La Banque mondiale au chevet des éléphants du Gourma - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 02/10/2010 à 21h24 par Fred.

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La Banque mondiale au chevet des éléphants du Gourma


La rareté de l'eau et la dégradation de l'environnement sont une menace pour les quelque 350 éléphants du Gourma malien, ultime sanctuaire de pachydermes à l'orée du Sahel.

Une situation qui a amené la Banque mondiale à s'allier à d'autres partenaires pour former une vaste coalition qui s'attèle à inverser la tendance.

«A travers le Fonds pour l'environnement mondial, la Banque finance un projet visant à rétablir la biodiversité et créer des points d'eau dans les espaces de conservation», indique M. Moussa Diarra, porte-parole du Bureau du Mali.

On se rappelle que la mort tragique de 21 éléphants en l'espace de deux semaines (entre le 25 mai et le 5 juin 2010) dans le Gourma (Mali), a causé beaucoup de consternation dans cet Etat de l'Afrique de l'ouest.

Selon le ministère malien de l'Environnement et de l'Assainissement, «ces décès ont été causés par un déficit pluviométrique au cours de l'hivernage passé. A cela, s'est ajoutée la concentration d'animaux domestiques provenant des communautés environnantes».

Le même constat a été établi par une mission conjointe de supervision technique de la Banque mondiale, qui s'est rendue du 22 juillet au 2 août 2010 dans la zone d'intervention du Projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma et des éléphants.

Elle indique que la rareté de l'eau a entraîné la concentration de plus de 50 000 têtes de bétail (du Mali et du Burkina voisin) autour du lac Banzena, seul site de convergence des éléphants pendant la saison sèche.

La mission de la Banque mondiale avait pour but de mobiliser tous les principaux acteurs opérationnels dans la conservation de la biodiversité et d'avoir des discussions sur la situation récurrente de pénurie d'eau et de pâturages et prendre des décisions conjointes avec les représentants des populations pour les actions prioritaires de 2011.

Il s'agissait aussi de faire le point des engagements de financement et du planning prévisionnel pour l'exécution des ouvrages hydrauliques et faire l'état d'exécution des activités du Projet depuis la dernière mission de décembre 2009.

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Il faut préciser que le Gourma est une vaste région qui s'étend sur quatre millions d'hectares le long du Sahel, à cheval entre le Mali et le Burkina Faso.

Du côté malien, il touche Mopti, Tombouctou et Gao. Doté d'un paysage diversifié où l'on trouve à la fois lacs, dunes, plaines et petites montagnes, le Gourma est le sanctuaire d'éléphants le plus au nord en Afrique subsaharienne.

En 2007, un comptage aérien a identifié 354 pachydermes dans la région. La recherche de l'eau et de nourriture oblige les éléphants à faire un mouvement migratoire d'environ 1000 kilomètres dans une zone de mares entre le Mali et le Burkina Faso.

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Des espèces africaines d'eau douce en péril

Selon, l'Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) 21 % des espèces d'eau douce d'Afrique continentale sont menacées d'extinction.

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Dans une étude, la plus complète réalisée jusqu'à présent sur le sujet, 5 167 espèces africaines d'eau douce ont été évaluées par 200 scientifiques sur une période de cinq ans pour la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) des espèces menacées.

Dans le lot, il y a des poissons d'eau douce, des mollusques, des crabes, des libellules et demoiselles connus, ainsi que quelques familles de plantes aquatiques.

Les principales sources de cette menace écologique sont l'agriculture, l'extraction d'eau, les barrages et les espèces exotiques envahissantes.

«Les eaux douces abritent un pourcentage disproportionnellement élevé de la biodiversité mondiale. Elles ne couvrent que 1 % de la surface de la planète, mais leurs écosystèmes hébergent près de 7 % de l'ensemble des espèces», précise Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du Programme sur les espèces de l'Uicn.

Cette récente étude de la liste rouge de l'Uicn montre clairement que les lacs, les cours d'eau et les zones humides ne sont pas à l'abri de la crise d'extinction actuelle.

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«L'Afrique abrite une diversité étonnante d'espèces d'eau douce, dont un grand nombre ne se trouvent nulle part ailleurs», explique William Darwall, directeur du projet et chef de l'Unité de la biodiversité d'eau douce de l'Uicn.

«Si nous n'arrêtons pas la perte de ces espèces, le continent va perdre irréversiblement de sa biodiversité, mais des millions de personnes vont perdre aussi une source essentielle de revenus, d'aliments et de matériaux», ajoute-t-il.

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Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Kader Toé

Source : www.maliweb.net

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