L'humanité est-elle en train de modifier la planète ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 09/10/2011 à 21h20 par Kannie.


L'HUMANITÉ EST-ELLE EN TRAIN DE MODIFIER LA PLANÈTE ?

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L'humanité est-elle en train de modifier la planète ?

 

Depuis 150 ans nous sommes entrés dans une ère où l'activité humaine a des incidences à long terme sur la planète. Jusqu'avant cette période on pouvait considérer la Terre comme une nourrice avec des ressources quasi infinies. Aujourd'hui, l'épuisement de certaines ressources est envisagé et les conséquences de l'activité humaine sur la biosphère fait l'objet de surveillance. L'humanité se doit d'être vigilante pour conserver une Terre habitable pour ses descendants.

La planète nourrit la vie et la vie modifie la planète. La couche supérieure de la Terre, occupée par la vie, la biosphère, fonctionne comme cela depuis des millions d'années. Les espèces se sont succédées dans des lignées évoluant avec les conditions imposées par la nature et les mutations.

Des évènements brutaux comme des éruptions volcaniques intenses se sont produits, des espèces se sont éteintes, d'autres ont survécu. On estime également que la chute de très gros astéroïdes peut transformer la composition de l'atmosphère en la chargeant de poussières capables de diminuer fortement l'ensoleillement, de modifier ou arrêter la croissance des végétaux et entrainer la disparition des herbivores et de leurs prédateurs carnivores sur de grands territoires. [...]

Depuis la dernière grande extinction d'espèces, il y a 65 millions d'années, les grands dinosaures, les animaux les plus fantastiques ayant émergé, se sont éteints, ne nous laissant que des squelettes fossilisés. Leur lignée a vécu environ 160 millions d'années. [...]

Tout ce monde de vivants a vécu de la planète et la planète a été lentement modifiée par lui.

Aujourd'hui, l'espèce humaine s'est comportée radicalement différemment des autres espèces. Elle a réussi à améliorer son confort, sa sécurité de vie et le nombre de ses individus, grâce à l'exploitation intensive de ressources naturelles en produisant une quantité de déchets qui pourraient menacer et faire disparaître un grand nombre d'espèces, surtout depuis une centaine d'années.

Aujourd'hui l'espèce humaine pourrait être qualifiée d'espèce parasite pour la biosphère. C'est une ère nouvelle qui a commencé, celle des hommes à haute évolution technologique. Leur activité est déjà la cause de la disparition d'espèces aussi bien en mer, que sur la terre et que dans les airs.

Les derniers grands mammifères marins sont menacés, les poissons de la mer sont plus rares, la population des grands singes et des grands animaux sauvages des savanes et de la brousse, le nombre des abeilles décroissent.

La Terre, les rivières, les eaux souterraines et la mer reçoivent nos pollutions. Il y a peu d'espoir de les retirer un jour des océans, dernier endroit où s'écoulent toutes les pollutions chimiques et radioactives. La contribution de l'activité humaine à la modification de l'atmosphère est sensible, sans espoir de revenir en arrière avant des milliers d'années.

Les grandes causes de ces catastrophes sont la combustion des ressources de charbon, de gaz, de pétrole, l'utilisation de combustibles nucléaires, la déforestation, la surexploitation des océans, les pesticides et herbicides utilisés à grande échelle dans l'agriculture, les produits toxiques évacués dans nos déchets domestiques et industriels, les guerres du XXème siècle.

Avant cette ère "anthropotehchnologique", la nature apportait sa régulation naturelle progressive en dehors des calamités naturelles. Les humains génèrent actuellement leurs propres calamités en voulant rechercher toujours plus de sécurité et de confort et en augmentant en nombre.

En maîtrisant le feu il y a cinq cent mille ans, l'homme ne pouvait pas se rendre compte que ce progrès, pour les quelques tribus qui peuplaient la Terre à ce moment, deviendrait cinq cent mille ans plus tard, avec une population de sept milliards d'habitants, la cause de destruction de beaucoup de niches écologiques, au point de provoquer l'extinction de nombreuses espèces. [...]

L'énergie d'origine humaine ou animale a cédé aujourd'hui la place, pour l'essentiel, à l'énergie des hydrocarbures et du nucléaire, donc à une énergie qui produit une quantité de déchets non résorbables à court terme.

Une petite partie de nos besoins en énergie est couverte par de l'énergie non polluante d'origine hydroélectrique, solaire, éolienne, géothermique, hydrolienne marine, et cette proportion pourra croitre dans l'avenir.

[...]

Pour rester optimiste, on peut supposer que le terme de 50 à 100 ans soit suffisant. Cela signifie au moins trois conditions. D'abord, que l'augmentation de la population sera maîtrisée pour que nous puissions adapter le nombre des individus aux ressources que peuvent fournir la Terre, la mer et le soleil.

Ensuite, que nous sachions nous adapter à l'effet des deux cents ou deux cent cinquante ans de pollution que nous aurons générée, pollution que nous ne saurons pas éliminer avant des siècles ou des millénaires. Enfin, qu'il y ait un passage obligé vers la paix au plan mondial.

Sans la réalisation de ces trois conditions, l'extinction des espèces que nous avons provoquée, s'accentuera, diminuant d'autant nos ressources, et, dans un second temps, si trop de niches écologiques sont détruites, le risque de notre non-adaptation pourrait favoriser notre propre extinction.

Mais, je ne vois pas comme possible l'autodestruction allant jusqu'à l'anéantissement de l'humanité. Je vois possible la diminution de populations entières due à des erreurs monumentales qui pourraient être faites en ne gérant pas suffisamment les rejets toxiques de tous ordres, mais il restera toujours des ilots épargnés et des solutions, même partielles de reconquête des territoires salis pour permettre la continuation de l'humanité.

Dans une certaine mesure, on pourrait aussi compter sur une adaptation aux poisons, un peu comme lorsque l'on assiste au développement de résistances des microbes pathogènes avec l'excès de l'utilisation d'antibiotiques. Mais rien n'est sûr évidemment.

C'est par son intelligence que l'homme prend conscience de ces conditions de survie. Il est entré depuis cinquante ans dans la recherche d'énergies propres renouvelables et dans l'élimination des déchets. Il ne parle pas encore de maîtriser l'augmentation de la population, ni de fixer une échéance pour la paix inter nations définitive.

Les flux migratoires croissants observés actuellement commencent à montrer l'importance du problème. La planète possède encore de grands territoires aménageables, les déserts pourraient venir apporter des solutions à l'énergie, mais la nourriture pour tous, l'élimination des déchets resteront des défis permanents, ainsi que la recherche d'un état définitif de non-guerre.

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Pour lire la totalité de cet article de Alain-Bernard Haioun, publié par aliensx.over-blog.com, cliquer sur Source ou Lien utile

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Alain-Bernard Haioun

Source : aliensx.over-blog.com