L'homme, "une étape intermédiaire" que la technologie pourrait améliorer - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/02/2013 à 16h29 par Fred.


L'HOMME, "UNE ÉTAPE INTERMÉDIAIRE" QUE LA TECHNOLOGIE POURRAIT AMÉLIORER

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L'homme, "une étape intermédiaire" que la technologie pourrait améliorer

 

Les transhumanistes pensent que l'homme peut maîtriser sa propre évolution via les innovations technologiques. Une fiction pas si éloignée de la réalité.

En 1984, le premier Terminator répare son bras bionique endommagé par un tir de fusil à pompe et remplace L'homme qui valait trois milliards au panthéon de l'homme-machine. Fiction ? De moins en moins ! Grâce à la science, la race humaine a un début de mainmise sur une obsolescence programmée, la sienne. C'est en tout cas la promesse des transhumanistes.

Comme leur nom l'indique, ils estiment que l'homme peut dépasser sa condition, n'étant pas obligé de la subir. Selon eux, la science actuelle permet non seulement de réparer un dommage, mais de modifier carrément l'évolution naturelle. En d'autres termes de faire de l'homme, diminué ou non, un homme plus fort qu'à l'origine : un homme augmenté.

Et les exemples de réalisation se multiplient. Ainsi, cet homme bionique exposé au Science Museum de Londres et réalisé avec des prothèses et des organes de synthèse. Ou encore ce scientifique britannique spécialiste de la cybernétique, Kevin Warwick, autoproclamé "premier cyborg de l'histoire de l'humanité", qui s'est implanté lui-même des puces électroniques pour pouvoir communiquer avec des ordinateurs et des machines en utilisant son système nerveux.

 

REGARDEZ Kevin Warwick, l'homme-cyborg (vidéo en anglais)

 

Récemment a été mis au point un tatouage électronique capteur de l'activité cardiaque et autres données médicales et qui permet un suivi médical à distance. Les prothèses et les yeux bioniques sont devenus tellement performants que ce serait dommage de les laisser aux seuls handicapés, semblent penser certains industriels. Un coeur artificiel pourrait à terme supprimer les greffons naturels. Une version complètement autonome, quoique temporaire, a déjà été transplantée avec succès.

Le CNRS prend donc la thématique au sérieux et a organisé un premier colloque en décembre sur le sujet. Car, au sein de la communauté scientifique, le débat fait rage sur les enjeux éthiques d'une telle transformation. Pour Hervé Chneiweiss, neurologue, directeur de recherche au CNRS et auteur de L'homme réparé (Plon), l'idéologie transhumaniste est "typique de la tendance au toujours plus" et son argumentaire "est vicié à la base".

Selon lui, les transhumanistes se comportent "comme si tous les ingrédients pour la recette étaient à notre disposition". L'histoire de la biologie devrait pourtant, à son avis, les inciter à plus de modestie. Et de rappeler qu'il y a une quinzaine d'années, l'avènement de l'ADN était porteur de nombreuses promesses que les scientifiques ont été contraints de revoir à la baisse : "Vu les progrès que l'on a faits depuis, on se rend compte que notre ignorance reste monstrueuse", explique le neurologue, pour qui l'on ferait mieux "de soigner les malades plutôt que de doper les bien-portants".

Pannes, piratages et mises à jour...

D'autant que l'hybridation de l'homme avec la machine, même partielle, conduit inexorablement à une dépendance mutuelle. "Prenez un pacemaker. Une personne ne vit pas si le pacemaker ne fonctionne pas", rappelle Édouard Kleinpeter, ingénieur de recherche à l'Institut des sciences de la communication au CNRS. Problème, l'homme augmenté par la machine risque de... tomber en panne !

Pire, un spécialiste de l'informatique qui a réussi à pirater un pacemaker à distance a désormais un droit de vie ou de mort sur l'individu. Et l'homme prétendument augmenté ne serait en fait qu'assujetti à l'industrie des biotechnologies. "Pour rester compétitifs, nous serons dépendants des mises à jour, donc, des fabricants de ces dispositifs...", souligne Édouard Kleinpeter.

L'association française transhumaniste Technoprog! en convient. Elle ne veut pas "aller dans tous les sens, sans aucune précaution", mais considère "ces possibilités sans tabou". "L'humain est le résultat d'une évolution longue de millions d'années", explique Marc Roux, son président. "Le premier bâton, le feu, le développement de l'agriculture et de l'élevage ont été des facteurs d'accélération du processus d'évolution qui n'a donc aucune raison de se terminer." La seule limite possible est par conséquent "celle que les humains voudront bien se donner".

Poser des limites, soit, mais où ? "Où commence la réparation et où s'arrête l'augmentation ?" s'interroge Édouard Kleinpeter. Les lames qui prolongent les jambes de Pistorius ont bel et bien fait de lui un des hommes les plus rapides du monde. Le transhumanisme "procède d'une conception fonctionnelle de l'être humain", déplore le chercheur, et fait "comme si l'homme n'était que la somme de ces capacités". En un mot, comme s'il n'était... qu'une machine.

 

Un article de Rodolphe Baron, publié par lepoint.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Rodolphe Baron

Source : www.lepoint.fr