctifier la planète comme si elle existait indépendamment de ceux qui l'habitent et la transforment ».

Pour les auteurs de cet ouvrage, le discours courant est celui du catastrophisme (réchauffement climatique, cataclysmes météorologiques, réduction de la biodiversité ...), c'est-à-dire de la peur. La réalité est souvent tout autre. La forêt recule en certains endroits mais elle conquiert ailleurs de nouveaux espaces.

Le réchauffement climatique ne signifie pas partout désertification. Jean-Louis Martres, professeur de science politique à l'Université Montesquieu Bordeaux IV, estime de son côté que la biodiversité croît en même temps que l'augmentation de la population et que l'homme crée tous les jours de la biodiversité : « Le nombre considérable de variétés de tomates qui existent aujourd'hui, provient d'une seule souche américaine donnant des fruits minuscules et acides » indique-t-il.

Montée en puissance des espèces invasives

La biodiversité est aussi menacée par l'introduction volontaire ou involontaire par l'homme d'espèces exotiques, qui, dans un environnement nouveau pour elles, peuvent devenir invasives. C'est le cas du ragondin, de l'ambroisie, de l'écrevisse de Louisiane.

L'INRA qui a répertorié récemment la liste des espèces animales et végétales de ce type en Europe, estime qu'elles constituent l'une des principales causes de diminution de la biodiversité et qu'elles ont en plus un impact sur l'activité économique.

Mais ces « invasions » sont en général suivies de l'importation du cortège de parasites et ravageurs de cette espèce invasive, ou encore de l'adaptation des parasites et des prédateurs du milieu à ce nouvel intrus... permettant ainsi après un certain laps de temps, l'apparition d'une nouvelle diversité.

 

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Un article publié par InVivo

 

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Auteur : InVivo

Source : www.invivo-group.com