L'ONCFS met en évidence la nécessité de lâcher des ours - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 16/12/2010 à 18h17 par Tanka.


L'ONCFS MET EN ÉVIDENCE LA NÉCESSITÉ DE LÂCHER DES OURS

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L'ONCFS met en évidence la nécessité de lâcher des ours

Dans son rapport scientifique pour l'année 2009 publié le sur son site Internet le 26 novembre 2010, l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage présente une étude qui démontre qu'il faudrait lâcher au moins 10 femelles et 3 mâles pour avoir une population d'ours viable dans les Pyrénées.

L'étude présentée est intitulée "Mécanismes de déclin, dynamique de population et scénarios de renforcement de la population d'ours brun dans les Pyrénées ". Elle vise à identifier les causes du déclin de la population d'ours et d'évaluer les paramètres démographiques en jeu, facteurs essentiels pour mettre en place un plan de conservation de l'espèce.

En effet, il est constaté que suite aux opérations de renforcement de 1996-1997, le noyau central de la population d'ours se développe alors que le noyau occidental continue de décroître et perd la dernière femelle à l'automne 2004 suite à un accident de chasse.

En comparant les évolutions du noyau central et du noyau occidental grâce aux données issues du suivi de terrain, les auteurs ont recherché à identifier les causes possibles du déclin et à déterminer le nombre d'ours qu'il faudrait réintroduire dans les deux noyaux pour retrouver une population viable.

Plusieurs stratégies de renforcement ont été modélisées : soit en fonction du sexe ratio, soit en fonction de la consanguinité.

Pour le noyau occidental qui est dépourvu de femelle depuis 2005, il faudrait réintroduire au moins 10 femelles et 3 mâles pour préserver la population de toute consanguinité. Dans l'hypothèse du sexe ration, le lâcher d'au moins 8 femelles et 1 mâle est nécessaire.

Pour le noyau central, où le taux d'accroissement est plus élevé, sous les deux hypothèses, la réintroduction de seulement 3 femelles et 1 mâle permettrait d'assurer la viabilité de la population.

En conclusion, les auteurs indiquent que si les causes à l'origine du déclin de la population ursine dans les Pyrénées ne sont pas clairement identifiés, il conviendrait néanmoins de procéder à des réintroductions d'au moins 4 individus (1 mâle, 3 femelles) dans le noyau central et d'au moins 13 individus dans le noyau occidental (3 mâles, 10 femelles) pour assurer la viabilité de ces populations.

L'annonce du ministère de l'Écologie de procéder au lâcher d'une seule ourse dans les Pyrénées-Atlantiques, en remplacement de Franska morte accidentellement, est largement en deçà des préconisations des auteurs de cette étude.

Pour lire le rapport de l'ONCFS, cliquer sur « Lien utile ».

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Auteur : /loup.fne.asso.fr

Source : loup.fne.asso.fr