L'utilisation des OGM suscite un débat sur la qualité et la sécurité alimentaires - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 06/02/2010 à 16h39 par Michel95.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
L'utilisation des OGM suscite un débat sur la qualité et la sécurité alimentaires

Ayant de longue date compris que la Chine, pour nourrir un quart de la population mondiale, ne dispose pour cela que 7% des terres arables du monde, le gouvernement chinois va encourager la recherche en matière de modifications génétiques afin d'augmenter les récoltes, a déclaré le professeur Huang Dafang.

L'objectif, dit-il, est d'assurer un approvisonnement suffisant en nourriture.

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) présentent un matériel génétique, ou ADN, qui a été modifié d'une manière qui ne peut arriver de façon naturelle.

La modification génétique permet à des gènes individuels sélectionnés d'être transférés d'un organisme à un autre, et même entre des espèces n'ayant pas de relations, afin de créer des avantages que l'espèce non modifiée n'a pas, disent les experts.

Ce type de méthode est utilisé pour créer des végétaux génétiquement modifiés, qui sont ensuite utilisés pour des cultures comestibles génétiquement modifiées.

Une population qui augmente, des terres arables qui diminuent, une désertification qui s'intensifie ont poussé le gouvernement à attacher une importance croissante aux biotechnologies agricoles, et particulièrement aux modifications génétiques, dit le docteur Huang Kunlun, expert en biologie qui exerce à Beijing.

En tant que premier producteur et consommateur de pesticides, dit-il, la Chine fait face à des menaces croissantes sur sa sécurité alimentaire du fait d'une contamination aux pesticides.

Les souches génétiquement modifiées autorisées sont pour la plupart résistantes aux nuisibles, ce qui pourrait éviter les risques sanitaires dus à la contamination aux pesticides mais également permettrait une augmentation des reécoltes, dit le docteur Huang.

Depuis des années, le gouvernement chinois a investi des milliards de yuans dans la recherche et le développement des modifications génétiques.

Il y a actuellement dans le pays plus de 100 institutions scientifiques impliquées dans cet effort, qui porte sur 130 espèces.

A ce jour, la Chine peut s'enorgueillir (...???) de la production de dizaines de nouvelles variétés de cultures transgéniques dont le maïs, le coton, le colza et le soja.

En général, ces variétés ont d'excellentes propriétés de résistance aux maladies, aux insectes, aux herbicides et à la sécheresse.

Certaines supportent même le sel.

En 1992, du tabac transgénique résistant aux maladies a été planté de manière commerciale en Chine, en faisant le premier pays au monde à autoriser la culture commerciale de plantes transgéniques.

Deux problèmes majeurs demeurent cependant quant à ce type de nourriture.

Leur tendance à provoquer des allergies et l'incertitude quant au transfert de gènes.

Des soucis sur l'environnement sont aussi souvent évoqués, au sujet de la capacité potentielle des plantes génétiquement modifiées à introduire les gènes modifiés dans les espèces sauvages, ainsi que la sensibilité des autres organismes aux gènes modifiés.

D'autres soucis concernent la stabilité des gènes, et la réduction du spectre des autres plantes, dont une perte de biodiversité, et l'usage croissant de produits chimiques en agriculture.

D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, les aspects de sécurité environnementale des cultures génétiquement modifiées varient suivant les conditions locales.

Sur le plan international, la plupart des gouvernements considèrent qu'une estimation spécifique est nécessaire s'agissant de nourriture génétiquement modifiée.

Des systèmes spécifiques ont été mis sur pied dans un but d'évaluation rigoureuse des organismes et de la nourriture génétiquement modifiés, relativement à la santé humaine et à l'environnement.

De telles évaluations ne sont généralement pas opérées pour la nourriture traditionnelle.

Aussi, disent les experts, existe-t-il des différences significatives dans le processus d'évaluation avant mise sur le marché de ces deux groupes de nourriture.

Le porte-parole de Greenpeace China Fang Lifang pense lui que les cultures génétiquement modifiées ne devraient pas être plantées sur une large échelle tant que les risques sanitaires n'auront pas été évalués clairement.

Source : Le Quotidien du Peuple en ligne

Info recueillie par Michel95

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........

 

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Michel95
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr