L'usage des pesticides sur des châtaigniers décrié en Corrèze - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 19/10/2011 à 17h21 par Tanka.


L'USAGE DES PESTICIDES SUR DES CHÂTAIGNIERS DÉCRIÉ EN CORRÈZE

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
L'usage des pesticides sur des châtaigniers décrié en Corrèze

 
L'association ONGF engage une nouvelle bataille judiciaire. Des plaintes ont été déposées contre des épandages de pesticides en Corrèze. Ils ont été réalisés par hélicoptère sur des châtaigniers à Lubersac, Donzenac et Allassac.

Président de l'association OEuvrons pour la nature et les générations futures (ONGF), basée à Allassac, près de Brive, Fabrice Micouraud l'assure : « On ne cherche pas à stigmatiser telle ou telle production agricole. C'est un combat contre les pesticides ».

L'association, déjà connue pour avoir poursuivi des pomiculteurs corréziens, revient à la charge. Elle a déposé plainte contre des épandages de pesticides par hélicoptère, réalisés en août dernier, sur des parcelles de châtaigniers, à travers treize communes.

Des dérogations trop faciles

Cette action en justice, a priori une première en France, est appuyée par deux plaintes de particuliers (dont celle de Fabrice Micouraud).

Des apiculteurs doivent aussi saisir le procureur de la République. Cette offensive vise d'abord les autorités administratives de la Corrèze coupables, selon l'association ONGF, d'accorder un peu trop facilement des dérogations aux épandages par hélicoptère. « C'est une pratique interdite au niveau européen depuis 2009, assure Fabrice Micouraud.

En France, un arrêt reprend le principe mais rend possible des dérogations en cas d'invasion d'insectes ».

Ce qui ne serait pas le cas des épandages constatés dans les secteurs de Lubersac, Donzenac et Allassac. « On a traité des châtaigniers au lambda cyhalothrine, un insecticide classé parmi les 47 substances les plus toxiques » reprend Fabrice Micouraud.

Ce produit permet de lutter contre le carpocaspe qui s'attaque au fruit. « C'est aussi un perturbateur endocrinien pour l'homme. Or, un épandage par hélicoptère peut engendrer une dérive du produit sur 1.200 mètres ». ONGF assure détenir des témoignages de personnes incommodées et pointe d'autres irrégularités, comme l'absence d'information au public ou la proximité de sources.

Après l'affaire des pomiculteurs, le préfet de la Corrèze avait mis en place un comité de suivi pour élaborer une charte de bon voisinage entre agriculteurs et riverains. ONGF avait claqué la porte : « On a tenté, sans succès, de faire valoir nos demandes sur les pesticides ». Aujourd'hui, une nouvelle bataille commence.

 
Un article de Éric Porte, publié par La montagne
 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : Éric Porte

Source : www.lamontagne.fr