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L'irradiation des aliments - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 11/02/2011 à 18h19 par plumeetlumieres.

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L'irradiation des aliments

Un instrument méconnu de la mondialisation libérale

L'irradiation des aliments est un procédé utilisé pour décontaminer les denrées, ralentir le mûrissement, inhiber la germination et conférer une meilleure conservation. Il consiste à soumettre les produits à un rayonnement gamma de très haute énergie (directement issu de Cobalt 60, ou plus rarement de Césium 137) ou à un faisceau d'électrons de très haute énergie. Il s'agit d'une technologie nucléaire mise en oeuvre dans des installations spécifiques.

Souvent présentée comme moins nocive que d'autres modes de conservation industriels, cette technologie permet surtout de contourner - au moins en partie - l'usage de produits chimiques ; elle est plus souple d'utilisation que la surgélation (contraignante par le maintien de la chaîne du froid) et peut être appliquée à quasiment tous types de produits, y compris les produits frais, à l'inverse des traitements par la chaleur.

Elle permet ainsi un traitement de long terme de très nombreux produits, des déplacements sur longue distance et des stockages de longue durée. Ces avantages, ainsi que son efficacité multi-usages, en font une technologie particulièrement apropriée pour l'économie "moderne" mondialisée et pour le développement des échanges internationaux.
Une technologie à hauts risques

divers légumes couvert pas le logo des produits irradiés

Si l'irradiation ne rend pas les produits alimentaires radioactifs, elle provoque une perte de vitamines et présente des risques de cancérogénèse et de mutagénèse dus à la prolifération de radicaux libres et de molécules nouvelles au sein de l'aliment irradié. Par ailleurs, l'irradiation peut être utilisée comme substitut à de bonnes méthodes sanitaires de production Ou encore, l'équilibre microbiologique de l'aliment irradié étant fragilisé, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leur "concurrents" ont été éliminés.

Sur le plan environnemental, on peut citer les risques liés au fonctionnement des installations (nucléaires) et au transport de matières nucléaires, et les dommages liés aux modes de production et de distribution industriels : pollutions et production de gaz à effet de serre (y compris par la multiplication des transports longs liés à la délocalisation des productions), atteinte à la biodiversité par la spécialisation des productions, destruction de milieux naturels.

Enfin, ce mode d'organisation de la production et des échanges agroalimentaires implique des risques socio-économiques. La délocalisation des productions vers des pays à bas coûts sont une menace pour l'emploi et l'économie locale. La spécialisation des productions dans l'agriculture conduit à l'extension de monocultures et de la culture intensive, qui, au-delà des conséquences environnementales qu'elles induisent, compromettent encore davantage la souveraineté alimentaire des peuples de la planète. La concentration des entreprises renforce les multinationales, dont le pouvoir économique, financier et politique constitue une menace réelle pour la démocratie.

Des normes calibrées, des réglementations inefficaces

Dans l'Union européenne, deux directives, émises en 1999, déterminent la liste des produits pour lesquels l'irradiation est autorisée (herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux) et l'obligation d'étiquetage. Cependant, des dérogations existent dans les différents pays de l'Union, notamment en France, qui autorise par ailleurs l'irradiation de nombreux produits : oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, farine de riz, gomme arabique, volaille, cuisses de grenouilles congelées, sang séché et plasma, crevettes, ovalbumine, caséine et caséinates (additifs alimentaires). Chaque année, la Commission européenne publie un raport sur le traitement des denrées alimentaires par ionisation, à partir des données que chaque Etat membre est censé communiquer. Sur 10 Etats membres qui disposaient en 2005 d'unités d'irradiation agréées, seuls huit Etats ont communiqué les informations demandées sur les quantités de produits traités et les doses appliquées.

Au stade de la commercialisation, seuls 16 Etats membres ont déclaré avoir procédé à des contrôles, pour des quantités de types d'aliments et des volumes tellement disparates que la synthèse ne donne guère de sens. Ce sont tout de même 4% des échantillons en moyenne qui avaient été irradiés illégalement et/ou n'étaient pas étiquetés correctement en 2005, un chiffre en progression constante depuis 2001 (alors 1,4%).

De plus, alors que les infractions constatées concernaient particulièrement les produits importés d'Asie, aucune unité d'irradiation asiatique n'était agréée par la Communauté européenne. Une situation qui n'est pas moins inquiétante en France : en 2006, seuls 105 échantillons y ont été analysés, dont 10% étaient frauduleux (contre 7% des 80 échantillons en 2005).

De ce fait, il n'est possible de connaître ni la quantité exacte de denrées alimentaires irradiées dans l'Union européenne, ni le volume des aliments irradiés effectivement commercialisés au sein de l'Union, a fortiori en France. Les consommateurs soucieux de leur santé et des conséquences de leur consommation, mal informés, devront privilégier les fruits et légumes de saison, les produits locaux de l'agriculture paysanne, notamment biologique, les achats directs au producteur, à la ferme, sur le marché, dans des AMAP : pour les productions de taille modeste, distribuées localement, l'irradiation n'a pas lieu d'être et ne se justifierait pas économiquement.

Au niveau international, le Codex alimentarius 2003 (FAO/OMS) autorise l'irradiation pour tous types de produits. Il faut savoir que cette norme se réfère à des avis et raports de la commission mixte FAO/AIEA/OMS, l'AIEA ayant pour mission de promouvoir les usages pacifiques de l'énergie nucléaire (4) ! L'OMS a ainsi donné son aval à l'usage de l'irradiation pour tous types d'aliments, sans que l'agenda de recherche défini initialement en 1961 par l'OMS, l'AIEA et la FAO ait été respecté. Il considérait pourtant neuf questions clés à résoudre avant de pouvoir déclarer les aliments irradiés comme sains pour l'alimentation humaine.

L'autorisation de l'irradiation des aliments par le Codex alimentarius fait en réalité peser sur les pays de l'Union européenne la menace d'une plainte de pays tiers devant l'ORD pour refus d'importation de produits irradiés (ce qui contribue probablement au peu d'empressement des pays de l'UE, et notamment de la France, à effectuer des contrôles à la commercialisation...

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Auteur : callelonguesud.canalblog.com

Source : callelonguesud.canalblog.com

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