L'UE veut une agriculture plus verte et plus juste - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/10/2011 à 21h16 par Jacques.


L'UE VEUT UNE AGRICULTURE PLUS VERTE ET PLUS JUSTE

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La Commission de Bruxelles a présenté mercredi un projet de réforme de la politique agricole commune pour l'après-2013. L'accueil de la France est mitigé.

La future politique agricole commune (PAC), présentée mercredi par le commissaire européen roumain Dacian Ciolos, sur 2014-2020 propose «un nouveau pacte entre les agriculteurs et la société européenne».

Avec trois défis: garantir la sécurité alimentaire, conjuguer compétitivité économique et écologie en préservant les ressources naturelles, et développer les zones rurales. Bruxelles consacre chaque année 45% environ du budget total de l'UE, essentiellement sous forme d'aides directes aux agriculteurs.

Dans le nouveau projet - budget prévu de 435,5 milliards d'euros - ces aides restent fondamentales pour dynamiser la croissance et l'emploi. «Le revenu moyen d'un agriculteur est encore inférieur de 40% aux autres secteurs», précise-t-on à Bruxelles.

Mais elles doivent être mieux ciblées et plus justes. L'Europe qui, «pendant des années», a poussé les agriculteurs sur la voie «d'une productivité sans contrainte», doit s'orienter vers des «pratiques de production durable», a relevé Dacian Ciolos.

Concrètement, les aides ne concerneront plus que des «agriculteurs actifs», référence aux subventions reçues par des clubs de golf ou des aéroports.

Elles seront aussi dégressives à partir de 150.000 euros par an et par ferme, tout en prenant en compte le nombre d'emplois créés, et seront plafonnées à 300.000 euros. Dacian Ciolo veut instaurer un système de paiement unique à l'hectare, visant à favoriser l'agriculture extensive et non intensive, comme c'est le cas en France ou en Italie, où les aides sont basées sur des niveaux de production.

De fait, il y a encore de grandes disparités, entre par exemple des agriculteurs italiens ou grecs qui reçoivent quelque 400 euros par hectare, contre moins de 100 pour des paysans lettons.

Réserve d'urgence

L'objectif est aussi de parvenir d'ici à 2020 à un rééquilibrage des budgets alloués entre États. Les pays d'Europe de l'Est verront leur part progresser mais la France continuera d'être le premier bénéficiaire avec 7,6 milliards d'euros annuels, devant l'Allemagne (5,1) et l'Espagne.

Pour faire face aux crises et à la dérégulation des marchés, des filets de sécurité - stockage privé, fonds de mutualisation... - seront maintenus et Bruxelles pourra puiser dans une réserve d'urgence de 500 millions d'euros annuels.

Sur le volet environnemental, 30% des aides aux agriculteurs seront conditionnées à des bonnes pratiques, à savoir mise en jachère de 7% de la surface totale, diversification à trois cultures minimum.

La Commission propose par ailleurs de doubler le budget recherche pour favoriser l'innovation et de soutenir les jeunes agriculteurs âgés de moins de 40 ans, pendant les cinq premières années d'installation.

Il reste maintenant à convaincre les députés européens et les 27 États membres. Les négociations s'annoncent d'ores et déjà ardues pour parvenir à un accord d'ici au début 2013, au plus tard.

La France a déjà déclaré soutenir «le principe du verdissement» mais estime qu'en l'état les propositions de Bruxelles ne correspondent pas à «la réalité économique des exploitations». Même son de cloche à la FNSEA.

 

Un article de Anne Cheyvialle, publié par le Figaro

 

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Auteur : Anne Cheyvialle

Source : www.lefigaro.fr