L'odeur de l'argent - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/12/2009 à 00h12 par Michel95.

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L'odeur de l'argent

Information recueillie par Michel95

Sept millions. Les porcheries québécoises produisent chaque année autant de porcs qu'il y a de résidents dans la province.

Pourquoi ne pas utiliser leur lisier comme source d'énergie ?

C'est ce qui se fait ailleurs dans le monde.

En reprenant la ferme porcine familiale de Saint-Odilon, en Beauce, Ali St-Hilaire ne se doutait aucunement qu'il se transformerait un jour en producteur d'énergie.

Et pourtant... Depuis cinq ans, c'est bien ce qu'il est.

Et la ressource naturelle utilisée est pour le moins originale : le lisier des 12 000 porcs qu'il produit chaque année !

" Étrangement, toute cette histoire a commencé par un désir qui n'avait rien à voir avec l'énergie.

Nous voulions simplement réduire les odeurs qui émanaient du lisier ", confie le principal intéressé.

C'était au début de la décennie.

La solution qui leur est alors proposée est un processus de décomposition de la matière organique par des micro-organismes qui s'activent dans un milieu sans oxygène.

Non seulement la digestion anaérobie (méthanisation) offre l'avantage " d'anéantir presque totalement les odeurs ", mais elle permet aussi de recueillir du biogaz.

Une pierre, deux coups.

Les résultats énergétiques ne sont pas négligeables.

Les bioréacteurs utilisés pour la digestion anaérobie - généralement greffés aux installations porcines - permettent de produire environ 37 m³ de biogaz par mètre cube de lisier, soit l'équivalent de 200 kilowattheures par mètre cube de lisier traité.

Plus de biogaz qu'il n'en faut pour assurer le chauffage de la maternité en hiver, admet Ali St-Hilaire, ce qui permet de mettre aux oubliettes le mazout jusqu'alors utilisé.

" Il serait possible de chauffer plusieurs autres bâtiments si nous avions un système pour acheminer l'énergie.

Mais pour l'instant, un tel système de distribution serait trop coûteux ", confie le producteur.

Au-delà des avantages énergétiques, ce procédé permet de réduire la quantité de phosphore contenue dans le lisier.

Un facteur des plus intéressants depuis qu'une nouvelle réglementation sur les émissions de phosphore a été adoptée en 2002, rappelle Ali St-Hilaire.

Celle-ci pousse les producteurs à trouver des solutions de rechange à l'épandage de lisier non traité.

" Ce qui est aussi avantageux, parce que les engrais chimiques sont de moins en moins abordables ; ils coûtent maintenant près de 1 000 dollars la tonne ", dit-il.

La ferme St-Hilaire pourrait aisément produire davantage d'énergie si elle appliquait le procédé à l'ensemble de ses activités.

Car la famille possède également des fermes laitières : plus de 400 vaches en lactation et autant de génisses de remplacement et de vaches taries. Pourquoi ne pas le faire ? "

C'est un système extrêmement coûteux ", explique Ali St-Hilaire, sans toutefois en préciser le coût.

Il ajoute alors : " Si nous pouvions rentabiliser le tout en distribuant de l'énergie à la collectivité ou en vendant notre surplus à Hydro-Québec, il y aurait peut-être moyen de rentabiliser no-tre investissement. "

En effet, l'avenue serait prometteuse si ce " n'était de la situation énergétique propre au Québec ", souligne Marc Trudel, conseiller en agroenvironnement à la Fédération des producteurs de porcs du Québec.

La place prédominante de l'hydroélectricité dans le monde énergétique québécois fait baisser les prix de l'électricité.

" Pour l'instant, il n'est donc vraiment pas profitable pour un producteur de vendre sa surproduction à Hydro-Québec ", indique-t-il, rappelant qu'ici, le kilowatt vaut près de sept cents, alors qu'en Europe, sa valeur oscille plutôt entre 20 et 25 cents.

" Les fermes qui produisent des biogaz pourraient générer des surplus si cette forme d'énergie était davantage valorisée et rentable.

Pour le moment, comme elles n'ont pas besoin de chauffage l'été, les agriculteurs n'ont pas d'autre choix que de brûler les biogaz " que leurs fermes emmagasinent, rappelle-t-il.

.../...

Source : Ulysse Bergeron - Les Affaires.com

 

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