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Cette actualité a été publiée le 07/04/2012 à 10h09 par Tanka.


L'INRA PROUVE L'INFLUENCE D'UN INSECTICIDE SUR LE DÉCLIN DES ABEILLES

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L'INRA prouve l'influence d'un insecticide sur le déclin des abeilles

 
Aussitôt le Gaucho et le Régent, deux produits phytosanitaires chimiques puissants, interdits en France, qu'apparaissait le Cruiser, un insecticide utilisé en enrobage de semences pour les cultures intensives comme le maïs et le colza. Nos butineuses avaient déjà du souci à se faire ! Fragilisées par divers virus, victime des déserts verts, des insecticides et du redoutable frelon d'Asie, leur population etait en constant déclin.

Ne manquait que le thiaméthoxam qui appartient à la famille des néonicotinoïdes, une classe d'insecticides neurotoxiques. Ce produit pourtant bien autorisé en France a déjà fait de gros ravages en Italie où la population d'abeilles se réduit comme une peau de chagrin.

L'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) a voulu y voir plus clair. Une étude a donc été menée sur environ 700 abeilles équipées de micropuces RFID.

L'étude consistait à diviser en deux cette population : 50% des abeilles étaient nourries artificiellement avec une solution sucrée contenant une dose d'insecticide comparable à celle qu'elle auraient ingurgité en effectuant leur labeur quotidien dans un champs traité, l'autre moitié n'a pas été mise en contact avec l'insecticide. L'ensemble des abeilles a été relâché à environ un kilomètre de sa ruche, ce qui constitue une distance tout à fait raisonnable pour ce type d'insectes.

Il a été constaté que les abeilles ayant ingurgité le produit avaient du mal à retrouver la ruche et ne pouvait revenir. Les chercheurs ont imputé ce déficit au phénomène de désorientation dû à l'intoxication par l'insecticide neurotoxique. Phénomène inquiétant puisque combiné à la mortalité naturelle, ce non retour d'une partie des abeilles fait grimper le chiffre de la mortalité journalière en le multipliant par trois chez les butineuses intoxiquées.

On aboutit alors à une mortalité journalière de 25% à 50%, soit jusqu'à trois fois le taux naturel, puisque seulement 15% des ouvrières butineuses meurent naturellement quotidiennement.
 

 
Dans le pire des cas, et en période de floraison intense, c'est entre 50 et 75 % de la population de la ruche qui pourraient être éradiquée, juste au moment où la population devrait être à son maximum afin de produire le miel. En résultent, une baisse de la productivité et une catastrophe pour la biodiversité.

Le résultat de l'étude de l'INRA, publiée dans la dernière édition de la revue « Science », souligne donc le rôle important et insidieux du thiaméthoxam dans le déclin des abeilles. Insidieux parce qu'il ne décime pas la population par toxicité directe et létale, mais en perturbant fortement les facultés d'orientation des abeilles qui ne seront plus aptes à retrouver leur ruche et mourront.

Il a donc été scientifiquement prouvé que ce type d'insecticide a un impact négatif sur le fonctionnement normal d'une ruche. Perturbé par cet agent extérieur, l'essaim devient alors plus vulnérable aux autres maux déjà bien nombreux comme les maladies (varroa, Nosema, virus), les nouveaux prédateurs (Frelons d'Asie) ou le manque de diversité florale.

Espérons que cette étude soit prise en compte et conduise à l'interdiction de la substance incriminée, d'autant que le Cruiser serait aussi toxique pour les oiseaux d'après l'Afssa ( Agence française de sécurité sanitaire des aliments ) qui préconise d'enterrer les graines enrobées afin que les oiseaux n'y aient pas accès du fait de leur dangerosité.
 

Un article d'Au jardin.info
 

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Auteur : Au jardin.info

Source : www.aujardin.info