L'intelligence artificielle peut-elle dépasser l'intelligence humaine ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/10/2011 à 14h54 par Mich.


L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE PEUT-ELLE DÉPASSER L'INTELLIGENCE HUMAINE ?

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L'intelligence artificielle peut-elle dépasser l'intelligence humaine ?

 

L'idée d'une machine intelligente simulant, voire dépassant les capacités humaines trotte depuis longtemps dans la tête des chercheurs ! Mais aujourd'hui, après de nombreux échecs, nous approchons du but en raison des progrès parallèles de la robotique et de l'informatique.

La métaphore du cerveau et de l'ordinateur est ancienne. Dans les années 1940, les fondateurs de l'informatique et de la cybernétique (Neumann, Shannon, Wiener) travaillaient déjà en pluridisciplinarité avec des spécialistes du cerveau et de l'esprit (McCulloch, Kubie, Bateson).

Et comme en témoignent les célèbres réflexions d'Alan Turing, l'idée d'une machine intelligente simulant, voire dépassant les capacités humaines trotte depuis longtemps dans la tête des chercheurs !

Mais aujourd'hui, après de nombreux échecs, nous approchons du but en raison des progrés parallèles de la robotique et de l'informatique. En France, le blog des Automates intelligents mène une veille sur ces avancées rapides. Un des meilleurs spécialistes français de la conscience artificielle, Alain Cardon, rappelle ainsi l'objectif et l'avancement de son laboratoire :

« Il s'agit de concevoir des systèmes très autonomes, qui génèrent des pensées artificielles [...] en étant en liaison temps réel avec une corporéïté artificielle, en produisant et en s'appuyant sur des émotions également artificielles.

Il s'agit de concevoir des systèmes qui manifestent de l'intérêt, du souci ici et maintenant, pour certaines choses qu'ils remarquent selon leurs sens artificiels ou leurs rappels mémoire, qui ont des intentions propres [...] De tels systèmes sont aujourd'hui modélisés dans quelques très rares laboratoires de recherche spécialisés, certains ne produisant pas de résultats publics.

Ils sont conçus dans le détail de leur architecture logicielle, ce que nous avons fait en ce qui nous concerne, et l'on en est à la phase de début de réalisation. La transposition de la pensée dans l'artificiel est donc en marche.»

MAITRES OU ESCLAVES DU NUMERIQUE ?

L'émergence d'une intelligence artificielle, soit dans le réseau Internet lui-même, soit enfermée dans un robot doté d'un corps et de sens artificiels, n'est pas la seule perspective ouverte. Dans le domaine biologique et médical, les interfaces cerveau-machine (ICM) progressent à grands pas.

Elles sont d'abord destinées à; des patients atteints par des maladies invalidantes : paralysie complète suite à un accident, un AVC ou un locked-in syndrom, maladies neurodégénératives comme les scléroses envahissantes, lésion de la moelle épinière. Une ICM comprend trois systèmes : acquisition des signaux cérébraux (casque à électrode ou puce), traduction de ces signaux dans un ordinateur, commande mécanique d'un élément de l'environnement (clavier, fauteuil roulant, prothèse, etc.).

Aé cela s'ajoute une boucle finale d'apprentissage par rétroaction (biofeedback) par laquelle le patient et l'ICM progressent ensemble dans leur compréhension mutuelle.

Autre voie déjà avancée pour l'hybridation des intelligences naturelles et artificielles : les implants neuronaux. Sans que nous le sachions, les cyborgs sont déjà parmi nous !

C'est le cas des patients ayant des pacemakers pour compenser le mauvais contrôle du rythme cardiaque par le système nerveux périphérique, des implants cochléaires pour restaurer électroniquement la perception des sons, et surtout des implants cérébraux (Parkinson, infarctus cérébral, épilepsie) pour contrôler directement l'expression de réseaux de neurones. Les dernières générations de ces implants neuronaux intègrent déjà des capacités logicielles d'apprentissage : ils reconnaissent peu à peu les signaux électrochimiques du cerveau qui les abrite.

On imagine sans difficulté tous les usages que ces implants permettront lorsqu'ils seront miniaturisés à l'échelle nano-métrique et connectés à l'Internet ubiquitaire : l'esprit humain pourra se connecter directement aux flux d'information de son environnement, commander des objets, analyser des situations, rechercher des connaissances...

Dans les hypothèses les plus « optimistes », le contenu entier d'un esprit humain pourrait un jour être numériquement simulé et « téléchargé » dans une machine. Une sorte d'immortalité de l'âme, rêve des temps archaïque, réalisation des temps futurs ?

Les perspectives du monde hybride sont immenses, mais elles sont aussi risquées. On le voit aujourd'hui, avec le clonage, les OGM ou récemment les « nanotechs », l'accélération de l'évolution artificielle provoque des inquiétudes dans l'opinion et soulève des incertitudes, reconnues par les chercheurs et ingénieurs.

Peut-on ou doit-on stopper le processus ? Faut-il lui donner des limites et comment ? Une accélération et une démocratisation des hybridations « techno-naturelles » sont-elles au contraire souhaitables ? Ces questions seront au coeur des décennies à venir et les enjeux dépassent largement les anciennes interrogations de l'homme sur sa société ou sur lui-même.

Des conflits éthiques et religieux se dessinent déjà : certaines visions du monde sont hostiles à la toute-puissance de l'homme, interprétée comme un sacrilège, une démesure, un danger, une folie... Des positions radicalement technophobes ou « luddites » (Ludd étant le nom du meneur des ouvriers anglais qui détruisirent des machines à tisser accusées de leur prendre leur travail) se développent aux marges de l'opinion, alors que de l'autre côté du spectre, nous avons des visions technophiles et « futuristes ».

Cette division des mentalités humaines peut aboutir concrètement à une division de l'espèce humaine, une partie des Homo sapiens souhaitant rester intacts, une autre devenant modifiée et augmentée. Homo sapiens v 1.0 et v 2.0 coexisteraient !

(...)

 

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Cette tribune est extraite de l'ouvrage de Benoît Sillard "Maîtres ou esclaves du numérique ?" 2049 : Internet, notre second cerveau, paru aux éditions Eyrolles, le 13 mai 2011.

 

Un article de Benoit Sillard, Président de CCMBenchmark Group, publié par planete-plus-intelligente.lemonde.fr

 

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Auteur : Benoit Sillard , Président de CCMBenchmark Group

Source : www.planete-plus-intelligente.lemonde.fr