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Cette actualité a été publiée le 30/11/2011 à 09h04 par Isa Hanser.


LA BANQUISE ARCTIQUE FOND À LA VITESSE GRAND V

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La banquise arctique fond à la vitesse grand V

 
La banquise arctique est à son plus bas niveau depuis 1450 ans, selon une étude internationale à laquelle participe une micropaléontologue montréalaise. L'ampleur de la fonte de la glace est aussi sans précédent.

«Il y a eu une diminution de plus de deux millions de kilomètres carrés en 40 ans, explique Anne de Vernal, de l'UQAM. Ça renforce l'idée que les changements climatiques causés par les émissions de gaz à effet de serre produites par l'homme ont déjà des conséquences énormes. C'est un changement très rapide pour les organismes vivants de la région.»

Les chercheurs du Chili, de Norvège, des États-Unis et de Montréal ont rassemblé des sources d'information jusqu'à maintenant utilisées séparément: les carottes prises au fond de l'Arctique et dans les glaciers entourant l'océan, les mesures par satellite et les données tirées des anneaux de croissance de la région. «C'est la première fois qu'on peut utiliser toutes ces données ensemble, dit Mme de Vernal. Il y a des efforts importants en statistiques.»

L'étude indique que le taux de fonte de la banquise, en kilomètres carrés par année, n'est par contre pas unique dans la période étudiée. La fonte après des maximums glaciaires à la fin du Moyen Âge (quand les Vikings ont dû abandonner leurs colonies nord-américaines et au Groenland) et à la fin du XIXe siècle (phénomène lié au naufrage du Titanic) a été plus rapide, quoique moins importante au final.

«Je suis moyennement en accord avec ce qui est écrit, dit Mme de Vernal. Le taux est à mon avis supérieur. Je crois que l'étude donne lieu à des conclusions rigoureuses et prudentes, sans extrapolation. Il est toujours tentant de pousser les conclusions plus loin, mais ce n'est pas la pratique courante dans la communauté scientifique.»

Les chercheurs travaillent maintenant sur des manières de diminuer l'incertitude sur les mesures antérieures à l'an 1000. «Les carottes des sédiments au fond de l'Arctique n'ont pas beaucoup de résolution temporelle, dit Mme de Vernal. Un anneau de croissance d'un arbre, c'est un an. Un centimètre de carotte, ça peut aller jusqu'à 100 ans. On poursuit les travaux pour améliorer ça et pour faire davantage d'échantillonnage. Nous n'avons des arbres morts que pour les 1000 dernières années.»
 

Un article de Mathieu Perreault, publié par Cyberpresse
 

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Auteur : Mathieu Perreault

Source : www.cyberpresse.ca