La banquise arctique fond vite - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/09/2010 à 21h27 par Jacques Dusens.


LA BANQUISE ARCTIQUE FOND VITE

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La banquise arctique fond vite

La rétraction estivale de la banquise arctique sera de nouveau spectaculaire cette année. Elle va passer sous la barre des quatre millions de km² pour la quatrième année consécutive -2007 à 2010- alors qu'elle n'était jamais descendue sous cette limite au moins depuis 1978, date à laquelle son observation quotidienne par satellites est possible.

En 2007, une première rétraction hors normes avait suscité des débats chez les spécialistes de cette région. Certains estimaient qu'il s'agissait d'une année exceptionnelle, en particulier en raison de vents très forts qui avaient poussé la glace vers l'Atlantique et accentué sa fonte. D'autres, comme l'océanographe Jean-Claude Gascard, responsable du programme d'observation de l'Arctique Damoclès, pensaient qu'il s'agissait là d'un point de non-retour.

Le débat se justifiait aussi en raison des simulations numériques qui ne prévoyaient une telle rétraction estivale que d'ici à dix ou vingt ans. Les trois années qui ont suivi ont donné raison à Jean-Claude Gascard : malgré de bonnes reconstitutions hivernales, la banquise n'a pas retrouvé son état antérieur à 2007. Cette évolution est considérée comme importante car elle fait partie des rétroactions positives qui accélèrent le changement climatique.

Comme l'expliquait Jean-Claude Gascard, l'eau absorbe près de 80% de l'énergie solaire, alors que la glace en réfléchit plus de 80%. Il est intéressant de noter que l'évolution de la banquise antarctique n'a pas du tout suivi le même chemin.

Certains internautes ont cru qu'il fallait interpréter cela comme une sorte de compensation d'un pôle à l'autre de la glace de mer, perdue au nord et retrouvée au sud. En réalité, il n'y a pas de corrélation temporelle assez précise pour justifier un tel raisonnement, mais surtout il est dénué de toute réalité physique.

Une explication à cette évolution qui peut sembler surprenante vient d'être publiée dans les PNAS, la revue de l'Académie des sciences américaine. Un article de Jiping Liu et de Judith Curry, du Georgia Institute of Technology (ici en PDF) montre que l'accélération du cycle hydrologique en Antarctique sous l'effet du réchauffement augmente la quantité de pluie et surtout de neige depuis 1950, diminue la salinité des eaux de surface et diminue la température de l'eau sous la glace de mer. Du coup, il y a moins d'eau chaude disponible pour faire fondre cette glace par dessous.

Le climat planétaire se réchauffe et produit des événements extrêmes comme la canicule russe et une mousson dévastatrice en Asie (Pakistan, Inde, Chine), démontrant une nouvelle fois, et de manière dramatique, la vulnérabilité des sociétés humaines devant les colères de dame Nature.

A croire que le ciel participe au complot dénoncé par Claude Allègre.Les signes de la poursuite du réchauffement engagé depuis un demi-siècle sont nombreux.

La température moyenne de la planète montre, selon les relevés et analyses de l'équipe de James Hansen au Goddard Institute for Space Studies (Nasa), que les six premiers mois de l'année 2010 détiennent le record de chaleur depuis cent trente ans. La hausse du niveau marin global, mesuré par satellite depuis 1992 avec une précision diabolique, se poursuit inexorablement.

En cause ? La dilatation des eaux de surface du fait de leur réchauffement et la fonte des glaciers continentaux (montagnes et calottes polaires). La banquise arctique va, pour la quatrième année consécutive, passer sous la barre des 4 millions de km² d'ici quelques jours.

Alors qu'elle n'était jamais descendue sous cette limite entre 1978 et 2006, la période où nous disposons d'observations quotidiennes par satellites.

Or, insiste Bernard Legras, chercheur au Laboratoire de météorologie dynamique, «nous ne sommes qu'au tout début du changement climatique provoqué par nos émissions de gaz à effet de serre. Il va s'amplifier de manière considérable».

Catastrophes en série : la faute au réchauffement ?

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Alors que les négociations de la Convention climat de l'ONU se traînent, Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du GIEC, se demande : «Combien d'événements extrêmes de ce type faudra-t-il pour que les gouvernements comprennent que l'urgence est là ? Il y a un décalage entre la réalité climatique, la croissance continue des émissions de gaz à effet de serre, et des dirigeants qui ont une vision très court-termiste de leurs responsabilités.»

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Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Rédaction latribune-online.com

Source : www.latribune-online.com